vendredi 12 août 2016

Harry Potter and the Cursed Child

Auteurs : JK Rowling, John Tiffany & Jack Thorne
Edition : Little Brown (UK)
Parution originale : 31 juillet 2016
Genre : Fantastique, théâtre

Résumé : THE EIGHTH STORY. NINETEEN YEARS LATER.

   Harry Potter résume, comme pour beaucoup d'autres personnes de ma génération, toute mon enfance et mon adolescence. J'ai grandi aux côtés de Harry, Ron et Hermione, j'ai marché dans les couloirs de Poudlard avec eux, mangé à leur table dans la Grande Salle, vécu dans la salle commune de Gryffondor avec eux, je me suis battue et ai eu peur à leurs côtés. Harry Potter, pour ceux qui comme moi ont grandi avec cette saga, c'est bien plus qu'une série de sept livres que nous avons aimé. Qu'on le veuille ou non, cette saga a participé à construire tout notre être, à faire ceux que nous sommes aujourd'hui. Chaque année, durant notre enfance/adolescence, un nouveau tome des aventures de Harry sortait, un nouveau film que l'on s'empressait d'aller voir au cinéma. Et notre amour pour cette saga unique persiste aujourd'hui, quand je vois l'engouement qu'il y a autour du film Fantastic Beasts qui va bientôt sortir et prend place dans l'univers de Harry Potter, ou autour de la pièce de théâtre nouvellement écrite, Harry Potter and The Cursed Child.
   Pourquoi une si longue intro pour faire une ode à mon amour pour Harry Potter ? Pour que vous puissiez prendre la mesure de ma déception à la lecture de cette pièce de théâtre, et que, malgré mon amour inconditionnel pour cette saga, je ne peux pas ne pas donner un avis objectif et impartial. Je précise que je n'ai lu que le texte, que je ne suis pas allée voir la pièce à Londres comme d'autres chanceux, car la représentation, pour le coup, doit être sublime, et que je juge donc cette pièce en tant que texte, et non avec la représentation qui va avec. 

   Il y a beaucoup de choses qui me dérangent dans cette pièce, mais je ne vais parler que des trois éléments les plus décevants à mon avis.
   Il y a d'abord le format. Le genre. La pièce de théâtre n'est pas un format adapté à un univers aussi riche que celui de Harry Potter. Ce que j'aimais, dans les premiers livres, c'était les descriptions, les récits, les ellipses, le temps qui s'étire, les aventures des personnages autres que leur quête principale, tout ce qui fait un roman. J'aimais voir mes personnages prendre vie sur le papier, et non juste servir une intrigue. Ce qui fait l'avantage mais aussi l'inconvénient de la pièce de théâtre, c'est que c'est un format qui va droit au but. Pas de digressions, on n'a pas le temps, le texte doit pouvoir tenir en deux ou trois heures de représentation. Dans cette pièce, nous n'avons qu'un très bref aperçu des décors par exemple, car ils sont présents dans les didascalies, or c'est ce que j'aime dans Harry Potter, les décors. Je pense d'ailleurs que l'auteur, qui n'est pas JK Rowling en l'occurrence*, a eu un peu de mal à se conformer au style de la pièce de théâtre, car certaines didascalies n'ont pas le style laconique qu'elles doivent avoir, elles sont parfois romancées quelque peu. Harry Potter a un univers bien trop grand pour tenir dans une pièce de théâtre et rester un monde attractif.
   Je voudrais également qu'on jette un œil sur les personnages. Personnellement, je n'ai pas retrouvé les personnages que je connaissais des livres d'avant, et je ne me suis pas attachée aux nouveaux. Le gros problème, c'est qu'on a suivi Harry, Ron, Hermione et Drago pendant des années, toutes leurs années d'école en fait, et sur ce laps de temps, nous les connaissions par cœur. Le problème qui est le nôtre, c'est que nous avons un blanc de dix-neuf ans dans l'existence de ces personnages. Nous ne savons pas ce qu'ils ont vécu, ce qu'ils ont fait, nous ne savons pas comment ils se sont construits mentalement depuis dix-neuf ans. Ce sont des adultes à présent, plus des ados, et un adulte pense différemment d'un ado. Je ne reconnais plus les personnages que je connaissais avant. Quant aux nouveaux personnages, ceux que l'on voit le plus sont Albus et Scorpius (là aussi, défaut de la pièce de théâtre, il faut un nombre limité de personnages pour monter sur scène) et ces deux là devraient être privés de desserts à vie pour les bêtises qu'ils ont fait tout le long de la pièce. J'avais envie de rentrer dans le livre et aller les secouer.
   *EDIT : J'ai eu l'occasion de m'en apercevoir en lisant la chronique de Milleetunelectures, c'est donc sûrement une autre des raisons qui font que les personnages sont difficilement reconnaissables.
   Le troisième élément qui me déçois, c'est l'intrigue. ON S'EN CONTREFICHE. Dans les grandes lignes, c'est : il reste un Retourneur de Temps intact, alors allons sauver de la mort un personnage secondaire qu'on a tous oublié depuis la fin du tome 5. Et tout ceci va créer un effet papillon sur le monde actuel. La vérité, c'est qu'on s'en fiche qu'il soit mort finalement, c'était triste sur le moment, mais demandez à n'importe qui quelle mort l'attriste le plus dans toute la saga, il ne dira jamais ce nom. Je trouve cela triste que la pièce de théâtre ai choisi le thème du retour dans le passé comme intrigue, parce qu'alors elle n'existe pas pour elle-même, mais pour faire plaisir aux fans de la saga pour qu'ils revoient tous les personnages qu'ils aimaient, au lieu de se construire une identité propre. Le retournement de situation (que l'on attendait tous je pense, je ne le cache pas) qui arrive au début du roman, quand Albus arrive à Poudlard, aurait pu constituer une très bonne intrigue. J'aurais voulu voir une année de Albus Potter et Scorpius Malefoy à Poudlard, essayant d'accepter qui ils sont et qui sont leurs parents, et redorant le blason de leur maison à Poudlard. Ça m'aurait beaucoup plus plu que ça.

