dimanche 24 avril 2016

Book Fangirling Awards | TAG

Salut à tous !
   Aujourd'hui, j'ai été taguée par Axel, du blog A la page d'Axel, (vous pouvez retrouver sa propre participation au tag ici ) pour ce magnifique tag, décidément fait pour moi : le Book Fangirling Award ! Donc, déjà, je tiens à remercier Axel d'avoir pensé à moi.


   "Mais Gaëlle, t'es bien gentille, mais c'est quoi, le Book Fangirling Award Tag ?" Bah attendez que je vous explique ! Il s'agit d'un tag dans lequel on doit réaliser quatre petites choses :

- Répondre au tag par un article (ou une vidéo si vous êtes sur Booktube aussi et que vous préférez ce format) ;
- Répondre aux questions de la personne qui vous a tagué ;
- Taguer d'autres blogueurs, entre 5 à 10 et enfin
- Poser des questions à ces blogueurs sur le thème des livres, bien évidemment !


    Ne perdons pas plus de temps en blablas, et commençons !

1 - Si tu devais te retrouver ‘bloquée’ dans la peau d’un personnage de roman, lequel serait-il ?

   Hermione Granger. Ça me vient automatiquement à l'esprit. Je suis tombée dans la marmite Harry Potter quand j'étais petite, comme dirait l'autre, et Hermione est un de mes personnages préférés. On se ressemble beaucoup elle et moi : nous sommes toujours plongées dans un livre, et quand j'étais plus jeune, au collège, on me traitait d'intello, soit l'équivalent de "l'insupportable mademoiselle je-sais-tout", surnom d'Hermione. Sinon, pour un personnage totalement aux antipodes de moi, je dirais Charley de Charley Davidson, parce que ça doit être sacrément cool d'être une Faucheuse aussi sexy et badass.

 2 - Quel couple de personnage de roman t’a fait autant frisonner dans son écriture ou dans son adaptation visuelle (cinéma/série) ?

Cathy et Heathcliff dans Les Hauts de Hurlevent de Emily Brontë. Ce couple m'a fait trembler de la tête aux pieds. C'est l'amour, tellement puissant, tellement dévastateur, qu'il t'incite à faire du mal à l'autre, l'amour-haine à son paroxysme. J'ai adoré ce roman. Je n'ai par contre jamais vu d'adaptation du roman, donc je ne peux pas parler aux nom des personnages adaptés au cinéma.


3 - Quel est le livre que tu conseillerais à tout le monde ?

   Je vais quand même pas citer Harry Potter à chaque question, même si j'en ai très envie pour celle-ci. Mais du coup, je vais citer le roman qui m'a donné envie d'ouvrir mon blog : Les Gens heureux lisent et boivent du café de Agnès Martin-Lugand. C'est le roman qui m'a donné une envie irrépressible d'en parler, d'écrire dessus, et de partager mon avis. Du coup, voilà. Les Gens heureux.

4 -  Quel est le personnage de roman dont vous pourriez tomber amoureuse ?

   Je te déteste teeeellement, Axel, de me poser cette question ! Y a tellement de personnages de romans que je connais... Je les aime tellement tous... Mais l'amour de ma vie fictive, c'est tout de même Jamie Fraser dans Outlander, parce qu'il est PARFAIT. Mais en tous points. Et je sais bien que notre amour est impossible parce qu'il est déjà marié, mais mon dieu, ce personnage, c'est vraiment l'amour de ma vie. Il est ECOSSAIS. Je dois vraiment rajouter quelque chose ? Connaissant mon amour éternel sans divorce pour L'Ecosse, je ne peux pas résister à l'appel du whisky et du tartan.

5 -  Dans quel genre de roman aimerais-tu vivre ? (Historique/Fantasy/etc.)

