lundi 7 novembre 2016

The Book of Ivy, tome 2 : The Revolution of Ivy

Auteure : Amy Engel
Edition : Lumen
Parution originale : 2015
Genre : Dystopie

   Résumé : Née pour trahir et faite pour tuer... sera-t-elle à la hauteur ?

J'ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L'homme que j'aime.
Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d'attendre que la faim et la soif et raison de moi. Ou bien qu'une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant... Mais je refuse d'abandonner. J'en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d'agir, enfin.
Bishop me l'avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà e la barrière, c'est encore pire. L'hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l'eau, des vivres, un abri. D'autres condamnés avec lesquels m'allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d'avant, me venger de ceux qui m'ont trahie... ou mener, purement et simplement, la révolution ?
Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.
    Je vous ai présenté plus tôt dans l'année le tome 1 de cette duologie The Book of Ivy, et je me suis rendue compte que j'avais oublié de publier mon avis sur ce tome 2, alors je m'en vais de ce pas vous l'écrire.

   Nous retrouvons donc Ivy au même moment qu'à la fin du tome 1 : elle est derrière la Barrière, seule, sans défenses, et sans moyens de se nourrir. Autant dire qu'elle est pas sortie de l'auberge.
   Ivy va vite se rendre compte après quelques péripéties que ceux que la population de Westfall ont jeté derrière la Barrière pour des raisons parfois justifiées, parfois non, ont réussi à se construire une véritable petite communauté, et nous allons découvrir le fonctionnement de cette petite société en même temps que Ivy.
   Je ne vais pas m'attarder plus sur l'histoire car je n'ai pas envie de vous révéler tous les coups de théâtre de ce tome, alors je vais directement passer à mon ressenti suite à ma lecture.
   Ce tome a confirmé mon amour pour le personnage de Bishop, qui est juste PARFAIT et que c'est parfaitement injuste qu'il n'existe pas dans la vie réelle parce que je peux vous dire que je lui proposerais direct d'aller boire un verre. On découvre d'autres facettes de sa personnalité qui ne sont pas déplaisantes, et très intéressantes. Ivy, en revanche, m'a beaucoup agacée à certains moments, alors que je l'aimais beaucoup dans le premier tome, c'est bien dommage ! Je n'ai pas toujours compris certaines de ses attitudes, et pour cela je trouve que ce tome 2 est légèrement en dessous du premier. Mais j'ai adoré les nouveaux personnages, ainsi que leur histoire.
   La plume de Amy Engel a toujours pour effet de donner envie de lire la suite sans s'arrêter. C'est le genre de livre page turner, conçu pour ne jamais couper le rythme et de façon à ce que le lecteur ne referme pas le livre à la fin d'un chapitre. Cela a pour effet de vous faire lire une petite brique de 300 page en à peine un après-midi, et sans voir le temps passer.

   Ce tome 2 est donc un très bon tome, malgré certains passages qui m'ont fait lever le sourcil, et le fait qu'il soit un peu en dessous du premier tome, mais c'est tout de même une bonne suite qui termine en beauté la duologie. J'ai particulièrement aimé les dernières pages d'ailleurs, ce n'est pas un total happy ending, ce qui est pour moi un bon point, surtout dans une dystopie.

dimanche 6 novembre 2016

La perle de Wyletown

Auteur : Kyrell Wyle
Edition : The Book Edition (aussi disponible jusqu'au 1er décembre sur Wattpad)
Parution : 2016
Genre : Romance

   Résumé : Joe Atlanters a un rêve. Depuis son enfance, Wyletown l’attire. Surnommée « La Belle Rouge » pour le manteau que ses lilas carmin dessinent dès le printemps, cette ville regorge de bien d’autres trésors.
Des perles par exemple, et toutes sortes de perles.
Mais c’est surtout un grand évènement qui rend la ville fascinante aux yeux de Joe. Il s’apprête à commencer et attise la curiosité et l’envie du monde. Un évènement qui va bouleverser la vie du jeune homme.
Wyletown, ville parfaite où il fait bon vivre. Wyletown, ville aux deux visages. Wyletown, ville peuplée de charmants personnages. Wyletown, ville où le plus grand festival de cinéma se fait écho au-delà des frontières.
Pourquoi tout le monde veut aller à Wyletown ?
Et si le rêve que Joe était sur le point de réaliser n’était pas celui qu’il croyait…

   Il y a quelques temps, l'auteur de ce livre m'a contactée sur Livraddict pour me proposer de participer à un projet. Celui-ci consistait à découvrir son premier roman en même temps que plusieurs autres blogueurs et ensuite d'en publier un article sur nos blog respectifs. J'ai évidemment accepté, avide de nouvelles lectures, et l'auteur m'a donc envoyé son livre pour que je le lise, et pour cela je voudrais le remercier chaudement de m'avoir permis de participer. Voici donc mon avis sur ma lecture ! Tu viens ?

   Une des qualités que l'on peut remarquer de cet auteur, c'est qu'il sait installer une atmosphère. J'avais clairement envie d'y aller, moi, au festival de Wyletown, et en cela, le roman est réussi car il repose essentiellement sur cette atmosphère. On se croirai au festival de Cannes, au début du XXè siècle, on est embarqué dès le début au milieu de toutes ces paillettes, ces robes, et cette frénésie autour de l'univers du cinéma. 
   De plus, je dois dire que la romance est assez bien amenée. Ce qui me repousse quand je lis des romances, c'est que les personnages sont directement jetés dans les bras l'un de l'autre, avant même qu'on ne connaissent vraiment les personnages nous-même. Comment voulez-vous qu'on trouve cela crédible, nous, lecteurs ? Moi, j'aime les histoires d'amour crédibles, vraies : ici, les personnages prennent bien leur temps, on apprend à les connaître avant qu'ils ne sautent le pas, ils sont attendrissants et tendres, et bien trop mignons pour mon petit cœur de sentimentale. Il prennent d'ailleurs tellement leur temps que moi-même j'avais envie de les prendre par le cou et de faire ceci : 

 Moi face à Line et Joe.
   