   Cependant, Albus Dumbledore a dit un jour : "Happiness can be found even in the darkest of times if one remembers to turn on the light". Alors c'est ce que je vais faire. Je vais allumer la lumière. Voici ce que j'ai aimé dans la pièce de Harry Potter and The Cursed Child
   J'ai aimé le début. Qui reprend exactement à l'épilogue de Harry Potter et les Reliques de la Mort. Ce fut l'instant de nostalgie qui m'a fait frissonner, car je me suis vraiment sentie de nouveau embarquée dans ce monde que j'aime tant, à ce moment-là. 
   J'ai beaucoup aimé l'amitié entre Albus et Scorpius. Un Potter et un Malefoy, meilleurs amis, nous n'aurions jamais osé espérer cela dans les sept premiers tomes. Et c'est une très belle amitié, basée sur de l'amour, de la confiance, de l'entraide, une belle amitié non comprise par Harry au début, qui évidemment continue de prendre toutes les mauvaises décisions quand il réfléchit tout seul. 
   Quoi que j'en ai dit plus haut, j'ai aimé retrouver les personnages que j'ai aimé dans la saga. Rogue, Dumbledore, McGonagall, etc, j'adore ces personnages et j'ai été ravie de les revoir. Il y a également quelques retournements de situations, notamment au début, dans l'acte I, que j'ai beaucoup apprécié, j'ai aimé la prise de risques. Même si les auteurs ont fait beaucoup dans la facilité par la suite. 

   Voilà. C'était la dernière histoire de l'univers de Harry Potter, et je suis déçue. Faire cette pièce de théâtre, c'était un peu comme étirer le beurre sur une tartine trop grande encore et encore, alors qu'il y en a trop peu. Ce n'était pas une bonne idée. Pas comme ça. 
   Mais ne vous méprenez pas. Je n'ai pas aimé cette pièce, cela ne veut pas dire que je renie ma saga préférée de tous les temps. Pour moi, depuis toujours, et à jamais, Harry Potter rimera toujours avec un autre mot, si significatif pour nous tous : Always.


jeudi 11 août 2016

Le Cercle des Poètes Disparus

Auteur : Nancy H. Kleinbaum
Edition : Le Livre de Poche
Parution originale : 1990
Genre : Drame

Résumé : Il fut leur inspiration.
Il a transformé leur vie à jamais.
A Welton, un austère collège du Vermont, dans les années 60, la vie studieuse des pensionnaires est bouleversée par l'arrivée d'un nouveau professeur de lettres, M.
Keating.
Ce pédagogue peu orthodoxe va leur communiquer sa passion de la poésie, de la liberté, de l'anticonformisme, secouant la poussière des autorités parentales, académiques et sociales.
  "We don't read and write poetry because it's cute. We read and write poetry because we are members of the human race. And the human race is filled with passion. And medicine, law, business, engineering, these are noble pursuits and necessary to sustain life. But poetry, beauty, romance, love, these are what we stay alive for."

   J'ai longtemps cru que le film Dead Poets Society était une adaptation du livre du même nom. C'est quand il m'est venu l'idée de faire cette chronique sur ce livre que j'ai lu au collège, quand j'ai cherché les petites infos pour remplir la fiche de l’œuvre que je fais habituellement à chaque début de chronique, que j'ai vu sur la page Wiki de l'auteure, Nancy H. Kleinbaum, "Inspiré du film Le Cercle des poètes disparus". Bon. Et bien je m'endormirai moins bête ce soir alors.

