mercredi 29 juin 2016

Phobos : Origines

Auteur : Victor Dixen
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Parution : juin 2016
Genre : SF

Résumé : Ils incarnent l'avenir de l'Humanité.

Six garçons doivent être sélectionnés pour le programme Genesis, l'émission de speed-dating la plus folle de l'Histoire, destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars.
Les élus seront choisis parmi des millions de candidats pour leurs compétences, leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction.

Ils dissimulent un lourd passé.

Le courage suffit-il pour partir en aller simple vers un monde inconnu ?
La peur, la culpabilité ou la folie ne sont-elles pas plus puissantes encore ?
Le programme Genesis a-t-il dit toute la vérité aux spectateurs sur les " héros de l'espace " ?

Ils doivent faire le choix de leur vie, avant qu'il ne soit trop tard.
 Ce hors-série dans la saga écrite par Victor Dixen se focalise sur les six personnages masculins qui ont signé pour le programme Genesis et embarqué sur le Cupido avec les six filles que nous suivont depuis deux tomes maintenant. Le but ici est donc de découvrir ces garçons et leur passé, ainsi que toutes les étapes qu'ils ont franchies avant d'être sélectionnés par le programme Genesis. Il est donc divisé en six parties, une pour chacun de ces personnages.
   Car c'est vrai qu'à part Marcus et Mozart, dont on savait déjà quelques trucs, on ne sait pratiquement rien des quatre autres personnages. Et Victor Dixen sait apparemment ménager ses effets, car ce qu'on apprend sur Tao, Samson, Kenji et Alexei est incroyable. Sur Mozart et Marcus aussi, cela dit, mais puisqu'on connaît déjà une partie de leur histoire, c'est moins impressionnant. Vous qui me lisez et qui avez lu ce hors série avant le tome 2, si vous pouviez me dire comment cela vous a-t-il fait appréhender la lecture du tome 2, je suis curieuse. Je pense vraiment que ce hors série peut apporter une lecture différente du tome 2 selon si on l'a lu avant ou non.
   Le plus incroyable est ce que l'on apprend sur Kenji, car c'est le personnage le plus fermé et le plus mystérieux de tous. Et on comprend enfin la nature et les causes de son comportement spécial.
   Ce  livre permet de développer notre empathie envers les personnages masculins, qui sont à mon sens les moins développés dans l'histoire. J'aime encore plus, si c'est possible, le personnage de Marcus, et je commence à apprécier la plupart des autres personnages, notamment Samson et Mozart.
   J'ai beaucoup apprécié comment, au fur et à mesure que le récit de chaque personnage avance, les intrigues s'entremêlent, avec notamment la répétition de certaines scènes (ex : la scène du café) qui prennent un autre sens selon le garçon qu'elle concerne. Elles montrent à quel point tous fuient les fantômes de leur passé souvent effrayant et stérile, et que tous cherchent à cacher aux autres leur plus grand point commun.
   Ce hors série est aussi une distraction bienvenue dans l'attente du tome 3 qui commence à devenir insoutenable, suite à la fin incroyable du tome 2.
   Une bonne lecture donc, qui nous aide à patienter encore un peu jusqu'à la fin de l'année, et la sortie de la suite des aventures martiennes de nos héros préférés.  

dimanche 26 juin 2016

Phobos, tome 2 : Il est trop tard pour oublier

Auteur : Victor Dixen
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Parution : novembre 2015
Genre : SF

Résumé : ILS CROYAIENT MAITRISER LEUR DESTIN.

Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leurs vies d’avant, pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.

ELLE CROYAIT MAITRISER SES SENTIMENTS

Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.

MEME SI LES SOUVENIRS TOURNENT AU SUPPLICE,
IL EST TROP TARD POUR OUBLIER.
   Ça y est. On y est. La suite des aventures de nos douze pionniers de Mars. Victor Dixen nous avait planté au beau milieu de l'espace, à bord d'un vaisseau spatial en route vers la planète rouge, avec douze personnes à présent fortement perturbées par une nouvelle à propos du programme Genesis et d'une gravité considérable. Et le tome 2 nous reprend directement après les évènements de cette fin magistrale du premier tome.
   Cette chronique a pour objet la suite d'une saga. Afin de vous préserver la surprise, je vous préviens que vous risquez de trouver des spoilers du tome 1. Je vous conseille alors de lire ma chronique du tome 1 avant celle-ci, ou de vous procurer le tome 1. Bonne lecture à ceux qui continuent. 