   J'ai eu un peu peur à un moment donné parce que j'ai vu la naissance d'un triangle amoureux, un des lieux communs de la littérature romantique qui m'insupportent et me font rouler des yeux au ciel, mais il se fait assez discret pour qu'on arrive à l'oublier tout de même.

   Là où je suis un peu plus mitigée, c'est à propos de l'écriture. Je l'ai trouvée assez poétique et jolie, avec parfois quelques traits de génie, et parfois je l'ai trouvée un peu lourde également. J'ai eu l'impression de me faire mener par la plume de l'auteur, d'être un peu trop guidée dans ma lecture, par certains moments, et c'est quelque chose que j'apprécie peu, c'est un peu dommage. Mais c'est un infime reproche qui n'a pas trop entaché mon plaisir de lecture.
   J'ai aussi noté quelques coquilles de langage et d'orthographe dans ma lecture, il faut faire attention à ça ! Je sais qu'au bout d'une cinquantaine de relecture de son œuvre on ne voit plus vraiment les fautes, mais c'est désagréable pour un lecteur de lire ces coquilles. 
   Enfin, ce qui m'a vraiment dérangée, c'est le changement constant de point de vue. Parfois il est interne à la première personne, d'autres fois interne à la troisième personne, c'est parfois le point de vue de Line, parfois celui de Joe, le lecteur se perd et passe son temps à se demander en début de chapitre qui narre l'histoire, et un lecteur qui se pose des questions de ce type sort de sa lecture, et c'est quand même bien dommage ! Le fait d'avoir les deux points de vue est intéressant, mais il faut garder la même focalisation durant tout le roman alors, et bien préciser au début de chaque nouveau chapitre qui parle, ce que je n'ai vu qu'en début et fin du roman.

   Malgré tous ces points un peu négatifs, je vous conseille absolument de prendre la route de Wyletown ! Ces petits reproches que j'ai fait ne doivent pas vous refroidir de lire le livre, car il ne s'agit que de mon avis personnel, et ces points négatifs que j'ai noté n'ont de toutes façons que peu terni le grand plaisir que j'ai eu à ma lecture ! Je me suis laissée transportée par l'histoire, on voit un festival de cinéma jusque dans ses coulisses, il est d'ailleurs évident que l'auteur a déjà assisté à plusieurs festivals du cinéma et qu'il est passionné par le septième art ! Ce roman m'a même donné envie d'assister à l'un de ces festivals, alors même que cela ne m'attirait pas, bien que le cinéma est une passion pour moi.  
   Allez donc à Wyletown ! Vous pouvez retrouver ce roman sur Wattpad jusqu'au 1er décembre en cliquant ici, ainsi que sur The Book Edition en cliquant là pour le retrouver en version papier ! Un concours est également organisé par l'auteur sur sa page Facebook La Perle de Wyletown pour gagner un exemplaire du roman en livre papier !

   Je vous laisse sur les chroniques des autres copines blogueuses qui ont lu le roman en lecture commune avec moi si vous voulez lire un avis autre que le mien, il suffit pour cela de cliquer sur le nom du blog : 

Guenièvre., du blog Les Lectures de Guenièvre
Bérengère, du blog Panda de bibliothèque
Charlène, du blog Ciné-Book Paradise
Gabrielle, du blog Gaby Raconte
Océane, du blog En tournant les pages
Clara, du blog Clara Dream Books 
Marion, du blog The Bloomsbury Muffin
Pauline, du blog Healing Words
Rim Enviedelecture, du blog Envie de lecture

samedi 5 novembre 2016

La Maîtresse de guerre

Auteur : Gabriel Katz
Edition : Pocket
Parution originale : 2014
Genre : Fantasy

   Résumé : Dans le même univers que celui du Puits des mémoires, Kaelyn, fille d’un maître d’armes, rêve de reprendre le flambeau paternel, tandis que les autres filles de son âge rêvent d’un beau mariage. Elle a le talent, l’instinct, la volonté. Elle ne demande qu’à apprendre. Mais cela ne suffit pas : c’est un monde dur, un monde d’hommes, où la place d’une femme est auprès de son mari, de ses enfants, de ses casseroles. Il va falloir lutter. Elle s’engage donc dans cette grande armée qui recrute partout des volontaires pour aller se battre au bout du monde. Des milliers de soldats partis « libérer » le lointain sultanat d’Azman, plaque tournante de l’esclavage, terre barbare où règnent les cannibales. Dans la violence de la guerre, elle veut acquérir seule ce que personne n’a voulu lui enseigner. Mais le grand sud, plongé dans le chaos de l’invasion, va bouleverser son destin bien au-delà de ses attentes…
   Oh la la, cette claque que j'ai prise à la lecture de ce roman ! Gabriel Katz confirme ce que je pensais quand j'ai fini sa duologie Aeternia, qui était déjà un coup de cœur monumental pour moi : Gabriel Katz est le maître en France dans le domaine de la fantasy, et il le prouvait déjà avec son roman La Maîtresse de guerre.