   Donc, le livre Le Cercle des poètes disparus est une adaptation du film des années 90 Le Cercle des poètes disparus, avec notamment à l'affiche le héros de mon enfance, Robin Williams, dans le rôle du professeur Keating, et dans le rôle de Neil Parry celui qui jouait Wilson dans Dr House, Robert Sean Leonard. Le film est aussi extraordinaire que son nom est pompeux, et c'est un de ces livres qui m'ont confortée dans mon choix de me consacrer à la littérature et aux livres dans mon métier futur. En partie grâce à la citation que je vous a mis en début de chronique. Les livres sont remplis d'émotions, de sentiments, de passion, et c'est ce pourquoi nous vivons.
   Alors, Le Cercle, de quoi ça parle ? C'est l'histoire d'une école, une école de garçons, l'élite des étudiants d'Angleterre, dont les familles dépensent des sommes astronomiques pour qu'ils puissent venir y étudier et devenir des médecins et des avocats réputés. L'école a un sens des valeurs et des traditions très conservateur, et on n'en attend pas moins de ses professeurs. Puis vient le jour où Mr Keating, ancien étudiant dans cette école, vient enseigner la littérature anglaise. Et il va balayer toutes les traditions, il va libérer ces futurs médecins et avocats de tous leurs préjugés quant à l'utilité de la littérature, les amener à penser et réfléchir par eux-mêmes.

   Je me permets une petite digression sur le film car je lui trouve tout de même plus de force, surtout grâce à l'interprétation de Mr Keating par Robin Williams. Mais l'adaptation en livre est tout de même assez bien retranscrite. On ressent que ces garçons sont des adolescents, tiraillés entre leurs sentiments, leurs pulsions, leur goût pour l'aventure et pour braver les interdits, et leur devoir envers l'école, la bonne conduite et les valeurs qu'ils doivent incarner. Notamment à travers les personnages de Neil, jeune homme qui aime le théâtre, écrire, participer aux activités de son école mais dont le père veut l'éloigner de toute distraction qui le détournerait de son avenir d'avocat, et Knox, amoureux d'une jeune fille et à qui il arrive de faire le mur pour la voir.

   Le Cercle des poètes disparus, c'est également la découverte de la littérature, des belles phrases, des jolis vers, de la poésie, par de jeunes hommes qui ont toujours vécus leurs vies réglées comme du papier à musique. C'est l'appréciation des grands poètes de la littérature, de Keats à Byron, en passant par Shakespeare, et toujours, en débutant leurs séances par ce passage de Walden, par H.D. Thoreau : "Je m'en allai dans les bois parce que je voulais vivre sans hâte. Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de la vie ! Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, pour ne pas découvrir, à l'heure de ma mort, que je n'avais pas vécu." 

   Le Cercle des poètes disparus est vraiment une œuvre merveilleuse, aussi bien le film que le livre, et je vous conjure de venir avec moi, monter sur nos chaises, et crier avec ferveur un "Oh Captain, my Captain !" 

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mardi 2 août 2016

La vie est facile, ne t'inquiète pas

Auteur : Agnès Martin-Lugand
Edition : Pocket
Parution originale : 2015
Genre : Contemporain

Résumé : Depuis un an que Diane est rentrée d'Irlande, elle a tourné la page sur son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l'aide de Félix, elle s'est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire.

   La vie est facile ne t'inquiète pas raconte la suite de l'histoire de Diane, personnage principal de Les Gens heureux lisent et boivent du café, premier livre que j'ai chroniqué sur ce blog. C'est donc avec une certaine émotion que je retrouve ce petit café littéraire et sa propriétaire au cœur brisé par la vie.
   Cette chronique a pour sujet le tome 2 d'une duologie. Afin de ne pas vous gâcher la surprise si vous n'avez pas lu le premier tome, je vous conseille de le lire d'abord ou d'en voir ma chronique ici

   Le séjour de Diane en Irlande semble lui avoir fait beaucoup de bien, suite à sa perte tragique au début du tome 1. Elle est de nouveau capable de prendre sa vie en main, de gérer son café littéraire et même de sortir. Elle a réussi, à la fin du tome 1, à faire le deuil de son mari, d'une façon inattendue par ailleurs. En revanche, elle n'accepte toujours pas la mort de sa Clara, sa petite fille, celle qui faisait son bonheur. C'est pourquoi Félix, son meilleur ami, commence à essayer de caser Diane coûte que coûte. Et c'est là un des bémols de ce second tome : la création d'un triangle amoureux. JE DÉTESTE LES TRIANGLES AMOUREUX. C'est un motif de roman totalement réchauffé, et terriblement pas original. Parce que, vous vous doutez bien que les personnages rencontrés en Irlande, à commencer par Edward et sa famille, ne vont pas disparaître comme ça de la vie de Diane. Ils vont d'ailleurs revenir dans sa vie d'une manière un peu tirée par les cheveux. Mais je ne m'attarderai pas sur ce triangle amoureux, car le troisième personnage qui entre dans la danse est complètement insipide et inintéressant.
   Cela fait un an que Diane a quitté son petit village en bord de mer en Irlande, et beaucoup de choses ont changées là-bas, lorsque Diane y retourne. Je n'en dirai pas plus dans cette chronique car ce serait vous gâcher la surprise, mais c'est un élément de l'intrigue qui va prendre une très grosse importance dans l'histoire.
   Vous vous en douterez j'imagine si vous avez lu le tome 1, le problème de Diane va être de concilier sa vie en Irlande qu'elle n'est pas prête à lâcher, et sa vie à Paris qui ne lui suffit plus mais qui lui tient à cœur.
   Je ne m'étendrai pas plus dans cette chronique pour ne pas faire de spoilers. Je terminerai juste en disant que malgré quelques clichés qui font un peu grincer des dents, j'ai beaucoup apprécié ma lecture de ce tome 2. J'ai surtout adoré les passages où Diane retourne en Irlande, et heureusement ils sont plus nombreux que ceux où elle est à Paris, ce qui permet de moins voir les personnages qui sont, à mon avis, les moins intéressants. Les Gens heureux lisent et boivent du café et La vie est facile, ne t'inquiète pas sont de jolis petits romans qui vous feront passer par plein d'émotions différentes tout au long de votre lecture, et dont la fin est vraiment très touchante.