Harry Potter ? Encore ? Oui, encore Harry Potter. J'adorerais être un membre de plus de la famille Weasley, vivre au Terrier, aller en cours à Poudlard, mettre une raclée à Malefoy au Quidditch, visiter Pré-au-Lard, etc... Ce monde me fait rêver depuis toujours, et si un jour j'avais l'occasion d'entrer dans un univers fictif, je ne pourrais pas faire autrement que demander d'aller vivre dans l'univers de Harry Potter.

Et voilà, j'ai répondu aux cinq questions qu'Axel m'avait posé !

Alors, puisque je suis une grande feignasse, que je connais presque personne sur la blogosphère et que j'ai envie que tout le monde puisse participer, je tague tout le monde. Tu as envie de faire ce tag, toi qui me lis ? Alors je te tague ! Et voici les questions auxquelles tu devras répondre :

1 - Quel(s) est/sont ton/tes classiques préférés ? 
2 - Quelle adaptation cinématographique de roman t'a-t-elle le plus déçu, et pourquoi ?
3 - Quelle est ton tome préféré dans ta saga préférée ?
4 - Quel auteur conseillerais-tu pour sa bibliographie ?
5 - Quel roman aimerais-tu voir adapté au cinéma ?
  Et question subsidiaire parce que je suis généreuse :
6 - Pour quel roman aimerais-tu avoir une fin différente afin d'en obtenir une suite ?

Voilà pour ce premier tag sur mon blog ! J'espère qu'il vous aura plu, n'hésitez pas à me le dire en commentaires, je me fais une joie de répondre à tous !
En attendant, je vous souhaite comme toujours d'excellentes lectures, et à bientôt pour un nouvel article !

samedi 16 avril 2016

Moment de vie livresque : l'écriture de mon roman #1

Salut à tous !

J'ai décidé de commencer cette nouvelle rubrique où je me confie un peu sur ma vie et mes projets livresques. J'espère que vous apprécierez.

   Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler de la reprise en main de mon roman. En effet, j'avais commencé en classe de Seconde, au lycée, à écrire un roman, qui devait résulter en une trilogie. Mais j'ai eu une panne d'écriture, et ensuite, je n'ai plus eu l'occasion d'écrire. Ce n'est plus le cas à présent, j'ai donc décidé de me remettre à écrire.
   Malheureusement, depuis 5 ans que j'avais arrêté d'écrire, j'ai mûri, et ce que j'avais écrit auparavant ne me plaisait plus. A part mon prologue, ainsi que le pitch de départ, que j'ai un peu modifié tout de même. J'ai donc effacé tout ce que j'avais écrit, à part mon prologue, pour tout reprendre de zéro.



   Mais je vous sens trépigner d'impatience, vous vous demandez sûrement de quoi parle mon roman. Je ne vais pas vous faire languir davantage.
   Le roman s'intitule Les Larmes d'Arcadaes, et c'est un roman de fantasy.
   L'histoire, avant de vraiment débuter, prend place il y a un millénaire, pendant la Grande Guerre qui opposa les cités d'Arcadaes et de Medoza. Il y avait alors un soldat dont le prénom nous est inconnu, qui était étonnamment agile et était le seul à avoir le pouvoir de dompter les dragons. A lui seul, il défit les troupes ennemies de la cité d'Arcadaes, mettant fin à la guerre. Le jeune homme était si puissant qu'à sa mort, son esprit subsista, et à chaque génération depuis, il choisit une Elue dans laquelle il se réincarne pour continuer à protéger sa cité.
   Nous revenons à l'époque actuelle. Nous suivons le personnage d'Alice, qui fête son 16è anniversaire le jour même. Elle apprend alors du même coup qu'elle a été choisie, elle, pour accueillir l'esprit de celui qui se fait appeler le Guide, et ainsi devenir le Premier Soldat d'Arcadaes. Mais il va s'avérer que la coopération entre les deux personnages ne sera pas aussi facile qu'Alice le pensait.