   Je dois d'abord faire une petite remarque sur la quatrième de couverture de ce roman, car c'est une des meilleures quatrième que j'ai lu de ma vie ! Elle dévoile à peine l'intrigue, on ne voit vraiment que le haut de la partie émergée de l'iceberg qu'est ce roman pour vous dire, et pourtant elle est suffisamment alléchante pour donner au lecteur l'envie de lire le livre. Je vais donc moi aussi, pour que vous puissiez découvrir le roman dans les mêmes conditions que moi, ne pas en dévoiler plus que ce résumé dans cette chronique, et passer directement à mon ressenti à propos de l’œuvre.
    J'aime beaucoup les romans de Gabriel Katz déjà grâce à sa plume. J'aime son style direct, qui va droit à l'essentiel, pas de blablas inutiles, et s'il peut en profiter pour trancher quelques têtes au passage, il ne va pas se priver. J'ai retrouvé ce style que j'aime tant dès les premières pages. Alors oui, si vous n'aimez pas trop les romans un peu (beaucoup) sanglants, je dois vous avertir que Gabriel Katz, c'est un peu le George R.R. Martin francophone en terme de style d'écriture, à base d'univers riches, bien structurés mais sanglants, c'est vous dire un peu le bonhomme que vous avez en face.
   Les personnages aussi sont incroyables. Je crois qu'il va falloir que je sorte un article sur les héroïnes badass partie 2, parce que j'ai découvert cette année plein de nouvelles héroïnes incroyablement fortes chacune à leur manière, et Kaelyn en ferait partie. Kaelyn est une jeune fille qui est plus passionnée par le combat que par l'apprentissage de la couture, qu'on se le dise, et à travers ce récit plus ou moins initiatique, elle va apprendre à se battre, contrôler ses émotions, diriger une armée, jusqu'à devenir la première maîtresse de guerre que ce monde ait connu. J'ai adoré son personnage, qui malgré sa force cache des failles intéressantes, et sa dernière scène à la fin du roman est tout simplement délicieuse, j'ai relu le dernier chapitre deux fois pour la savourer encore. Hadrian aussi est un personnage qui m'a intriguée, et j'ai aimé son duo avec Kaelyn. Il est imprévisible, capable de pousser ses élèves dans leurs retranchements et même à blesser intentionnellement pour donner des leçons de vie, il peut être désagréable et condescendant, mais son statut de maître de guerre veut qu'il enseigne l'art de la guerre de la façon la plus dure pour former au mieux son élève. Il reste énigmatique de bout en bout, ce qui est un bon point car il est difficile de le percer à jour.
   J'ai aussi eu l'impression avec ce roman, et l'optique de Aeternia en tête, que Gabriel Katz préparait, peut-être inconsciemment, en quelque sorte sa duologie à venir. Il y a certains éléments du récit de La Maîtresse de guerre qui n'ont que peu d'importance ici et qui deviennent capitaux dans Aeternia, comme la ville de Kyrénia, ainsi que la Grande Déesse et les clés de son culte. Cela m'a même fait me demander si La Maîtresse de guerre ne se plaçait pas dans la même situation spatiale que Aeternia, et je ne suis toujours pas sûre du contraire, il me faudrait la confirmation de l'auteur lui-même pour cela.

   J'ai adoré me faire surprendre par l'intrigue, ne pas savoir où on allait, avoir peur pour tous ces personnages auxquels on s'attache trop vite mais que l'on sait qu'on ne devrait pas s'attacher, car leur tête peut voler d'un instant à l'autre dans le roman. J'ai été surprise par l'intrigue jusqu'à la toute fin, et ça, c'est pas gagné avec tous les livres que je lis et que j'ai lu. La Maîtresse de guerre est un excellent roman, bien qu'on sente que Aeternia est plus récent, en termes de maturité d'écriture. J'ai hâte de lire un peu plus de Gabriel Katz par la suite, j'ai déjà la trilogie complète du Puits des Mémoires dans ma PAL, et je fais confiance à l'auteur pour me surprendre encore avec ces livres !

https://buffyslibrary.blogspot.fr/search/label/Coup%20de%20c%C5%93ur

lundi 31 octobre 2016

10 personnages surnaturels qui font frissonner | TOP 10 SPECIAL HALLOWEEN

   Salut toi !

   Aujourd'hui, c'est le jour où les morts sortent de leurs tombes, que les fantômes viennent hanter les vivants, et que les vampires poursuivent les jeunes filles en quête de sang ! Mais c'est surtout le jour où des enfants déguisés en citrouilles viennent toquer à toutes les portes pour "des bonbons ou un sort !". Bref, aujourd'hui, c'est Halloween, et pour l'occasion, je vous ai concocté un article de mon crû sur les personnages de romans qui m'ont fait peur, ou du moins, frissonner. Tu viens ?

Bellatrix Lestrange dans Harry Potter de J.K. Rowling

 


   Personne qui a lu Harry Potter n'a pu passer à côté de Bellatrix Lestrange, car elle ne laisse pas indifférent. Pour ma part, elle me fait peur pour plusieurs raisons : elle est complètement folle, et personnellement c'est quelque chose qui me met très mal à l'aise, car les fous sont des personnes instables et imprévisibles. L'avantage avec Voldemort, c'est qu'il est d'une méchanceté très prévisible, et on le hait plus qu'on a peur de lui. A mon avis en tous cas. Ensuite, elle a fait des actes absolument horribles, comme torturer les Londubat jusqu'à la folie ou tuer son propre cousin, Sirius, ou torturer Hermione aussi, parce qu'elle est née Moldue. Elle aime beaucoup la torture, Bellatrix, et ceux qui aiment la torture me font bien plus peur que ceux qui tuent de sang-froid.
 