lundi 1 août 2016

Roméo et Juliette

Auteur : William Shakespeare
Edition : Le Livre de Poche
Parution originale : 1597
Genre : Théâtre, tragédie, drame shakespearien, classique

   Résumé : Deux anciennes Maisons d'égale dignité, Dans la belle Vérone où se tient notre scène, Font un nouvel éclat de leur antique hargne, Le sang civil salit les mains des citoyens. Or dans le sein fatal de ces deux ennemis, Deux amants prennent vie sous la mauvaise étoile ; Leur malheureux écroulement très pitoyable Enterre en leur tombeau la haine des parents. Les terribles moments de leur amour mortel, Et l'obstination des rages familiales, Que rien sinon la mort des deux enfants n'apaisera, Pendant deux heures nous le jouerons sur ce théâtre ; Et si vous nous prêtez une patiente oreille, Tout défaut, notre zèle le rachètera.
   C'est le tout premier classique que je vous présente sur le blog, et ce n'est pas pour rien que j'ai choisi Roméo et Juliette, car il s'agit de mon classique préféré. Oui, je suis une fille très originale.

   Pour ceux qui ont vécu dans une grotte elle-même située à l'intérieur d'un gouffre ces cinq derniers siècles, Roméo et Juliette raconte l'histoire de deux familles ennemies, les Montague (ou Montaigus, ça dépend des traductions) et les Capulets, qui se livrent à une guerre sans merci dans la belle Vérone, en Italie. Seulement, lors d'un bal masqué, Roméo Montague tombe amoureux de Juliette Capulet, et leur amour impossible va mener à l'une des plus tragiques et célèbres issues du théâtre au monde.

   Je me fais également un devoir de parler de cette pièce avec tout l'amour que je lui porte car Roméo et Juliette est une pièce tellement célèbre que beaucoup ne se donnent pas la peine de la lire : ils connaissent la fin, ils connaissent les personnages principaux et les scènes les plus célèbres.
   C'est dommage, parce qu'ils loupent tellement de choses : les personnages secondaires sont excellents : Mercutio par exemple, est un personnage très drôle et facétieux. C'est le personnage qui introduit la légèreté et le lyrisme dans la pièce, ce qui est bienvenu dans une telle atmosphère sanglante. On dit de cette pièce que c'est une tragédie, mais pas seulement ! Il y a quelques passages comiques, et des personnages qui ont le sens de l'humour. Alors certes, il faut le trouver, car Shakespeare est un fin joueur avec sa langue, inventant de nombreux termes et expressions tout au long de son œuvre. Je conseille d'ailleurs aux bilingues les plus confirmés d'entre vous de lire son œuvre en version originale, pour mieux saisir toute la beauté du langage shakespearien.
   Mais il est vrai que la portée tragique est ce que l'on remarque le plus. Beaucoup de scènes de batailles, sanglantes, sont présentes, avec beaucoup de morts. Des personnages morts des deux côtés, dans les deux familles, d'ailleurs, qui attristent beaucoup, car on apprend à apprécier les deux parties. Par ailleurs, certains membres de ces familles sont plus conciliants envers l'autre camp : Monsieur Capulet tient Roméo en très haute estime par exemple. Cela fait que le lecteur ne s'attache à aucun camp en particulier, et qui rend la situation d'autant plus inextricable : il s'inquiète pour tous les personnages.
   La plupart des gens ne connaissent que la partie émergée de l'iceberg Roméo et Juliette, et c'est tellement dommage tant cette pièce est riche, belle, et fait passer par toutes les émotions possibles et imaginables. C'est l'histoire d'un amour triste et impossible, qui scelle à jamais une paix entre deux familles pleines de haine de la façon la plus tragique qui soit.
    C'est triste, c'est beau et ça mérite d'être lu. Roméo et Juliette est mon coup de cœur ultime.

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samedi 30 juillet 2016

Moment de vie livresque : Livres de cours + livres d'occasion + Harry Potter #4

   Salut à tous !
   On se retrouve pour le rendez-vous mensuel que j'ai lancé il y a déjà quelques mois, le Moment de Vie Livresque, que l'on peut abréger en MVL.
   Comme chaque mois, je vais vous présenter les livres que j'ai acquis au cours du mois, les livres que j'ai lu, et enfin quelques choses diverses, comme les séries que j'ai regardé par exemple.
   Et en ce mois de juillet, je dois avouer que je n'ai pas été très raisonnable. Il y a beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP de livres, qui ont atterrit dans ma PAL, mais j'ai deux raisons à cela : ma fac a enfin updaté les programmes pour ma licence, et donc j'ai dû aller les acheter pour les lire avant que le semestre ne commence ; et je suis allée faire un tour à EasyCash en début de mois, et je suis donc repartie encore avec des livres. 
   En plus, j'ai fait une panne de lecture ce mois-ci, et mon taux de lecture fut donc minime : je n'ai lu qu'un seul livre. Et oui. 
   Bon, on commence ?