   Voilà pour le pitch de départ. Je compte donc écrire maintenant ma marche à suivre, ainsi que développer un peu la mythologie de mon roman et la personnalité et complexité de mes personnages, pour commencer, voire finir, d'écrire le premier tome pendant les vacances, après les partiels, entre mai et septembre.

   Voilà pour ce premier moment de vie livresque ! Je continuerai bien sûr à donner des nouvelles de mon roman, à chroniquer mes lectures, etc...

   Je vous souhaite, comme toujours, d'excellentes lectures, et à bientôt pour un prochain article !

Charley Davidson, tome 2 : Deuxième tombe sur la gauche

Auteur : Darynda Jones
Edition : Milady
Parution : 24 août 2012
Genre : Bit lit

Résumé : Moi c'est Charley, détective privé et faucheuse. "Compliquée" est mon deuxième prénom.  Entre deux enquêtes, j'essaie de retrouver Reyes : le chaud comme la braise fils de Satan et mon fantasme personnel. Il est passé de "dans le coma à l'hôpital" à "disparu sans laisser de traces" en un claquement de doigts. Si je ne le retrouve pas rapidement, il risque de mourir. Et c'est après moi qu'en ont les démons qui le torturent : je suis censée leur permettre d'accéder au ciel. S'ils y parviennent... disons juste que ça ne sera pas beau à voir. Mais il n'est pas question pour autant que je laisse Reyes se suicider pour me protéger. Il est têtu quand il s'y met, mais je suis pire !
   Ça me fait très plaisir de retrouver Charley et ses aventures rocambolesques. Je suis actuellement en retard dans mes chroniques pour cette série, puisque je suis plongée dans la lecture du troisième tome quand je ne suis pas en train de stresser ou de réviser pour mes partiels.

   Une fois de plus, on se retrouve dans la peau de Charley qui s'apprête à passer une très mauvaise semaine. La preuve ? Son amie Cookie la réveille à des heures indues pour l'emmener dans un café où une de ses amies, Mimi, a apparemment disparu. Voilà Charley de nouveau embarquée dans une enquête alors qu'elle se remet à peine de la dernière dans laquelle elle a failli mourir. De plus, elle s'inquiète pour Reyes, le fils de Satan qui a fini par regagner son corps et s'échapper de prison sans aucune difficulté. Le problème, c'est que lui et Charley ont des démons lancés à leurs trousses, ce qui fait que Reyes, tout seul dans la nature, est en danger. Entre enquêtes et recherches infructueuses de Reyes, la semaine de Charley est décidément bien chargée.

   J'aime toujours autant la plume pleine d'humour de Darynda Jones. Son monde est très bien construit, avec une bonne mythologie bien construite et des personnages (surtout féminins) forts, intelligents et complexes. Il y a toujours autant d'action, et on ne s'ennuie pas tout au long des 400 pages du roman.

   Nous retrouvons tous les personnages du tome précédent avec grand plaisir : Charley est toujours aussi drôle, têtue et pourtant adorable, Reyes est toujours aussi mystérieux. Celui-ci refuse également de coopérer avec Charley quand il vient la visiter en esprit, et refuse qu'elle retrouve son corps, qu'il veut de toutes façons détruire. C'est donc un combat acharné qu'ils se livrent tous deux dans ce tome, Charley refusant qu'il se suicide pour la protéger, et lui refusant qu'elle se mette en danger pour lui.
  J'adore toujours autant Cookie, elle me fait beaucoup penser à un mélange entre une Abby Sciuto déjantée et génie de l'informatique dans NCIS et Penelope Garcia dans Criminal Minds. Avec Charley elles forment un duo de choc pour élucider tous les mystères et résoudre les enquêtes.
   Ce qui est bien dans ce tome, également, c'est qu'on en apprend beaucoup plus sur la famille de Charley, notamment sur son père et sur Gemma, sa sœur. Et on est ravis du dénouement pour les deux sœurs, par ailleurs.
   Je ne vais pas m'éterniser dans cette chronique, car je sens le spoiler dangereusement poindre, je vous invite à lire ma précédente chronique sur le premier tome si vous voulez en savoir plus sur le déroulement de l'histoire, à lire et à continuer cette série, qui fait du bien, vraiment. 
  
    Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une prochaine chronique !

lundi 11 avril 2016

Outlander, tome 1 : Le chardon et le tartan

Auteur : Diana Gabaldon
Edition : J'ai lu
Parution : 1991
Ma note : 10/10

Résumé : Ancienne infirmière de l'armée britannique, Claire Beauchamp-Randall passe des vacances tranquilles en Ecosse où elle s'efforce d'oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front.
Au cours d'une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d'un menhir. Elle s'en approche et c'est alors que l'incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743.

   Cela fait longtemps que j'ai envie de chroniquer Outlander, c'est une de mes sagas préférées, que je range presque au niveau de Harry Potter dans mon cœur, c'est vous dire. Cependant, ce n'est pas pour rien que je me suis décidée à chroniquer le premier tome aujourd'hui : en effet, la saison 2 de la série vient de commencer, et on peut déjà regarder le premier épisode (qui est génial, soit dit en passant.). Je vous invite grandement à regarder la série et lire les romans, vous ne le regretterez pas.

   Outlander, quoi que c'est ? Outlander, c'est une saga littéraire... historico-romantico-politique ? Bref, c'est une histoire qui regroupe un peu ces trois genres, et qui le fait très bien.
   Claire Randall est une infirmière qui vit dans les années 40, et qui a été réquisitionnée pour soigner les soldats blessés sur le front de la Seconde Guerre Mondiale. A la fin des hostilités, elle prend des vacances avec Frank, son mari, historien et bientôt professeur à la fac, en Ecosse, sur les traces d'un ancêtre de celui-ci. Par un curieux concours de circonstances alliant une superstition païenne et un cercle de menhir, la jeune femme va se retrouver projetée 200 ans en arrière, au temps où les Red Coat et les Highlanders se faisaient la guerre. Ambiance tartan et whisky en perspective, puisque Claire est recueillie par des Highlanders, avec lesquels elle va devoir apprendre à vivre, en suivant des règles qui ont souvent fait crier la féministe qui est en moi, mais également en Claire, bien sûr.
   Pourquoi je dis que c'est une série historique, romantique et politique ? Et bien, d'abord parce qu'on apprend énormément de choses sur l'Ecosse, la cause Jacobite, etc, en 1743, et que Claire va donc se retrouver mêlée à des intrigues politiques et des complots. Et ensuite parce que Claire, pour des raisons qu'il vous appartient de découvrir, va se retrouver contrainte à épouser le jeune Jamie (a.k.a l'amour de ma vie), et ils vont devoir apprendre à vivre l'un avec l'autre.
  
   Les deux personnages principaux, Claire et Jamie, sont absolument géniaux. Ils sont adorables ensemble, ça se ressent qu'il s'aiment beaucoup tous les deux, presque dès le début. Ils sont tous les deux très têtus et bornés, ce qui peut faire des étincelles parfois quand leurs personnalités s'entrechoquent.
   Claire est un personnage très intéressant. Arrivée du futur dans un monde qui lui semble archaïque, elle ne se laisse pas faire, n'a pas peur de dire ce qu'elle pense quand tous les hommes préfèreraient qu'elle se taise, et elle jure beaucoup "pour une femme". Elle n'a cependant pas conscience du danger d'un tel monde pour une femme, où elles étaient encore moins bien considérée qu'actuellement. Elle va donner beaucoup de fil à retordre à Jamie, car elle va souvent se retrouver dans des positions délicates et qui semblent inextricables.
   Que dire de Jamie... à part que c'est un personnage parfait. Il est très intelligent, peu superstitieux par rapport à la moyenne des gens de l'époque, ce qui fait qu'il arrive à comprendre Claire qui vient d'un monde où la religion prend moins de place dans la vie des gens. Il est fort aussi, il sait se battre, mais il sait également être doux et tendre. Il a des idées plus avancées que ses comparses également, et il comprend qu'il ne peut pas se comporter avec Claire comme avec n'importe quelle autre femme de son temps, il a une grande capacité d'adaptation aux situations les plus rocambolesques, et d'accepter, si n'est que la femme est l'égale de l'homme, au moins qu'elle doit être considérée avec respect et courtoisie.