Le Chevalier dans La Passe-Miroir de Christelle Dabos

 


Le Chevalier est un personnage assez particulier. C'est un enfant déjà, ce qui est très singulier, et le pire, c'est qu'il a l'air d'un ange. Au premier abord, on aurait donc plus envie de le prendre sur ses genoux et de jouer avec ses boucles de bambin, mais il ne faut pas se fier aux apparences. Mais tout le monde le craint dans cette saga. Parce que celui-ci a le pouvoir de créer des illusions extrêmement puissantes qui peuvent faire beaucoup de dégâts. En plus, comme c'est un enfant, il ne contrôle pas encore ses émotions, et comme il est très colérique et sujet à la jalousie, ceci combiné à ses pouvoirs surpuissants, il fait vraiment peur ce garçon.

Ramsay Bolton dans A Song of Ice and Fire de George R.R. Martin

 


    J'ai un peu triché ici, parce que Ramsay n'est pas un personnage surnaturel, mais le monde dans lequel il évolue est fantastique et il y a des choses surnaturelles qui s'y passent, ça marche non ? Ça marche. Ramsay Bolton est le fils bâtard de Roose Bolton, la famille à la bannière de l’Écorché, et on peut dire que les armoiries de sa maison sont à l'image du bonhomme. Ce qui me fait peur avec Ramsay, c'est justement qu'il soit monstrueusement humain, sans pouvoir magiques ni rien du tout. Il fait juste des choses atroces avec ses pouvoirs d'homme, avec ce qu'il y a de pire chez l'humain. En plus il est d'un sadisme rare, et s'il y a bien une catégorie de "méchants" qui me fait autant peur que les fous, ce sont les sadiques. Je préfère même pas vous donner d'exemples de ses horreurs, tellement ce personnage est un monstre à sa manière.
 

Mère Malkin dans L'Epouvanteur de Joseph Delaney

 


   Mère Malkin est une sorcière tout ce qu'il y a de plus normale. Elle est vieille, hideuse, méchante, a tel point que L'Epouvanteur a dû l'enfermer précautionneusement à l'écart de tous pour ne pas qu'elle sorte ni qu'elle blesse quelqu'un. Mais évidemment, Tom Ward qui est un garçon un peu naïf, va aider la famille de Malkin à ses dépends à sortir de sa prison. Et même à 20 ans, alors que L'Epouvanteur est un livre jeunesse, je peux vous dire que quand j'ai lu le premier tome la première fois cette année, j'ai eu très peur à cause de Malkin à plusieurs passages du roman.

Dorian dans Le Portrait de Dorian Gray de Oscar Wilde

 


   Dorian est un jeune homme qui ne veut pas vieillir, et va réussir à trouver une combine pour que ce soit son portrait qui vieillisse alors que lui même garderait sa beauté et son allure d'adolescent. Mais Dorian va s'enfoncer dans le péché, et alors que lui même ne change pas d'apparence, son portrait s'enlaidit au fur et à mesure que Dorian sombre dans le vice et vieillit. Ce n'est cependant pas le Portrait qui me fait le plus peur dans ce roman, qui est un personnage à part entière, mais bien Dorian, qui garde l'apparence du Dorian qu'il était avant d'arrêter de vieillir, mais dès lors que c'est le tableau qui vieillit, j'ai l'impression que Dorian a enfermé son âme dans le tableau, et il se retrouve dépourvu d'émotions et de sentiments humains, jusqu'à devenir un monstre, lui, et non le portrait laid qui continue de vieillir.

Dracula dans Dracula de Bram Stoker

 


   Dracula est un vampire, mais certainement pas un du genre de la famille Cullen dans Twilight. Non, le comte Dracula, lui, est plus insidieux. Il est rusé, et il cache sa véritable nature aux yeux des autres. Le pire avec ce personnage, et ce qui relance le mythe du vampire à l'époque où le roman paraît, c'est que le vampire est un personnage à craindre, mais également à plaindre. Dans les grandes lignes, il fait du mal autour de lui, mais ce n'est pas de sa faute, il n'a pas le choix, c'est dans sa nature. Il n'a pas choisi d'être un vampire, de devenir un non-mort et un réprouvé de Dieu. D'ailleurs, Mina Harker, la femme de Jonathan avec qui Dracula fait affaires, exhorte les autres à éprouver de la pitié pour le personnage, et non de la haine, ce qui n'empêche pas qu'il faut s'en méfier et le craindre, et s'en débarrasser.

Les sorcières dans Sacrées sorcières ! de Roald Dahl

 


   Ce livre, j'ai été le rechercher loin, très loin dans mes souvenirs. C'est un roman de jeunesse que j'ai lu à l'école primaire, comme beaucoup d'enfants avec les livres de Roald Dahl. J'ai l'impression d'ailleurs qu'on lit plus souvent Matilda, James et la Grosse Pêche, Charlie et la Chocolaterie, ou encore Le Bon Gros Géant, des livres que j'ai découvert toute seule par après, plutôt que Sacrées sorcières !. Je me souviens que j'avais adoré ce livre, mais que les sorcières m'avaient fait vraiment peur. Attendez, elles mangent les enfants et n'ont pas d'orteils ! J'avais peur qu'elles sentent mon odeur et viennent me chercher pour me faire rôtir et me manger. Mais bon, j'avais 8 ans aussi.

La chose dans Ça de Stephen King

 


   Je crois que c'est à cause de cette Chose, dans Ça de Stephen King, que j'ai développé une forme de coulrophobie (c'est la phobie des clowns). Ils me faisaient rire quand j'étais petite, ils me font hurler de terreur quand ils me proposent un ballon à présent. Je vois le mal dans leurs yeux insidieux sur les affiches qui poussent comme des champignons dans ma ville quand le cirque passe par là, leur sourire sournois glaçant mon sang. Bon, d'accord, j'exagère un peu, mais avouez, vous qui avez lu le livre ou vu le film, que ce clown, capable de se transformer en araignée géante qui ferait pâlir Aragog à ses heures perdues, est absolument terrifiant. Et pour les autres, je vous offre ce gif de la Chose dans le film, qui met incroyablement mal à l'aise pour que vous situiez un peu le personnage.