   Après la révélation de ce qui attend véritablement Léonor et ses amis sur Mars, une décision s'impose : faire demi-tour vers la Terre et mourir de faim et de déshydratation dans le vaisseau, ou aller sur Mars et réparer les choses, au risque de mourir quand même. Bon, et puis vu que Victor Dixen ne voulait pas arrêter sa saga maintenant, il s'est dit que c'était plus drôle de les faire aller sur Mars. 
    Donc, nous foulons enfin le sol de la planète rouge, enfin, par papier et mots interposés, et voilà que doit débuter la vie en communauté sur Mars : une mini-ville sous une cloche de verre, des habitacles hermétiques, des ressources à partager, bref, tout comme sur Terre, mais sur une planète hostile à toutes formes de vie (et nos scientifiques riront de cette remarque s'ils découvrent une forme de vie sur Mars un jour) 
   Avec ce tome, on commence à en apprendre un peu plus sur les autres personnages, notamment sur Marcus, désormais le compagnon de Léonor, notre personnage principal. On en apprend un peu plus sur sa vie sur Terre, et ce tome nous livre quelques grosses révélations à son propos ; on retrouve ainsi cette particularité chez Victor Dixen : il a l'art de faire de grosses révélations d'entrée de jeu, de commencer avec de grosses actions, pour creuser toujours plus loin et plus profond dans l'intrigue et ses personnages. 
   Sur Terre, les alliances se font et se défont : deux personnages, que tout semble opposer, se rencontrent et font équipe, tandis qu'un autre groupe implose. Serena est insupportable, et fait montre de tout son machiavélisme. Les personnages d'Andrew et de Harmony, la fille de Serena, montrent toute leur importance dans ce tome-ci.

    J'apprécie toujours autant l'alternance des points de vue dans ce tome, et des sortes de chapitres courts que propose la saga qui rendent l'intrigue très dynamique, on ne s'ennuie jamais. Le lecteur est l'acteur du livre le plus omniscient, car il sait à la fois ce qu'il se passe sur Mars par l'intermédiaire de Léonor, mais aussi derrière la caméra grâce au point de vue externe de la chaîne Genesis, et celui, interne, de Serena, et connaît aussi le sort des alliés des pionniers martiens grâce à Andrew. 

   Et la fin de ce tome laisse de nouveau le lecteur sur le cul, si vous me passez l'expression. C'est incroyable à quel point, en une seule ligne, Victor Dixen est capable de faire imploser le cerveau de son lecteur, de remettre en question toutes nos convictions et nos certitudes en une poignée de mots. Il faut encore attendre jusqu'à la fin de l'année avant de lire la suite, et c'est trop long, bien trop long. Même Phobos : Origines n'a pas su me distraire suffisamment longtemps, puisque je l'ai dévoré en une soirée. Ça va être long. Et dur. Attendre. 

samedi 25 juin 2016

La Sélection, tome 3 : L'Elue

Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 2014
Genre : Dystopie, romance

Résumé : La Selection prend un ultime tournant. Quant à America, sa vie à changée pour de bon. Et elle est decidée à se battre. Pour Maxon. Mais d'autres concurentes se sont dangereusement rapprochées du prince. La seule solution: Riposter.
   Avec ce dernier tome, j'ai abandonné tout espoir de trouver une bonne dystopie dans cette trilogie, et je peux vous dire que ma lecture est tout de suite devenue plus agréable.
   Attention : Cette chronique a pour objet le dernier tome d'une trilogie. Afin de ne pas vous gâcher la surprise, je vous préviens que cette chronique comporte peut-être des spoilers. Vous pouvez d'abord lire mes chronique des tomes 1 et 2 en cliquant ici et . Pour ceux qui continuent, bonne lecture !