   La plume de Diana Gabaldon est très belle, on entre d'autant plus dans l'histoire qu'on a le point de vue interne de Claire, on voit toutes ses sensations, toutes ses pensées, ce qui permet de voir les différences radicales entre l'Ecosse de 1743 et celle de 1945, mais également les ressemblances au niveau des superstitions, notamment. Je salue le travail de recherche monumental qu'a dû effectuer l'auteur, au niveau des vêtements de la femme à l'époque avec des termes très techniques, l'uniforme du Highlander moyen pour tous les jours comme pour les grandes occasions, et surtout, pour l'ambiance qui est délicieuse ; se plonger au cœur des grandes étendues des Highlands, voir l'intérieur des châteaux, la vie de la société écossaise de l'époque, les décors magnifiques. C'est vraiment une belle petite pépite qui vous fera voyager dans des terres sauvages et magiques.

https://buffyslibrary.blogspot.fr/search/label/Coup%20de%20c%C5%93ur

mercredi 6 avril 2016

Aeternia, tome 1 : La Marche du Prophète

Auteur : Gabriel Katz
Editions : Scrineo
Parution : 22 janvier 2015
Ma note : 10/10

Résumé : Leth Marek, champion d'arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu'il connaît à peine. C'est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu'il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu'il croise la route d'un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l'ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. À Kyrenia, où l'on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s'entredévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang. Le plus violent des combats est celui que l'on mène contre ses propres croyances.
   Je prends une pause dans mes révisions de partiels pour écrire un avis sur Aeternia, cette duologie qui est exceptionnelle, et dont je m'apprête, là, bientôt, après les partiels, à attaquer la lecture de la suite et fin. 
   Je me suis intéressée à cette histoire au départ car c'est de la fantasy, et chez moi, la fantasy, c'est un peu une zone de confort et un centre d'intérêt. Et en plus, Gabriel Katz est français, et c'est rare que je tombe sur un auteur français qui fait dans ce genre de roman. 
   
   Aeternia, de quoi ça parle ? C'est l'histoire d'un champion d'arènes, Leth Marek, qui reste invaincu à ce jour, mais qui est las de taper sur des gugus toute la sainte journée, aussi, à la fin de son dernier tournoi, il décide de prendre sa retraite afin de s'occuper de ses fils et de prendre enfin un repos bien mérité. Cependant, ses plans vont vite être contrariés, et de la façon la plus affreuse qui soit, ce qui va le conduire à retarder cette tranquillité à laquelle il aspire. En effet, sur sa route, il va croiser deux cultes, avec à leur tête deux gourous (pardon, deux prophètes) qui s'entredéchirent pour que seul un des deux cultes domine, bien évidemment. Et Leth Marek va être entraîné dans cette histoire, il va de nouveau devoir déballer sa hache de champion. 