Gollum dans Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien

 


   Je dois bien avouer que Gollum me fait bien plus peur dans les films du Seigneur des Anneaux que dans les livres. Sans doute parce que dans le film on a vraiment la vision du personnage hideux et sournois qu'il est, près à tout pour récupérer l'Anneau Unique. Il me fait complètement flipper, et je suis sur le qui-vive à chaque fois qu'il apparaît à l'écran. Non ce n'est pas Sauron, ce ne sont pas les Nasgûls qui me font le plus peur dans cette saga, mais cette misérable créature qu'est Gollum. Je ne me l'explique pas vraiment.

Les Ts'liches dans La Quête d'Ewilan de Pierre Bottero 

 

    
   Gyyyyaaaahhhhh, laissez-moi réprimer un frisson de dégoût à l'évocation de ces bestioles. Voilà. C'est fait, je peux continuer. Comme j'ai eu peur pour Camille et Salim dans leur voyage en Gwendalavir à chaque fois qu'ils devaient affronter ces monstres ! Je ne saurai vraiment vous les décrire en fait, j'ai renié le fait qu'ils aient une forme quelconque pour éviter un malheur, du genre qu'ils puissent sortir du livre un jour particulier comme Halloween (oui, je suis folle, je l'avoue !). Mais ce sont des traqueurs redoutables, et il est très difficile de les combattre et de s'en défaire. De vraies petites saletés, en quelques sortes.  

   Et voilà ! C'est tout pour ce Top 10 spécial Halloween ! J'espère qu'il vous aura plu, que je vous aurais fait découvrir des livres (j'en doute, j'ai cité beaucoup de romans connus, mais bon) ou en tous cas, que je vous aurais donné envie de les lire, pourquoi pas pour le prochain Halloween histoire de frissonner encore plus !
   Je vous retrouve bientôt pour une chronique sur un livre que j'apprécie beaucoup, d'un auteur que vous avez déjà vu sur le blog ! Je n'en dis pas plus, je vous laisse voguer vers des lectures délicieuses, et à bientôt !

mercredi 26 octobre 2016

Le Chat Philosophe

Auteur : Kwong Kuen Shan
Edition : Pocket 
Parution originale : 2012

Genre : Poésie, œuvre illutrée

   Résumé : C'est en observant ses chats s'étirer, ronronner, sauter, marcher, dormir, bondir, manger, que Kwong Kuen Shan réalise ses aquarelles qu'elle associe à des proverbes, citations, poèmes asiatiques.

   Je me promenais à Mollat l'autre jour, quand je suis tombée sur l'étal des livres et romans asiatiques. Et je ne sais pas exactement pourquoi, mais les asiatiques aiment ENORMEMENT écrire à propos des chats d'après l'échantillon que j'ai pu voir sur cet étalage. Vous me connaissez depuis le temps j'imagine, je ne sais pas résister à une jolie couverture, surtout s'il y a un chat dessus, et j'ai donc pris Le Chat philosophe avec moi sans avoir AUCUNE IDÉE du contenu de ce livre. Et ce que j'ai découvert chez moi m'a enchantée.
   Si vous suivez mes Insta Stories, vous avez sans doute vu que j'y parlais de ce livre un peu plus tôt dans la semaine, et vous avez sans doute vu peu le contenu de ce livre particulier. Celui-ci se présente ainsi :
   - Sur la page de droite, il y a une illustration de l'aquarelle qu'à réalisée l'auteure (oui parce qu'en plus d'être une auteure, c'est une peintre de talent) qui représente toujours un chat plongé dans une action ou une observation, dans son environnement.
   - Sur la page de gauche, l'auteure a sélectionné des citations de livres, des proverbes, des poèmes, tous d'autres auteurs asiatiques. Ceux-ci ne sont pas choisis au hasard, ils ont tous un lien, plus ou moins subtil, avec l'aquarelle qu'ils accompagnent.

   J'ai été enchantée par ma lecture de l’œuvre. Cela me rappelle une œuvre que j'ai étudiée pour le bac en Terminale que j'avais absolument détestée : Les Mains Libres, de Paul Eluard et Man Ray. Sauf que pour le coup, Le Chat Philosophe est l’œuvre d'une seule personne, qui à mon avis, a beaucoup plus de talent dans ses domaines que les deux artistes susmentionnés (Et tac ! C'était ma petite vengeance personnelle pour l'enfer et l'ennui que vous m'avez fait subir au lycée les gars) (Ceci n'était pas un avis objectif. Est-ce que je le regrette ? Non. Est-ce que je le referais ? Oui.).
   Kwong Kuen Shan a un coup de pinceau extraordinaire, toutes ses aquarelles sont d'une finesse et d'une beauté très asiatiques, forcément, et la sélection de tous les proverbes et poèmes prouvent une grande culture littéraire de la part de l'auteure-peintre. Au moment où j'écris ces lignes, j'ai envie de rouvrir le lire pour parcourir de nouveau toutes ces images, pour les redécouvrir, car j'ai eu l'impression de ne pas avoir assez observé chaque dessin.
   Je vous recommande évidemment ce petit livre, qui se lit en une soirée tranquillement, et de vous émerveiller devant la beauté de ces dessins.

https://buffyslibrary.blogspot.fr/search/label/Coup%20de%20c%C5%93ur

samedi 22 octobre 2016

Charley Davidson, tome 4 : Quatrième tombe au fond

Auteur : Darynda Jones
Edition : Milady
Parution originale : 2012
Genre : Bit-lit