   J'ai beaucoup aimé la petite compétition qui se déroule entre America et Kriss, les deux seules finalement qui soient de réelles concurrentes dans la Sélection. America qui tente de se faire maîtresse de son destin, je dis oui ! Elle n'attend plus passivement que les choses se passent, elles se jette enfin dans la gueule du loup et riposte. Quelque chose a changé chez elle, elle n'est plus en proie au doute, elle a définitivement fait une croix sur Aspen et fait pleinement partie de l'Elite, ce qui clôt une intrigue, et pas la plus passionnante, donc nous sommes ravis !
   J'aime beaucoup le duo Maxon-America dans ce tome, là où dans le deuxième tome il n'y avait que peu de contacts entre eux, et presque aucune chaleur, ce qui m'avait assez déçue, entre autres choses. Ils sont totalement entichés l'un de l'autre, et ça se ressent, ça permet de souder le duo.
   Et évidemment, c'est dans le tome pour lequel j'ai fait une croix sur la dystopie, que la politique prend encore plus d'ampleur que dans les tomes précédents. La famille royale est de plus en plus touchée par les attentats contre le palais, et Maxon et America font une virée hors du château et contrent les ordres du roi, pour aller aider les Renégats. Mais comme d'habitude, cette intrigue-ci est bâclée pour faire une place plus grande à la romance, et au triangle amoureux entre Maxon et les deux Sélectionnées America et Kriss.
   J'ai été très surprise par un certain personnage que l'on a appris à détester tout au long des deux tomes précédents : Céleste. Elle se transforme complètement dans ce dernier tome, elle prend du relief, on se rend compte qu'elle n'est pas juste un stéréotype de garce, elle vaut beaucoup que ça. 

   La fin de cette trilogie est cependant assez décevante. Je m'attendais à ce qu'elle soit prévisible, évidemment, j'avais compris dès le départ qui serait la grande gagnante de la Sélection, ce n'est pas cela le problème. Je l'ai trouvée bâclée. La grande révélation faite à propos du père d'America ne sert finalement pas à grand chose pour l'intrigue. La grande bataille finale est très vite étouffée, certains personnages un peu embêtants pour les deux personnages principaux disparaissent d'une façon un peu trop pratique, et en quelques pages, tout est bouclé.
   Mais je me suis rendue compte de quelque chose. Ce que Kiera Cass nous propose comme étant une dystopie mêlée de conte de fée, n'est pas vraiment une dystopie. Dans une dystopie, des personnages opprimés se rendent compte de l'oppression et tentent d'y mettre un terme. Ici, les personnages sont, pour la plupart, des opprimés (America, Aspen, les Renégats...) qui évidemment se rendent compte de l'oppression, puisqu'ils en sont les victimes, mais au début de la trilogie, ils échappent à leur statut d'opprimés. America et Aspen passent de leur statut de Cinq et de Six pour devenir des Trois et des Deux. Donc, ils ne tentent pas d'y mettre fin, ils ont une autre mission dans cette histoire. Ce sont les autre finalement, les Renégats, qui se rebellent. Mais puisqu'on est du côté des oppresseurs, ces rebelles sont présentés comme les méchants de l'histoire.
   Et finalement, ce final que propose Kiera Cass, ce n'est pas vraiment un final. C'est le début de la fin pour l'oppression. Le prince Maxon, couronné roi, avec ses idées neuves, va commencer à y mettre un terme, après la fin de l'histoire.
   C'est un concept.
   Mais ce n'est pas celui que j'aurais voulu lire, malheureusement.
   Je suis globalement mitigée en ce qui concerne cette trilogie. Il y a de bonnes choses évidemment, mais je retiens également les côtés négatifs. Je ferai une chronique bilan de la trilogie dans quelques chroniques sur le blog, afin de clore ce triptyque une fois pour toutes.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une prochaine chronique !

lundi 20 juin 2016

Conseils utiles pour lecteurs fauchés



   Récemment, certains de mes amis m'ont dit "Gaëlle, ton blog me donne envie de lire plein de livres, mais c'est frustrant parce que je suis fauchée/j'ai pas le temps en ce moment".
   Alors j'ai réfléchi, et il se trouve que je connais plein de façons de lire sans dépenser ses sous, ou alors en n'en dépensant que très peu. Et il y a également plein de façons de lire en emportant son livre partout, même s'il est très encombrant ! Du coup, je me suis dit que j'allais en faire un article, qui pourrait vous être utile.
   Dans cet article un peu original sur le blog, je vous posterai quelques unes de mes petites astuces pour pouvoir lire beaucoup, et pour pouvoir lire pas cher ! C'est parti !

   1) La bibliothèque 

   Je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que les gens en général pensent à aller à la bibliothèque uniquement pour faire des recherches documentaires pour les cours ou le travail. Alors qu'il y a plein de romans là-bas, et d'albums, et de BD, et beaucoup d'autres livres trop cool. Et pour un abonnement d'une somme très modique, on peut emprunter quelques livres par mois, ou alors lire gratuitement sur place ! Alors si ne pouvez pas acheter vos livres en ce moment, la bibliothèque est une bonne solution !