Book Haul

Je vais diviser ce Book Haul en trois catégories, parce qu'il est assez lourd et conséquent.

   I - Les livres d'occasion :



   J'ai fait de jolies petites affaires à EasyCash plus tôt dans le mois ; en effet, cela faisait longtemps que je voulais acquérir Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, et je suis une grande fan de la saga des Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire. Je n'ai jamais acheté cette dernière cependant, les ayant tous lus au CDI de mon collège, et je me retrouve bien bête maintenant que je les veux dans leurs éditions originales, puisque je les ai lus dans ces versions, et que celles-ci ne sont plus éditées. J'avais en ma possession le tome VI de la saga, Ascenseur pour la peur, et j'ai maintenant les trois premiers tomes. Manque plus que neuf. 

  J'ai donc acheté :
  • Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, de Dai Sije
  • Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, tome 1 : Tout commence mal, de Lemony Snicket
  • Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, tome 2, Le Laboratoire aux serpents, de Lemony Snicket
  • Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, tome 3, Ouragan sur le lac, de  Lemony Snicket 
    II - Les livres pour la fac :




    Bon, ceux-là ils sont dans ma PAL parce que, hé, bien obligée si je veux réussir mes études et avoir ma licence cette année. Donc, bah pas grand-chose à remarquer, si ce n'est que je ne connaissais qu'un seul titre : Manon Lescaut, bien que je ne sache pas de quoi ça parle. Sinon, quelle est cette obscure attirance qu'on les professeurs pour les éditions GF ? Sérieux, elles sont illisibles, tenez, si vous voulez rebuter quelqu'un à la lecture, présentez-lui un classique des éditions GF, il va adorer (non). Le texte est dense, c'est écrit petit, c'est atroce. Bref. 

   J'ai donc acheté :
  •  Igitur, Divagations, Un coup de dés, de Stéphane Mallarmé
  • Les Confessions, livres I à VI, de Jean-Jacques Rousseau
  • Henri d'Ofterdingen, de Novalis
  • Scènes de la vie d'un propre à rien, de Joseph von Eichendorff
  • Manon Lescaut, de l'abbé Prévost
  • Mémoires I, de Saint-Simon
   III - Les livres que c'était pas du tout raisonnable de les acheter après tout ça mais que j'ai acheté quand même parce que je fais ce que je veux d'abord :

   Oui, bon là par contre c'était parfaitement déraisonnable d'acheter les livres que je vais vous présenter maintenant, sachant que j'avais déjà acheté dix livres auparavant. Mais bon. Ça fait du bien d'être déraisonnable de temps en temps.


   Si vous me suivez sur Instagram, vous savez peut-être que je collectionne les éditions de Harry Potter. Bon, d'accord, il doit y avoir deux photos, mais bref. J'aimerais beaucoup avoir les éditions originales de Bloomsbury dans leur intégralité. J'ai déjà en ma possession les tomes 5 et 6, et voilà que j'ai trouvé complètement par hasard le tome 7 en plein milieu d'un rayon de l'Espace Culturel le plus proche de chez moi, le truc improbable quoi. 
   J'ai trouvé également le roman de William Lafleur, Point final. L'auteur de ce roman est plutôt connu sur Twitter sous le nom de Monsieur le Prof, et tweete avec cynisme et humour ses journées de professeur d'anglais. Ça fait un bout de temps que je cherche son roman en librairie. 

   J'ai donc acheté :
  • La Vérité à propos d'Alice, de Katherine Webb
  • Le Maître des Illusions, de Donna Tartt
  • Juste une ombre, de Karine Giebel
  • Harry Potter and the Deathly Hallows, de JK Rowling
  • La Rose et la Tour, de Fiona McIntosh
  • Point final, de William Lafleur

 Update Lecture

   Bon, finalement heureusement que je n'ai lu qu'un seul livre ce mois-ci, car cet article commence à se faire long. 


   Je vous ai fait la chronique récemment sur le blog (hier soir en fait) mais voilà. Le seul livre que j'ai lu dans le mois. Voilà. Donc actuellement je me sens telle une Cersei Lannister accomplissant sa marche de la honte avec une septa qui scande "Shame !" sans discontinuer en agitant sa petite cloche. Bon, j'exagère. Mais quand même.