   Résumé : Être Faucheuse, c’est glauque. Et détective privée, dangereux. On peut dire que je cumule. C’est pour ça que j’ai décidé de prendre un peu de temps pour moi. Rien de tel que passer quelques commandes au télé-achat pour reprendre du poil de la bête.
Je ne comprends pas pourquoi Cookie en fait tout un plat ! Ce n’est pas comme si on manquait d’argent : Reyes Farrow, le très chaud fils de Satan, m’en doit plein. Cela dit, pour lui demander de régler sa dette, il faudrait que je sorte de chez moi… Mais avec un pyromane qui met le feu, littéralement, à Albuquerque, et cette femme qui a besoin de mes services parce qu’on cherche à l’assassiner, je préférerais rester en pyjama.
    J'avais bien aimé le tome précédent, mais c'est vrai que je trouvais que l'on avançait très peu dans l'intrigue principale, alors que j'aurais aimé en savoir davantage sur Charley au stade où j'en suis. J'avais l'impression que l'intrigue s'essoufflait, et pourtant, Darynda Jones a réussi à relancer sa saga avec ce tome 4 avec brio. Je ne me suis jamais ennuyée à la lecture de ce tome, l'intrigue est dense, il y a de l'action à chaque page, de l'humour qui marche tout aussi bien, c'est le combo parfait !
   J'avais peur de ne pas arriver à suivre au début, sachant que j'avais laissé cette saga en suspens un bon moment et que j'ai eu beaucoup de lectures entre temps, mais l'auteur nous remet dans le bain très vite en nous rappelant les faits de la fin du tome précédent dès le début.

   On pouvait s'y attendre, Charley se remet mal des évènements de la fin du tome 3. Elle a été torturée et pratiquement mise à mort par l'homme qui à fait vivre l'enfer à Reyes et sa sœur durant toute leur vie. Alors pour compenser, elle passe ses journées devant le télé-achat à défoncer ses cartes de crédit en achetant tout et n'importe quoi. Pour ma part, le télé-achat c'est le truc que je fuis à tout prix quand je me lève tôt le matin et que j'allume la télé. On le trouve sur presque toutes les chaînes, et c'est kitsch à souhait avec les mauvais doublages, les gens qui présentent les ustensiles qui surjouent de manière grotesque et les musiques dignes d'un téléfilm de l'après-midi sur M6. Je comprends très bien alors à quel point Charley était au plus mal si elle préfère rester scotchée en pyjama devant le télé-achat sans jamais sortir, alors qu'elle est tout le temps à vadrouiller partout dans Albuquerque d'habitude.
   Sauf que Charley va devoir se remettre au travail, parce que l'argent ça tombe pas tout cru dans la bouche rien qu'en claquant des doigts, elle accepte donc de prendre l'affaire de Harper, qui aimerait bien savoir qui lui envoie des menaces de mort depuis qu'elle est toute petite. Il faut aussi qu'elle remette la main sur le très chaud Reyes, parce qu'elle a deux mots à lui dire et qu'il lui doit un peu d'argent pour avoir "retrouvé" Earl, l'homme pour lequel il est allé en prison.
   J'ai beaucoup aimé ce tome parce qu'on en sait enfin un peu plus sur le rôle de Faucheuse de Charley. On apprend un peu d'où elle vient, qu'est-ce qu'elle fait sur Terre, quel est réellement son lien avec Reyes. D'ailleurs, on voit beaucoup plus Reyes dans ce tome, pour mon plus grand bonheur. En effet, je trouve que ce personnage, bien qu'il ait un charisme fou, est très effacé dans les autres tomes, et ici il est bien plus présent. L'affaire que prend Charley n'est pas au centre de l'intrigue, Charley met beaucoup de temps à la résoudre mais elle ne prenait pas toute la place. Par ailleurs, il y a plus d'intrigues que d'habitude, qui se croisent et se mêlent, et j'ai beaucoup aimé ça car j'avais l'impression qu'il n'y avait aucun répit, et j'adore ce genre de romans où il y a de l'action à chaque page. Tout est bien dosé dans ce tome, et équilibré.

   Je reproche quand même à ce tome de laisser peu de place aux personnages secondaires, on se concentre vraiment sur Charley et Reyes. Alors certes, il y en a quelques uns que ça m'arrange de voir moins, comme les collègues de Charley, mais j'aime vraiment Cookie, l'oncle Bob, et Rocket, et je suis un peu déçue de les avoir vus si peu dans ce volume. J'ai en revanche été surprise par le personnage d'Amber qui commence à prendre du relief et dont j'apprécie beaucoup la personnalité espiègle.

   J'attends de lire le tome 5 avec impatience, surtout avec le twist de fin (que j'ai certes vu venir depuis le début) qui risque de rajouter un peu de piment dans la vie de Charley !

"Les classiques, c'est ennuyeux" vraiment ?

   Salut toi !
    Je reviens avec un article de type discussion/conseils sur les livres, comme j'aime en faire de temps en temps, par exemple par ici, où je parle de la difficulté de lire des livres imposés, ou encore là, où je donne mes astuces pour lire moins cher, et partout.
   Aujourd'hui j'ai envie de faire le point sur les classiques. En France, nous vivons dans un élitisme assez pénible de la littérature, qui serait selon certains divisée en genres et sous-genres, tous plus ou moins dignes d'intérêt. Vous avez déjà connu ce regard méprisant ou moqueur de la personne qui te voit lire Lévy dans le tram ? Ou ce prof qui va comparer un auteur de classique lambda avec un auteur de ce qu'ils appellent la "littérature de plage" pour encenser l'un en rabaissant l'autre, ainsi que ses lecteurs ? Je ne pense pas que ce soit un rapport sain avec la littérature que de mépriser des lecteurs simplement parce qu'ils lisent un genre de livres qu'on n'aime pas. 
   Notre pays est donc élitiste avec la littérature, plus que n'importe quel autre pays. Là où dans d'autres pays on va ouvrir le champ de lecture des étudiants en proposant divers horizons et divers genres, en France, nous nous cantonnons aux "vieux classiques poussiéreux", que l'on nous présente rarement sous un jour attrayant. A un point que les classiques (et la lecture en général) demeurent une mauvaise expérience pour beaucoup de monde encore. 
   Pour ma part, je suis pour déconstruire tout cela, et pour ça, je vais te présenter dix classiques que j'ai adoré, et j'espère que je te donnerai envie de les lire à ton tour ! Tu viens ?