   2) Emmaüs

    Emmaüs n'est pas cet endroit un peu poussiéreux où l'on entasse des couvertures, des chaussettes et des vestes trouées. Enfin, si, un peu parfois, mais pas que. Il y a plein d'autres choses, et notamment des livres. Des tas et des tas de livres entassés sur des étagères, qui n'attendent que toi pour être lus. On peut même faire des découvertes géniales pour de très petits prix, rarement plus de 5€. Là où en librairies, un livre de petite taille peut coûter au minimum 7€. Pas mal, hein ? Le seul inconvénient, c'est que vous pouvez parfois trouver des livres en mauvais état, forcément, ce sont des livres qui ont déjà vécu, mais c'est le seul que je vois.

   3) Les librairies d'occasion

   C'est un peu la même chose qu'Emmaüs, en librairies d'occasion on peut trouver des livres qui d'ordinaire coûtent une blinde alors qu'on les trouve là-bas à de très petits prix. En plus, vous pouvez même y revendre vos propres livres pour vous faire un peu d'argent de poche. Cela permet de donner une nouvelle vie à des livres oubliés de vos bibliothèques, et de découvrir des livres qui ont déjà vécu. J'adore ce genre de livres, et surtout, y retrouver de petites annotations d'anciens lecteurs, des dédicaces, peut-être même un marque-page ou une carte postale. Ça fait un peu concierge ou Amélie Poulain, c'est comme vous voulez, mais j'adore. Le seul inconvénient est le même que pour Emmaüs, les livres peuvent être en mauvais état, mais c'est le seul.

   4) La liseuse

   C'est là que les lecteurs de livres papier vont hurler. Vous inquiétez pas, moi aussi je préfère le livre papier. Mais il faut reconnaître que la liseuse électronique a de nombreux avantages. Elle permet de lire à petits prix, mais surtout, avec la liseuse, chaque livre a la même taille. Vous pouvez lire un gros livre ou un petit, un grand format ou un poche, il aura la taille de votre liseuse. Donc, vous pouvez l'emporter partout. Le seul souci, c'est que la liseuse en elle-même coûte une blinde, mais si vous pouvez vous la faire offrir, c'est un bon moyen de lire pas cher, et de lire partout.

   5) Le livre audio

   Là, j'avoue que c'est surtout une solution qui se classe dans la catégorie "lire partout" plutôt que "lire pas cher", parce qu'un livre audio coûte souvent autant qu'un CD. Forcément, puisque c'est sous un format CD. Donc, son inconvénient est son prix. En fait, il peut être un avantage sur le prix lorsque le livre papier est plus cher que le livre audio. Mais le livre audio a l'avantage de pouvoir être emmené partout. Vous pouvez l'écouter chez vous pendant que vous faites des choses qui ne nécessitent pas une grande activité intellectuelle, comme le ménage, la cuisine ou des travaux créatifs, ou alors en voiture. Il y a même des sites, comme Audible qui a aussi une application, qui permettent d'installer des livres audio directement sur son portable/sa tablette/son ordi, et permettent donc de les écouter partout. C'est une autre façon de lire, mais c'est plutôt sympa. Je m'en sers beaucoup pour les cours, ça me permet de lire mes livres imposés à temps.

   6) Les librairies en ligne

   Récemment, j'ai découvert un super site, Glose, qui est en fait une librairie en ligne, par l'intermédiaire de la chaîne Youtube de Margaud Liseuse, qui est une des libraires qui travaillent chez Glose. Le principe est simple : vous pouvez rechercher des livres dans la barre de recherches, et en lire le début, environ 10%, pour vous faire une idée et décider de l'acheter ou non. Cela vous permet de ne pas faire de mauvaise surprises, et de vous rendre compte que vous avez acheté un livre que vous n'aimez pas, et donc perdu vos sous. En plus, le site possède une application, ce qui vous permet de lire vos livres directement sur votre portable. Mais Margaud sera je pense plus habilitée à vous en parler que moi, dans sa vidéo sur le sujet. 