   J'ai lu ce mois-ci :



 Comme d'habitude, vous pouvez accéder à la chronique des livres lus en cliquant sur le titre

Update Séries

 

   Ce mois-ci, j'ai repris et commencé deux longues séries. Ce sont de vieilles séries qui passaient dans mon enfance, j'en ai vu une à 9 ans, et je commence l'autre seulement maintenant. Je parle de Gilmore Girls et One Tree Hill. Je découvre donc One Tree Hill, ou Les Frères Scott en VF, que maintenant, et oui, je ne savais même pas de quoi parlait la série avant de la commencer début juillet, et j'avoue que j'accroche plutôt moyennement pour l'instant. Par contre, y a un truc génial dans cette série : la BO est parfaite. Je suis tombée amoureuse des musiques de One Tree Hill, déjà rien que pour celle du générique, mais alors même les autres sont super.
   En revanche, je revois avec le plus grand plaisir Gilmore Girls pour la troisième fois. C'est si génial de retrouver Lorelai et Rory, toute la sass de Michel, Sookie, Paris, tout le monde ! J'aime tellement la petite ville dans laquelle ils vivent tous, Stars Hollow, c'est le genre de petite ville tranquille où le seul gros problème qu'il puisse y avoir, c'est que Luke soit à court de café. Cette série est si feel-good, si fraîche, je la recommande à tout le monde ! J'ai même réussi à mettre ma mère à la série qui est en train de la dévorer en ce moment même.

   Ce mois-ci, j'ai donc vu :


  • One Tree Hill, saison 1, épisodes 1 à 8
  • Gilmore Girls, saison 1, épisodes 1 à 14   

   Eeeet, c'est tout pour ce Moment de Vie Livresque ! J'espère qu'il vous a plus. N'hésitez pas à me laisser vos propres achats et lectures du mois en commentaires sous l'article ! Je vous retrouve fin août pour le prochain MVL ! 

vendredi 29 juillet 2016

Jours sans faim

Auteur : Delphine de Vigan
Edition : J'ai lu
Parution : 7 janvier 2009
Genre : Contemporain

Résumé : Laure a 19 ans, elle est anorexique... Jours après jours, elle raconte, analyse, décrit... Trois mois d'examen de soi, d'une vie comme dans un aquarium, un livre sincère, sans rancune, sans apitoiement, juste la précision des mots et la vivacité de l'analyse.

"Faut bien du courage pour arrêter de manger, dit un soir une dame en robe de chambre matelassée.
Laure ne tente pas d'expliquer. Elle dit non madame, ça n'a rien à voir."

   Il y a tellement de choses à dire sur ce petit roman. 125 pages, c'est tout petit, mais c'est suffisant pour remettre en question tout notre petit monde.
   Car oui, je l'avoue, comme beaucoup de monde avant moi, j'ai regardé des documentaires morbides sur les jeunes filles qui ont des problèmes de poids, que ce soit d'anorexie ou d'autres choses d'ailleurs, des documentaires qui souvent blâmaient ces malades parce que, quand même "il faudrait arrêter ces enfantillages et la crise d'adolescence, et ça suffit ces bêtises". Bien sûr, en grandissant on mûrit, et je commence à m'intéresser à ce sujet. Quand j'ai vu que Jours sans faim avait été écrit par Delphine de Vigan, une auteure que j'adore, je me suis jetée dessus.

   Dans ce roman, on suit Laure, une jeune fille de 19 ans et anorexique. Au début de ce roman, elle se fait interner dans un hôpital car son état est bien trop critique pour la laisser continuer à se faire du mal. Nous la suivons alors partout : quand elle mange, se fait soigner, échange avec les patients, on la voit s'inquiéter de plus en plus de voir son corps se regonfler, reprendre des formes peu à peu. 
   Il y a un paradoxe qui se dégage de ce roman : le lecteur, ainsi que le personnage, ont un sentiment à la fois de vide et de remplissage : tout au long du roman les notions de nourriture, kilos, calories, gras, graisse, etc, sont omniprésentes, c'est quelque chose qui obsède le personnage de Laure : elle est terrifiée de voir son corps reprendre du gras, le centre hospitalier dans lequel Laure est internée est spécialisé dans les maladies liées au poids, comme l'obésité morbide ou l'anorexie. Elle est notamment fascinée par un monsieur obèse et une dame qui a pris beaucoup de poids car elle boit beaucoup trop d'eau (12 litres par jour).
  On ressent un sentiment de vide également car Laure se sent très seule dans sa maladie : incomprise par les autres, certains ne voient là qu'une façon de plus qu'on trouvé les ados pour qu'on porte leur attention sur eux au lieu de l'accorder aux "honnêtes gens", où alors ne considèrent pas l'anorexie comme une maladie. Le personnage de "la bleue", c'est une vieille dame en robe de chambre bleue, incarne bien le genre des personnes qui blâment ces malades d'anorexie ou d'obésité, qui n'ont pas d'empathie à leur égard : "Combien ? Vous les mangez tous ? Ah, ça, on ne dirait pas. Ça coûte très cher, aux hôpitaux, les gens comme vous.". Je ne cite jamais les livres que je chronique, mais exceptionnellement, je le fais ici. Pourquoi ? Parce que, à chaque fois que La Bleue se manifeste, c'est pour tenir des propos insultant envers les "gens comme Laure". Ce sont des propos que, j'en suis, sûre, chaque anorexique, et je pousserais peut-être jusqu'à dire "chaque adolescente", a entendu au moins une fois dans sa vie. Elle subit ce que l'on appelle du body shaming, c'est-à-dire quand des personnes viennent te faire remarquer que "tu devrais avoir honte parce que ton corps n'est pas normal", ici "Parce que tu refuses d'être normale, hein, par ta faute, tu coûtes cher aux hôpitaux pour qu'ils puissent soigner les fruits de ton inconscience" ou quelque chose dans ce goût-là . Et j'ai été touchée par les propos de La Bleue même si je ne suis pas anorexique, parce que je suis touchée par ce body shaming très souvent. Toi aussi, j'en suis sûre, toi qui me lit, et certainement d'autres personnes autour de nous. La Bleue est là pour dénoncer ce genre de personnes, et pour dire que "et si on arrêtait de se faire du mal les uns aux autres et qu'à la place, on s'entraidait, et on s'encourageait ?" Vous ne trouvez pas que le monde serait mieux ainsi ? 
   