L'Etranger, Albert Camus


   L'Etranger, c'est le premier, et le seul pour l'instant, roman d'Albert Camus que j'ai lu. Alors oui, j'ai pas fait dans l'originalité ce coup-ci. La seule façon d'être moins originale aurait été de commencer avec La Peste, mais bon. 
   On va retrouver le personnage de Meursault, qui est notre personnage principal, à Alger, quand l'Algérie était encore française (la plupart, voire la totalité des romans de Camus ont une histoire qui se déroule en Algérie, lui-même étant né là-bas, et mort avant la décolonisation et la fin de la guerre d'Algérie). Il est notre narrateur, et le roman va employer son point de vue, interne. L'Etranger est divisé en deux parties : on découvre la personnalité de Meursault, sa naïveté, son manque d'épanchement en sentiments et en émotions, ainsi que sa vie dans la première partie, ses amours, amitiés, activités, jusqu'au drame qui est au centre de l'intrigue. Dans la deuxième partie, Meursault est arrêté, questionné, et mis en procès pour le crime qu'il a commis.  
   Je conseille ce roman aux lecteurs de classiques peu aguerris car c'est un auteur du XXè siècle, et qui a une écriture simple, voire simpliste dans ce roman, mais d'une puissance folle. Vous voulez une preuve ? La première phrase du roman : "Aujourd'hui, maman est morte.". Simple, rapide, mais qui emporte le lecteur dès les premiers mots. C'est parfait quand on n'est pas habitué à lire ce genre de roman.

Le Chat Murr, Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

 
   Là aussi, c'est un premier roman lu de l'auteur que je vous présente. C'est aussi un des rares romans allemands que j'ai lu, et j'ai adoré l'originalité de celui-ci. J'ai eu la chance de le découvrir pendant ma première année de fac, il faisait partie du programme d'un de mes cours.
   Le Chat Murr se présente comme l'autobiographie d'un chat poète qui a appris à écrire. Vous l'aurez compris, ce roman présente une bonne dose d'humour, ce qui est très original dans un classique à mon avis, et déconstruit l'image du classique ennuyeux que l'on peut avoir. 
   Rien que l'avant propos de l'éditeur annonce la couleur : il explique ainsi que le livre a été édité tel que l'auteur, le chat Murr, le lui a apporté, avec des pages de l'autobiographie de Johannes Kreisler coincées entre ses pages à lui, et que c'est pour ça que l'on retrouve des fragments lacunaires du livre de Kreisler dans celui de Murr. 
   Le livre est une parodie de ce genre littéraire qu'est le Bildungsroman, le roman d'apprentissage, un genre lancé par Goethe. Il est composé de deux parties : les chapitres de Murr, dans lesquels ce chat vaniteux va faire l'éloge de tous ses talents inexistants, et des passages de quelques pages de temps en temps qui racontent l'histoire de l'ami du maître de Murr, Kreisler, qui pour le coup est bourré de talent en musique et vit une histoire d'amour avec Julia. La lecture de ces passages est un peu difficile car c'est décousu, mais très sympa quand même. Ce livre est parfait si vous voulez vous pencher sur la littérature allemande.

Journal, Anne Frank


   Je ne peux pas vous parler de classiques sans vous parler d'un livre qui m'a complètement bouleversée. Pas forcément à cause de son histoire, mais à cause de son Histoire. Bien sûr, on ne peut pas rester indifférent face à un tel livre quand on connaît le contexte dans lequel il a été écrit, et de vivre chaque journée de Anne, jeune fille de 14 ans comme les autres, si ce n'est qu'elle a eu la malchance de naître dans une famille juive à une des pires époques pour ce peuple. Cachée pendant des mois dans cette annexe, elle va raconter ses journées, ses pensées, ses réflexions, elle va confier ses amours, ses colères, ses déceptions, ses peurs, dans les pages de son journal. J'ai une seule envie, un seul désir, à la lecture de ce livre, aller à Amsterdam découvrir la maison d'Anne Frank pour découvrir le lieu dans lequel elle a dû se cacher pour le simple fait de porter une étoile jaune.  C'est à mon avis, un livre que tout le monde, absolument TOUS, devrait lire, car nous avons un devoir de mémoire à faire, et qu'il est plus facile de mesurer l'horreur du passé quand on entend la voix des principaux concernés. 

Poésies, Arthur Rimbaud 


   Je ne suis pas une fan de poésie. Jamais. Je n'y suis pas sensible, je ne comprends pas, et pire encore, ça ne m'intéresse pas. Mais la première fois que j'ai lu un poème de Rimbaud, j'ai été subjuguée. D'habitude, j'ai toujours l'impression que la poésie ne parle que des jolies choses, des choses gaies : l'amour, la nature, la vie, avec de jolis mots qui vont bien ensemble. Mais Rimbaud, lui, il arrive avec son papier et son crayon, et va écrire de la poésie triste, laide et belle à la fois, avec des mots parfois beaux, parfois laids, qui à première vue ne vont pas ensemble mais, assemblés par Rimbaud, rendent beaux sur le papier. Je n'aime pas la poésie, mais je suis amoureuse de celle de Rimbaud. 