   7) Les vide grenier ou brocantes 

   J'adore les vides greniers. Au début du printemps, les affiches fleurissent pour annoncer chaque dimanche un nouveau vide grenier. Souvent, les gens qui y vendent des livres ne connaissent même pas leur vraie valeur, tout ce qu'ils veulent, c'est s'en débarrasser d'une manière ou d'une autre. Il suffit de leur dire que vous adorez lire, de mettre le paquet, et ils finissent par vous vendre le carton entier de livre pour la modique somme de 1€. Enfin, pas toujours pour ce prix là, mais pour très peu. Une fois, un brocanteur m'a vendu toute une collection de beaux romans classiques pour à peine 15€ les 20 tomes, alors que chaque tome de cette collection doit coûter 30€ en commerce. Vous pouvez faire de réelles bonnes affaires de cette façon. 

Cette collection-là. La bleue. En vide grenier. Pour pas cher.


Voilà ! C'est tout pour cet article ! J'espère qu'il vous a plu. Cette liste n'est pas exhaustive, et je ne connais pas toutes les solutions, bien sûr, alors n'hésitez pas à donner les vôtres en commentaires, et à me faire part d'idées d'articles de ce genre que vous voudriez voir sur le blog ! 

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt pour un prochain article !

dimanche 19 juin 2016

La Sélection, tome 2 : L'Elite

Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 2013
Genre : Dystopie, romance

Résumé : La Sélection de 35 candidates s'est réduite comme peau de chagrin, et désormais l'Élite restante n'est plus composée que de 6 prétendantes. L'enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu'elles sont les mieux à même de monter sur le trône d'Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d'enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales... Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie...
Attention : Cette chronique a pour objet le deuxième tome d'une trilogie. Afin que vous n’ayez pas de mauvaises surprises, je vous préviens de la présence d'éventuels spoilers. Vous pouvez d'abord lire ma chronique du tome 1 en cliquant ici, sinon, bonne lecture à ceux qui continuent !

   Ce deuxième tome est une déception pour moi.
   Sur le plan de la dystopie, je regrette qu'elle ne soit pas plus exploitée que dans le tome 1. Certes, on commence à les entrevoir, ces rebelles, les Renégats, mais l'intrigue est définitivement centrée sur la romance, avec, notamment, l'apparition, non pas d'un, mais de deux... triangles amoureux. Je n'en peux plus des triangles amoureux, depuis la parution et le succès de Twilight, ceux-ci fleurissent dans toutes les œuvres littéraires, télévisées ou cinématographiques que je lis/regarde, et ça me sooooûûûle. D'autant plus que le troisième personnage qui entre dans la danse, Aspen, il ne sert strictement à rien dans cette histoire, sinon à faire hésiter America entre l'un ou l'autre, le prince et le garde. Il n'existe pas pour lui-même, mais pour servir un autre personnage, et ça me dérange fortement. Je pense que Kiera Cass, avec un personnage comme Aspen qui est censé être un combattant, aurait pu accentuer le côté dystopique de sa trilogie en lui attribuant un point de vue et en le faisant, je ne sais pas, chef de la rébellion, puisqu'en plus il est de la caste Six, il est mieux que bien placé pour vouloir renverser le système.
   Ce qui sauve un peu les meubles, c'est que, bon, d'un côté on a un triangle amoureux classique, de type garçon - fille - garçon, celui d'Aspen, America et Maxon, mais le second est de type fille - garçon - fille, celui d'America, Maxon et Kriss, la deuxième des Sélectionnées qui a réussi à mettre le grappin sur le prince. C'est assez rare pour le souligner, mais on trouve rarement d'autres types de triangles que celui où deux garçons gravitent autour d'une fille qui doit choisir entre les deux. Mais c'est une maigre consolation.
   En ce qui concerne les personnages, je suis déçue également. America m'énerve beaucoup dans ce tome, le personnage devient de plus en plus paradoxal, j'ai un peu perdu ce que j'aimais d'elle dans le premier tome. Combien de fois j'ai secoué mon livre dans l'espoir de secouer le personnage, et combien de fois j'ai eu envie de lui souffler les bons mots, quand elle disait les mauvais, de lui dire de faire ci ou ça, parce qu'elle ne faisait pas les bons gestes, ne montrait pas les bons signes. D'ailleurs, c'est le tome de l'incompréhension entre Maxon et America. Aucun des deux n'arrive à cerner l'autre, et c'est ce qui les éloigne l'un de l'autre. Elle passe beaucoup de temps à faire la girouette, à avancer vers Maxon, puis à reculer vers Aspen, pour avancer, pour reculer, etc... C'est très énervant de voir ça tout au long de ce tome.
   Le personnage de Maxon est assez flou dans ce tome-ci, on ne comprend pas forcément toutes ses actions.
   En ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas parlé lors de ma première chronique sur le tome 1, mais c'est le flou presque total. L'auteur survole le tout dans un seul chapitre, lors d'un cours d'histoire. On sait à peine, à la fin, comment le royaume d'Iléa, qui remplace les Etats-Unis dans la région nord-américaine, a été construit ; on ne sait rien vraiment de la politique de ce royaume, si ce n'est que les États-Unis aurait été envahis par la Chine puis par la Russie, mais même cela, je n'en suis pas sûre. Alors même que nous sommes plongés au cœur du centre politique du royaume,  c'est-à-dire le château royal, et que ce tome 2 est celui dans lequel on s'intéresse enfin à l'histoire du fondateur d'Iléa, je trouve extrêmement dommage que nous n'en sachions pas plus.
     On peut tout de même accorder ceci à ce tome : il brise toutes les certitudes que nous avions à la fin du premier tome, et on comprend que personne n'est à l'abri. On perd des personnages que l'on adorait dans le premier tome, certaines scènes tuent la légèreté que l'on pouvait percevoir dans le tome précédent, c'est explosif. Le rythme est soutenu, comme dans le premier tome, riche en rebondissements. Mais je suis restée sur ma faim à la fin de ce deuxième tome.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une prochaine chronique !