   Jours sans faim est un roman plein d'espoir, mais aussi d'incertitudes. En effet, tout au long du roman, Laure ne cesse de progresser, elle mange tout ce que lui donne les médecins, joue le jeu de la pompe qu'on lui met dans le corps pour faire passer plus de nutriments en elle, elle ne triche jamais, bien que cela la terrifie de voir son corps redevenir viable, de reprendre des couleurs, de sentir son corps revenir à la vie. On comprends au fur et à mesure que l'on avance pourquoi Laure est aussi terrifiée, quelles sont ses motivations à se raccrocher à sa maladie par moment. Mais on ressent des incertitudes, des fêlures chez elles, le lecteur se demande si elle va craquer, quand, comment. Jusqu'à la dernière page, on se demande si Laure peut tenir le coup dans le monde extérieur, après trois mois d'internement et de surveillance d'elle-même, tellement sa situation ne tient qu'à un fil, tellement elle-même pourrait se briser de nouveau.

   Je m'arrête ici pour ne pas vous gâcher le plaisir de lire ce roman, mais si vous êtes intéressés par ce genre de sujet, mais sans vraiment se prendre la tête pour commencer, je vous conseille de lire Jours sans faim : d'abord, pour la taille du roman, il est véritablement minuscule, ensuite, parce que c'est Delphine de Vigan et que sa plume est divine. Et enfin, parce que le sujet est dur, mais est abordé ici avec une certaine douceur, qui peut aider ceux qui ne sont pas intéressés de base à ce sujet là, à entrer dedans. C'est le sujet de l'anorexie, mais vu sous le jour de la guérison, de l'espoir.

mercredi 20 juillet 2016

The 100, saison 2 | Chronique Série

Titre original : The 100
Créée par : Jason Rothenberg
Origine : Etats-Unis
Première diffusion : 22 octobre 2014
Sur : The CW (USA)
Vue en : VOSTFR
S'étend sur : 16 épisodes
Statut : Terminée depuis le 11 mars 2015
Avec : Eliza Taylor, Bob Morley, Paige Turco, Marie Avgeropoulos, Lindsey Morgan, Alycia Debnam-Carey Ricky Whittle, Richard Harmon, Isaiah Washington, Henry Ian Cusick, Devon Bostick, Christopher Larkin.

   Pitch : Il y a un siècle, un holocauste nucléaire décimait la population de la Terre en détruisant toute civilisation. Les seuls survivants sont ceux qui vivaient dans le complexe de douze stations spatiales, l'Arche, qui étaient déjà en orbite à l'époque. Trois générations plus tard, le gouvernement de l'Arche décide d'envoyer 100 prisonniers mineurs sur Terre pour déterminer si la planète est viable ou non. Ensemble, face à un monde dont ils ne savent rien, ils devront prendre des décisions difficiles au sujet de la vie, de la mort, de la survie de la race humaine. 
   On se retrouve aujourd'hui pour parler de la saison 2 de The 100, que j'ai découvert il y a très exactement un an maintenant, à la suite de la saison 1 que j'avais dévoré. Afin de vous éviter le désagrément que peuvent causer les spoilers, je vous conseillerais de voir la saison 1 ou de lire ma chronique sur le sujet avant celle-ci. 