Histoires extraordinaires, Edgar Allan Poe

   J'ai décidé de vous présenter un recueil de nouvelles également, car quand on pense "classique", on voit déjà les pavés de 1000 pages de Victor Hugo et les grandes fresques littéraires de Zola et Balzac, mais il y a des classiques bien plus petits, et les nouvelles font parties des plus fins classiques. Je vous présente mon auteur de nouvelles préféré : Monsieur Edgar Allan Poe. Ce sont les premiers écrits policiers que j'ai lu, j'ai eu peur, je me suis posée des questions, et j'ai adoré.

Huis-clos, Jean-Paul Sartre


   Nouveau genre littéraire ici, la pièce de théâtre. Ouaip, j'aime faire dans la diversité. Huis-clos est une pièce de théâtre qui, comme son nom l'indique, se passe en huis-clos (bravo Gaëlle, t'es la reine des réflexions pertinentes). Cela veut dire que toute l'intrigue se passe dans une unique pièce, de laquelle aucun des personnages ne sort dès lors qu'il est entré, jusqu'à la fin de l’œuvre. On va suivre Inès, Estelle et Garcin, deux femmes et un homme, qui se retrouvent, pour d'obscures raisons, emmenés dans une même pièce. Là, ils vont apprendre à se connaître, se disputer, réfléchir, se haïr les uns les autres, et enfin angoisser à l'idée de rester coincés pour toujours les uns avec les autres dans cette unique pièce. Car comme le dit si bien Sartre, "l'Enfer, c'est les autres", et être condamné à ne plus jamais avoir d'espace personnel et seul avec soi-même, c'est la pire chose qui soit. 

Walden, ou la vie dans les bois, Henry David Thoreau


   Vous en avez encore très peu, voire pas du tout vu sur mon blog, mais j'aime énormément le nature writing, ou la littérature de voyage. Mon maître, en matière d'introduction à cette littérature, c'est Henry David Thoreau avec son fameux Walden. Thoreau a un gros ras-le-bol de la révolution industrielle et de la société de consommation en devenir, au XIXè siècle, qui ne lui plaît pas, et va décider de tourner le dos à la civilisation pour revenir à un mode de vie plus simple, dans une petite cahute dans les bois qu'il a construite de ses propres mains, au bord de l'étang Walden dans le Massachussetts. 
Walden est un hymne épicurien, c'est-à-dire des plaisirs simples de la vie, la nature, les animaux, les plantes, et qui m'a donné moi aussi envie de "vivre sans hâte, vivre intensément et sucer toute la moelle de la vie !" 

Mrs Dalloway, Virginia Woolf

  

   Comment parler de classiques sans mentionner la sublime et talentueuse Virginia Woolf ? J'ai lu beaucoup de ses romans déjà, mais mon préféré reste son Mrs Dalloway qui m'a subjuguée. Il s'agit du récit d'une journée dans la vie de Clarissa Dalloway, une Anglaise dans l'Angleterre d'après la Grande Guerre. En parallèle de l'histoire de Clarissa, on s'attarde sur Septimus Warren Smith, un ex-militaire souffrant d'hallucinations qui se défenestre et dont le médecin est invité à la réception que donne Mrs Dalloway ce soir-là. Ce personnage va influer sur les réflexions et les pensées de Clarissa ce soir-là quand elle apprend son sort funeste. 

La Belle et la Bête, Madame de Villeneuve


Je pourrais vous parler de la première version, celle de Madame Leprince de Beaumont, que j'ai étudié à la fac, mais je suis nostalgique de celle de Madame de Villeneuve que j'ai découvert quand j'étais encore enfant. C'est une très belle histoire avec une belle morale sur l'importance de ne pas se fier aux apparences et d'être tolérant face à une personne différente de nous. Je pense que La Belle et la Bête est un très joli classique très facile à aborder, que vous devriez adorer si vous avez vu l'adaptation qu'en a fait Disney.

Les Hauts de Hurlevent, Emily Brontë


    Et oui, plot twist : je ne vous ai pas présenté Orgueil et Préjugés. Le romantisme anglais est un de mes mouvements littéraires préférés, et Orgueil et Préjugés est mon préféré de cette période, mais vu que c'est le préféré de beaucoup de monde, j'ai décidé d'être originale pour une fois et d'en présenter un autre. Les Hauts de Hurlevent est le seul roman de Emily Brontë, sœur de Charlotte Brontë qui signe Jane Eyre. C'est un roman d'amour très dur, où deux des protagonistes, Catherine et Heathcliff, entretiennent une relation très compliquée. C'est à la lecture de ce roman que j'ai compris l'expression "Entre l'amour et la haine, il n'y a qu'un pas" car ces deux là s'aiment jusqu'à se haïr. C'est l'amour malsain, qui pousse l'un à faire du mal à l'autre et inversement. 
   C'est un roman dont l'intrigue s'étend sur plusieurs décennies, avec des histoires d'héritage, de mariage, d'amour, avec de nombreux personnages et surtout, il faut s'accrocher avec toutes les Catherine dans cette histoire, mais c'est un roman magnifique.

   Et voilà ! J'espère que ces suggestions de classiques vous inspireront ! J'ai essayé de m'éloigner le plus possible des classiques dont on nous rebat les oreilles depuis qu'on est tous petits à l'école, pour vous permettre d'aller vers d'autres classiques, vers d'autres horizons littéraires. Vous pourriez avoir envie de découvrir le reste des romans des auteurs que je vous ai cités, et j'en serais ravie si c'est le cas ! 
   En attendant, je vous souhaite de merveilleuses lectures, et à bientôt pour de nouveaux articles de discussion.

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