lundi 6 juin 2016

Outlander, tome 2 : Le talisman

Auteur : Diana Gabaldon
Edition : J'ai lu
Parution : (cette édition) 2014
Genre : Fantastique, historique, aventure

Résumé : 1968. A la mort de son mari, Claire Beauchamp emmène sa fille en Écosse, sur les lieux mêmes où, vingt ans plus tôt, elle a vécu d'extraordinaires aventures...
   Des aventures qui, dans ce second tome, vont conduire Claire et Jamie dans le Paris du Siècle des Lumières. Leur but ? Empêcher Charles-Eduard Stuart d'accéder au trône, un évènement qui marquerait le début d'une répression sanglante dans les Highlands. Mais, dans leur course effrénée, le couple découvrira à ses dépens qu'on ne peut modifier le cours de l'histoire impunément...
   Je dois bien avouer que j'ai eu du mal à le terminer, ce tome-ci. Non pas qu'il soit mauvais, c'est même le contraire. Mais il est si différent du premier tome, que j'ai été un peu déstabilisée à la lecture, je l'avoue.
   Cette chronique a pour sujet le tome 2 d'une saga. Afin d'éviter de vous gâcher la surprise, je vous propose de lire le tome 1 d'abord ou d'en lire ma chronique disponible ici. Bonne lecture à ceux qui continuent !

   Ce deuxième tome commence avec une ellipse d'une bonne vingtaine d'années après les évènements de la fin du tome 1, ce qui déboussole quelque peu le lecteur, qui va devoir jouer au puzzle pour reconstituer l'histoire. De plus, Claire a un nouveau statut : elle est devenue maman, d'une jeune fille de 20 ans et aux cheveux d'un roux flamboyant. Comme c'est curieux ! On apprenait en effet en fin de tome 1 que Claire était enceinte de Jamie. Et autre fait qui égare le lecteur : Claire et sa fille sont de retour au XXè siècle, en 1968.
  Au début du roman, Claire vient sonner à la porte de Roger, le petit garçon devenu grand du pasteur qu'elle et Frank étaient venus visiter au début du tome 1, au sujet de l'ancêtre de Frank. Lorsque Claire demande à consulter les archives sur les Highlanders au XVIIIè siècle, on se doute qu'il a dû arriver quelque chose qui a obligé Claire à retourner à son époque sans Jamie.
  Le roman joue sur les deux époques : celle de Claire, en 1968, avec sa fille et Roger, et 1745, l'époque où Jamie et Claire se retrouvent à Paris pour tenter d'arrêter la montée des jacobites et de Charles-Eduard Stuart, qui conduirait inévitablement à la défaite des Highlanders sur la colline de Culloden, en 1746.