   Leth Marek est un personnage marqué par sa vie de guerrier , physiquement et mentalement. On est captivé par l'histoire de cet ours mal léché un peu bourru qui a l'air menaçant et dangereux de prime abord (et il l'est, si tant est qu'on le mette en colère) mais révèle un cœur tendre et une personnalité attachante quand on commence à le connaître. 
   J'ai adoré le personnage de Desmeon, c'est un personnage qui semble antipathique quand on le rencontre pour la première fois, mais il montre rapidement une nature joviale, et il s'est apparemment donné pour mission d'arracher un rire à Leth Marek tant il est enclin à lancer des blagues à la ronde. Desmeon, c'est le guerrier qui fait mine de ne pas s'intéresser aux gens autour de lui, mais en réalité c'est un homme consciencieux qui se préoccupe énormément de la sécurité de tout le monde. Et en plus, c'est un guerrier hors-pair, il est peut-être même meilleur guerrier que Leth Marek, ce qui n'est pas peu dire. 
   Quant à Varian, c'est un personnage qui me touche assez. C'est un jeune novice du culte de la Déesse, celui qui s'oppose au culte d'Ochin, qui est celui pour lequel Leth Marek s'est "engagé", et il est déterminé à gravir tous les échelons du Temple jusqu'au dernier. Mais il se rend très vite compte du panier à crabes dans lequel il s'est emprisonné tout seul, comme un grand. Il faut encore qu'il fasse ses preuves à mes yeux et fasse en sorte de se défaire de son culte dans la suite de la duologie. 

   Je dirais que l'ambiance est un peu semblable à celle de Game of Thrones : on est pris dans une guerre de religions, un "jeu de religions" dans lequel les cultes s'affrontent pour qu'un seul puisse s'asseoir sur le "trône". Elle est assez pesante, sanglante, des têtes volent, Gabriel Katz n'est pas avare en descriptions sordides, âmes sensibles s'abstenir (bon, j'exagère un peu quand même, ça se lit plutôt facilement, mais je préfère prévenir.)

   Avec des chapitres courts, Gabriel Katz ne part pas dans des explications de dix pages avant d'entrer dans le vif du sujet, on est toujours dans l'action. Cela permet également de ne pas se perdre dans l'histoire, notamment à cause des changements de points de vue fréquents. On pourrait en effet perdre le fil, mais du coup ce n'est pas le cas, grâce à cette brièveté des chapitres. En plus, si vous êtes comme moi et que vous ne pouvez pas poser un livre avant d'avoir fini un chapitre, vous n'êtes pas obligés de le finir vite parce que vous êtes pressés ou autre, parce que le chapitre est trop long. Le suspens monte en crescendo, on nous dévoile de plus en plus de choses sur ces cultes, jusqu'à l'apothéose finale, qui nous laisse bouche bée. Gabriel Katz est sadique de nous laisser avec une fin pareille, et on a hâte de lire le tome suivant. J'ai donc attribué le coup de cœur à ce roman, pour l'intrigue originale, pour les personnages très bien exploités, et pour cette fin de malade. 


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jeudi 31 mars 2016

La ronde des saisons, tome 2 : Parfum d'automne

Auteur : Lisa Kleypas
Éditions : J'ai lu pour elle 
Collection : Aventures et Passions
Parution : 2009
Ma note : 9/10

Résumé : " Les laissées-pour-compte ", c'est ainsi que se définissent non sans ironie Lillian et Daisy Bowman, car, malgré leurs millions de dollars, elles n'ont pas réussi à trouver un mari durant la saison londonienne. Invitées chez le comte de Westcliff, qui souhaite faire affaire avec leur père, les deux jeunes Américaines sont bien obligées de revoir cet aristocrate hautain qui les prend pour des gamines mal élevées. Lillian n'ignore pas que Marcus de Westcliff la déteste tout particulièrement pour son audace et son insolence. Pourquoi, dans ce cas, lui vole-t-il un baiser dès le premier soir ? Aurait-il perdu la tête ? Veut-il rire à ses dépens ? Quoi qu'il en soit, Lillian est bien décidée à ne pas se laisser intimider par cet insupportable Anglais et ses airs de supériorité...