   En ce début de saison, quatre intrigues vont se dérouler séparément, pour finir par se rejoindre progressivement.
   Nous reprenons donc l'histoire exactement au même moment auquel nous avions laissés nos personnages, en fin de saison dernière, en plein cliffangher. Après l'attaque des grounders au camp des délinquants, la plupart ont pu se réfugier dans la capsule avant de gazer les attaquants. Ces derniers ont été récupérés par d'autres étranges personnes qui les emmènent dans un lieu tout aussi étrange. Nous laissions alors Clarke à ce moment-là, découvrant le décor autour d'elle et s'apercevant qu'il s'agit du Mont Weather, la montagne que les sky people tentent d'atteindre depuis le début. 
   Au début de cette saison, on en apprend davantage sur ces étranges personnes qui ont kidnappé Clarke et les autres. Amis, ennemis, alliés, vous découvrirez tout cela dans cette saison. Clarke va notamment apprendre des choses qui vont faire naître de la méfiance en elle. Elle va devoir s'enfuir pour trouver à l'extérieur l'aide dont elle a besoin pour aider ses amis. 
   Parallèlement au moment où les sky people sont emmenés à Mont Weather, l'Arche a réussi à rejoindre la Terre et à ramener le reste du peuple de Clarke sur la planète. Tout le peuple, sauf le chancelier Jaha qui est resté sur la structure de l'Arche, dans l'espace, pour diriger mécaniquement le vaisseau vers la Terre. Il reste donc là-haut, condamné à mourir dans les étoiles, du moins c'est ce que nous croyons, vous vous doutez bien que ce n'est pas aussi simple que cela. 
   De leur côté, Raven et Murphy, blessés, sont retrouvés par l'Arche et soignés. Bellamy retrouve deux des délinquants, Monroe et Sterling, avec lesquels il sauve Finn qui a été capturé par des grounders. Ensemble, il recherchent le reste de leur peuple. 
   Enfin, Octavia et Lincoln, sont partis de leur côté. Ils cherchent un remède contre l'empoisonnement d'Octavia. Celle-ci aperçoit un monstre, qui va être un nouvel ennemi lors de cette saison.
    Cette saison porte en elle les thèmes de l'alliance et de la confiance. En effet, les deux peuples ennemis, les sky people et les grounders, qui se faisaient la guerre dans la saison 1, sont obligés de mettre en application l'adage "l'union fait la force" et de réunir leurs armes pour se battre ensemble contre un ennemi commun.


   Beaucoup de personnages évoluent fortement lors de cette saison. A commencer par Octavia et Bellamy Blake. Ces derniers changent du tout au tout en termes de traitement de personnages. Octavia, grâce à l'enseignement du combat qu'elle obtient dans cette saison, devient plus combative, mais aussi plus sombre. Son changement est marqué également par son apparence : elle prend la tenue et le maquillage grounder, qui marque le changement de son appartenance dans son cœur : elle se sent l'âme d'une grounder plus que celle d'une sky people.


    Sur le personnage de Bellamy est opéré un changement plus interne : il était un anti héros en début de saison 1 qui commençait doucement à changer, et il prend les qualités du héros dans cette saison. Le héros, dans la fiction, et surtout dans la fantasy, est le personnage qui accomplit de hauts faits, et est porteurs de valeurs telles que le courage, l'espoir et l'abnégation (= abandon du bénéfice personnel pour le bénéfice communautaire. Ex : les chevaliers devaient faire vœu d'abnégation pour servir ceux qui étaient dans le besoin). Dans cette saison, Bellamy incarne toutes les caractéristiques du héros citées ici. Il fait preuve de courage en se mettant dans des situations dangereuses pour sauver son peuple, il incarne celui dans lequel Clarke, et même tout son peuple, place tous ses espoirs en fin de saison, et il abandonne le bénéfice personnel (diriger son peuple pour permettre d'accomplir ses propres desseins) pour le bénéfice communautaire (tout mettre en œuvre pour sauver son peuple).


    Cette saison 2 est une très bonne saison, pour plusieurs choses : d'abord, elle renouvelle grandement la série : c'est un peu un chamboule-tout,  tout ce que nous pensions savoir de cette série est soudain renversé, et ce, tout au long de la saison : un nouvel ennemi apparaît, l'ancien ennemi devient finalement un allié, des trahisons en tous genres arrivent, et des personnages évoluent ou changent du tout au tout. Et pourtant, elle arrive à garder l'esprit de la saison 1, et c'est un bon point également. Quand une série change un peu trop d'une saison à l'autre, cela peut déranger le spectateur qui va se lasser de la série. Il faut se renouveler, mais garder un équilibre, sinon la série peut faire un effet "jumping the shark" (je vous renvoie à la page Wikipedia sur le sujet), et la série le fait très bien avec cette saison.
   De plus, la série a enfin un générique. Ça a l'air de rien, comme ça, mais personnellement, le générique est un de mes moments préférés d'un épisode de série. Pour moi, c'est une qualité de bonne série : si les showrunners ont pris le temps de bosser sur un générique de qualité, cela veut dire qu'ils sont suffisamment perfectionnistes pour que leur série elle-même soit de qualité. La preuve pour moi : mes séries préférées ont toutes un générique génial : Buffy, Gilmore Girls, Game of Thrones, Friends par exemple. Celui de The 100 est assez bien fait, d'ailleurs, j'aime beaucoup les plans hélicoptère sur les forêts et le ciel.
   Enfin, la fin de saison est dantesque. Personnellement, elle m'a prise aux tripes, m'a souvent laissée hors d'haleine, et elle finit sur un évènement, qui, avec du recul, était assez logique, mais qui, sur le coup, était très inattendu, ainsi que la nouvelle intrigue et menace pour la saison 3, qui nous laisse trépignants d'impatience pour regarder la saison 3.

   Vous l'aurez compris avec cet avis, mais cette saison 2 de The 100 me semble, à mon humble avis de personne pas du tout experte dans le domaine, parfaite à tous points de vue : acteurs, jeu des acteurs, scénario, intrigues, il a tout. Elle est excellente, c'est celle-ci qui m'a fait mettre la série dans ma catégorie "séries préférées". The 100 est une des meilleures séries de SF qui m'a été donné de voir.

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