   La première moitié du roman est un peu lente, et je dois dire que je me suis un peu ennuyée dans ma lecture : on suit le quotidien de Jamie et Claire dans Paris : la gestion des affaires du cousin de Jamie, Jared, lui-même un jacobite, les tentatives de Jamie pour détourner les fonds des jacobites, le travail de Claire à l'hôpital, etc. Certes, les histoires de complots qui se trament dans Paris sont intéressantes, ainsi que les tentatives de Jamie et Claire pour arrêter Charles Stuart, mais il y a quelques longueurs, et l'Ecosse me manquait trop. Heureusement, dans la deuxième partie, les choses s'accélèrent : à peine rentrés en Ecosse, les jacobites, qui prennent de plus en plus de poids, vont commencer les assauts contre les anglais, et Jamie doit prendre part aux combats et dirige les hommes des Fraser. A travers le personnage de Claire, nous sommes amenés à vivre la révolte des jacobites dont nous connaissons la tragique fin.

   Retrouver les personnages que j'ai aimé dans le tome 1 fut un pur bonheur. Le duo Claire/Jamie marche très bien, les deux personnages sont toujours aussi parfaits et géniaux. J'ai beaucoup aimé découvrir les nouveaux personnages également : j'aime beaucoup Louise de la Tour, elle me fait beaucoup rire, et depuis qu'elle a été portée à l'écran dans la deuxième saison de la série qui adapte les romans, je l'aime encore davantage. Brianna, la fille de Claire et Jamie, est géniale, elle est la parfaite somme de deux personnages tout aussi parfaits : elle a la bravoure et la force de sa mère, la persévérance et l'opiniâtreté de son père, ainsi que ses cheveux roux d'ailleurs.

   J'aime toujours autant la fusion qui s'opère entre le roman fantastique et le roman historique dans cette saga. J'ai toujours aimé l'Histoire, mais cette saga m'a fait l'aimer encore plus. Elle m'a fait me plonger tout particulièrement dans l'histoire de l’Écosse, qui est un pays que j'adore. La plume de Diana Gabaldon est fluide, c'est un réel plaisir à lire. Je me lancerai dans le tome 3 incessamment sous peu, d'ailleurs, car la saga commence à me manquer quelque peu.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une nouvelle chronique !

samedi 4 juin 2016

The 100, saison 3 | Chronique Série

Titre original : The 100
Créée par : Jason Rothenberg
Origine : Etats-Unis
Première diffusion : 21 janvier 2016
Sur : CW (USA)
Vue en : VOSTFR
S'étend sur : 16 épisodes
Statut : Terminée depuis le 19 mai 2016
Avec : Eliza Taylor, Bob Morley, Paige Turco, Marie Avgeropoulos, Lindsey Morgan, Ricky Whittle, Richard Harmon, Isaiah Washington, Henry Ian Cusick, Devon Bostick, Christopher Larkin.

   Pitch : Il y a un siècle, un holocauste nucléaire décimait la population de la Terre en détruisant toute civilisation. Les seuls survivants sont ceux qui vivaient dans le complexe de douze stations spatiales, l'Arche, qui étaient déjà en orbite à l'époque. Trois générations plus tard, le gouvernement de l'Arche décide d'envoyer 100 prisonniers mineurs sur Terre pour déterminer si la planète est viable ou non. Ensemble, face à un monde dont ils ne savent rien, ils devront prendre des décisions difficiles au sujet de la vie, de la mort, de la survie de la race humaine.
     Je reviens aujourd'hui pour vous parler exclusivement de la saison 3 de la série The 100, qui s'est déroulée de janvier dernier jusqu'au mois de mai. En effet, je vous avais dit dans mon article bilan du blog que je parlerais ici uniquement de séries terminées ou annulées, de peur de spoiler des lecteurs, mais je me suis rendue compte que je pouvais parler d'une saison en particulier dans une série toujours en cours, que ça me permet de parler de la série en profondeur, tant que j'annonce la couleur en début d'article. Cette chronique a donc pour objet la saison 3 d'une série. Si vous n'êtes pas à jour, allez la voir avant de lire cet article, parce que ça va spoiler, même si je vais essayer d'en dire le moins possible sur l'intrigue pour vous garder la surprise. Si vous êtes à jour ou que les spoilers vous importent peu, vous êtes bien, vous pouvez continuer !