   A l'approche des partiels, et du stress que ceux-ci exercent sur moi, j'ai décidé de me rabattre sur une lecture agréable et fraîche pour mes périodes de repos, entre deux séances de révisions. Et je n'ai pu résister à l'attraction du deuxième tome de La Ronde des saisons, que j'ai une nouvelle fois dévoré.
   Il n'y aura à priori aucun spoil dans cette chronique, mais je vous invite tout de même à aller lire ma chronique du tome 1 pour prendre connaissance de l'univers de cette petite série bien sympathique.

   Maintenant qu'Annabelle est mariée et heureuse en ménage avec son époux, c'est au tour de Lillian Bowman de partir à la chasse au mari. Et la tâche ne va pas être facile : elle va avoir le choix entre deux personnages plus ou moins appréciables : le comte Marcus Westcliff, un homme qui semble être froid, ennuyeux et autoritaire, et le Lord Sebastian de St Vincent, vicomte de son état, mais aux tendances infidèles peu désirables. Vous devinerez cependant très vite vers qui le cœur de Lillian penche, ce n'est pas le plus important dans ce récit, tout comme ça ne l'était pas non plus dans le premier tome. Le but de ces deux premiers tomes n'est pas de connaître l'identité du mari des deux jeunes filles, mais de savoir comment elles vont parvenir à se marier avec les deux hommes en question. A vrai dire, on pourrait même deviner l'identité du mari de Lillian dès le premier tome.
   
   Annabelle a beau être ma préférée des quatre "laissées pour compte", je me reconnais beaucoup plus dans le personnage de Lillian. Étant américaine, et donc ayant un mode de vie différent de celui adopté par la haute société d'Angleterre, elle porte le même regard sur l'aristocratie britannique du XIXè siècle que nous à notre époque : un regard un peu moqueur face à leurs manières guindées et un peu horrifié face à toutes les règles que les hommes et les femmes doivent observer et apprendre dans la haute société. Elle n'hésite d'ailleurs jamais à mettre les pieds dans le plat et à scrupuleusement transgresser chacune de ces règles, quitte à se faire considérer comme une gamine impolie de temps à autres, mais c'est ce qu'on adore chez elle. C'est une jeune fille pleine de vie, qui ne s'embarrasse pas de manières et n'hésite pas à salir ses robes juste pour le plaisir de jouer à des jeux de plein airs. 
   Une fois de plus dans ce tome, on se rend compte avec cette série que ce n'est pas une simple histoire de romance ; avec ses personnages féminins, Lisa Kleypas porte un regard neuf sur la société britannique du XIXe siècle avec un ton, à travers le regard de Lillian, un peu moqueur sur ses traditions, et n'hésite pas à tourner celles-ci en ridicule à travers le personnage de la comtesse de Westcliff, par exemple.

   J'avoue n'avoir que très peu apprécié le comte Westcliff dans le premier tome, alors qu'on ne fait que l'y apercevoir de temps en temps, mais, comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences. Ce personnage se révèle dans ce tome, on en apprend plus sur lui, et il se révèle une personnalité beaucoup plus complexe et attachante qu'il n'y paraît. Je disais dans ma dernière chronique que j'adorais le personnage de Simon Hunt, mais alors lui et Westcliff se battent pour la première place dans mon cœur, ils sont aussi attachants et intéressants l'un que l'autre. 

   J'apprécie toujours autant la plume de Lisa Kleypas, très facile à lire, on entre toujours aussi bien dans le roman, il n'y a que peu de longueurs, c'est tout ce que je demande pour ce genre de lectures. Le petit plus de ce tome, c'est que l'on rit beaucoup, puisque les deux protagonistes, qui ont tous deux un caractère fort, ne vont pas arrêter de se lancer des piques, et se retrouver dans des situations assez cocasses, les lecteurs de ce tome se souviendront d'une certaine scène dans la bibliothèque assez drôle.


    Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une prochaine chronique !

lundi 28 mars 2016

La douce empoisonneuse

Auteur : Arto Paasilinna
Editions : Folio
Parution : 1988
Ma note :  5/10

Résumé : Une maisonnette rouge flanquée d'un petit sauna en bois gris, non loin d'Helsinki. Linnea, la douce veuve du colonel Ravaska, mène une existence paisible à soigner ses violettes et son chat. Pourtant chaque mois, le jour où elle touche sa pension, un trio maudit, conduit par son neveu, s'invite sous son toit pour la détrousser. Lorsque ses visiteurs ne se contentent plus de sa maigre retraite et exigent un testament à leur avantage, c'en est trop. Elle est résolue à en finir. Comprenez: à se suicider. Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle une activité beaucoup plus passionnante que tricoter. Et les noirs desseins de Linnea, par une suite précipitée d'événements cocasses, se retournent en sa faveur, tandis que ses ennemis...
Génie du comique de situation, Paasilinna récidive avec une vieille dame tranquille candidate au suicide. "Arsenic et vieilles dentelles" trempé dans l'aquavit, les rocambolesques aventures de la colonelle sont l'occasion de revisiter l'univers à la fois brut, drôle et loufoque du grand écrivain finlandais.

   Premier Paasilinna, et premier roman finlandais que je lis, et pour le coup, ça a été une lecture plutôt agréable, bien que je sois un peu mitigée par rapport aux personnages, je dois bien l'avouer.
   Paasilinna est roi parmi les rois en ce qui concerne le comique de situation, et l'humour cynique et noir.
  
   On suit les aventures d'une petite mamie, veuve de colonel, qui vit paisiblement dans sa métairie, et qui passe ses journées à s'occuper de ses fleurs et de son chat. Mais très vite, on apprend que sa petite vie n'est pas aussi tranquille que les apparences laissent penser. Chaque mois, le jour où sa pension arrive dans sa boîte aux lettres, le terrible neveu de la vieille dame vient lui piquer sa rente (je suis désolée, il n'y aura aucun nom dans cette chronique, parce que les noms finlandais sont aussi imprononçables que difficiles à écrire). Sauf que la mamie en a marre, et elle se sent prête à tout arrêter, comprenez : se suicider. Il va s'ensuivre alors, à partir de ce moment où la vieille dame prend cette décision, une succession de situations toutes plus loufoques et invraisemblables les unes que les autres : en effet, la colonelle va se concocter un poison mortel qu'elle va transporter partout avec elle afin de se protéger de son neveu en permanence. L'histoire va ainsi se transformer en une grande partie de Kill Bill aux dépens de tous les protagonistes.

   Le problème de ce roman, c'est qu'on ne s'attache pas aux personnages. Le trio de criminels dont le neveu de la colonelle est le chef, est présenté directement comme un groupe antipathique, et présenté comme les ennemis de ce roman, et de la douce mamie. Mais d'un autre côté, on se rend compte que la vieille dame ne vit absolument pas dans le besoin, elle est quand même veuve de colonel, et qu'elle n'a visiblement pas tant que cela besoin de sa rente. Sachant qu'elle laisse vivre son neveu dans le besoin et la misère, on ne peut pas vraiment la prendre en pitié non plus. On a là des personnages loufoques, imbibés d'alcool (oh, tiens, ne serait-ce pas là un cliché dans ces pays du nord de l'Europe ?) qui se retrouvent dans des situations tellement cocasses et bizarres qu'il n'est pas possible de s'identifier à eux.

   La plume de Paasilinna est d'un cynisme délicieux, et je pense qu'il faut être sensible à l'humour noir pour l'apprécier pleinement, au moins dans ce roman, puisque c'est le seul que je connaisse de cet auteur pour l'instant. Il a tout de même un style particulier : il utilise en effet assez peu le discours direct, et privilégie les paroles rapportées indirectement. Cela peut rendre la lecture un peu lourde, car les dialogues dans un roman peuvent être l'occasion d'une pause de temps en temps. Une lecture à conseiller à un certain public, donc, averti et conscient du genre d'humour et de plume de l'auteur.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une prochaine chronique !

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