   Cette saison s'annonce dès le départ plus noire que jamais. Elle débute trois mois après les sombres évènements de Mount Weather : Clarke est toujours de son côté, loin d'Arkadia, le camp du peuple Skaikru, "qui vient du ciel", pendant que Bellamy, Abby, Kane, et les autres, tentent de se reconstruire et de fonder une vraie civilisation. Mais c'est sans compter le peuple de la Ice Nation, un des douze clans de natifs (= ceux qui sont nés sur Terre) qui est en train de devenir une menace pour le peuple du ciel tout comme pour la Coalition des natifs. La Reine de la Ice Nation, notamment, recherche Clarke car ils croient qu'elle est Wanheda, le Commandant de la Mort, et qu'en la tuant ils pourraient récupérer ses pouvoirs.
   En parallèle, on découvre que Jaha, l'ex chancelier, est toujours dans la City of Lights, une espèce de cité virtuelle du bonheur où la douleur n'existe pas, accompagné d'une curieuse femme toute de rouge vêtue qui agit comme une intelligence artificielle. et que Murphy, enfermé dans un bunker, l'a découverte à son tour.




    Cette saison paraît être la plus noire, pour plusieurs choses :
   Premièrement, c'est une des saisons dans lesquelles on a le plus de morts : en début de saison, alors que Abby est en train de faire réhabiliter Mount Weather en centre médical, et qu'une grande partie du Skaikru s'y trouve, un natif infiltré dans la montagne la fait exploser, tuant une grande partie du peuple du ciel. Plus tard, en guise de vengeance mais en se trompant d'ennemis, Pike et certains de ses fidèles tuent une partie du clan de Lexa.
   De plus, c'est une saison particulière. D'ordinaire, le Skaikru se bat tout au long d'une saison contre un ennemi extérieur : les natifs dans la saison 1, Mount Weather dans la saison 2. Ici, le Skaikru va devoir se battre contre le Skaikru, sur deux fronts : d'un côté, il y a la rivalité entre Kane et Pike pour reprendre le rôle de chancelier, divisant le clan en fidèles de l'un et partisans de l'autre ; d'un autre côté, Jaha revient au camp, bien décidé à répandre la bonne parole de la City of Lights, divisant son peuple encore une fois, entre ceux qui prennent la puce qui permet d'accéder à la cité, et veulent obliger les autres à la prendre, et ceux qui ne veulent pas prendre la puce.

   Cette saison contient son lot de morts, comme je l'ai dit précédemment, mais il y en a quelques unes qui sont plus choquantes que d'autres. Je ne dirai pas de noms, bien sûr, je considère ça comme un gros spoiler, mais, même s'ils ne faisaient pas partie de mes personnages préférés, ça m'a quand même tiré la larme à l’œil.

   Sinon, Jason Rothenberg tease encore un maximum les fans du couple Bellamy/Clarke cette saison, plus dans la deuxième partie de saison, la saison 3b, d'ailleurs. Évidemment, en tant que lectrice des livres, je suis partagée : d'un côté, dans les livres, les deux personnages sont ensembles, mais ils n'ont que peu de profondeur, et n'offrent qu'une histoire plutôt insipide, alors que la série offre des personnages complexes, profonds, et une des plus belles relations que j'ai vu dans des livres, au cinéma ou à la télé, fondée sur la confiance, le soutien, le pardon, et, oui, j'en suis persuadée, l'amour.

 

   Toujours en ce qui concerne les relations de personnages, on a droit à une petite surprise en fin de saison, mais qui, a mon sens, tombe comme un cheveu sur la soupe. Ceux qui ont vu la saison sauront certainement de qui je parle. A moins que ce ne soit parce que je ne me suis pas beaucoup intéressée à leurs personnages au cours de la saison, mais je n'ai pas trouvé que ça se soit fait d'une façon naturelle, juste... paf, vous êtes ensemble. Je suis un peu dubitative à ce propos.
   Enfin, je ne peux pas m'empêcher de me dire que c'est une source d'amusement et un exutoire pour Jason Rothenberg, mais je me demande quand est-ce qu'il va arrêter de torturer mes personnages préférés dans cette série. Parce qu'entre ce qui arrive à Raven, ce qui arrive à Kane et Abby, mon pauvre petit cœur s'est serré plus d'une fois cette saison.

   En résumé, la saison 3 de The 100 est plutôt excellente, même si elle comporte certains épisodes un peu mous, sur la durée, on ne s'ennuie pas. Elle est riche en rebondissements, Jason Rothenberg relance très souvent les dés, en faveur ou défaveur d'un camp ou de l'autre, et on se demande vraiment jusqu'à la fin si les personnages vont s'en sortir ou non. J'attends la saison 4 avec impatience, qui commencera normalement en janvier prochain, ce qui est fort long pour mon petit cœur et mon petit corps de sériphile passionnée.

 

   Je vous souhaite de regarder de bonnes séries, et à bientôt pour une prochaine chronique !

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