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samedi 2 juillet 2016

BILAN | La Sélection : première trilogie : La Sélection, L'Elite, L'Elue

Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 2012, 2013, 2014
Genre : Dystopie, Romance


Résumé : 35 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie.
Quand la dystopie rencontre le conte de fées !

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne...
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d'Illeá, la « Sélection » s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d'office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu'elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles...
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés : l'existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu'elle n'aurait jamais osé imaginer ?

 Attention : Cette chronique a pour sujet une trilogie dans son intégralité. J'essaierai de spoiler le moins possible, mais il s'agit quand même que je donne mon avis sur la totalité de la saga, en l'enrichissant d'exemples tirés des livres. Pour ceux qui ne veulent pas être spoilés, voici ici, ici et là, les chroniques séparées de chaque tome. Sinon, je vous propose de lire la trilogie avant cette chronique. Pour les autres, bonne lecture !

   Mon avis est très mitigée sur cette trilogie.
   Je l'ai commencée dans l'esprit que ça allait plus ou moins ressembler à Hunger Games, c'est-à-dire mon Top 1 en matière de dystopie Young Adult, mais version conte de fée. Autant dire que je la commençais dans un état d'esprit très positif.
   De plus, regardez-moi ces couvertures ! Elles sont absolument sublimes. Je peux vous dire que ça en jette dans ma bibliothèque. La collection R des éditions Robert Laffont fait toujours un travail très soigné en ce qui concerne les couvertures de leurs romans, mais là ils ont vraiment mis le paquet.

   Je vais commencer par ce que j'ai aimé dans cette trilogie, parce que j'ai toujours préféré commencer par dire le positif dans chaque chose.
   Eh bien, vous pouvez vous en douter, j'ai aimé toutes les similitudes avec Hunger Games, donc tout ce qui était de l'ordre de la dystopie : le système des castes, proche du système des districts, quoiqu'assez différent quand même, et les problèmes que ce système soulève, plus ou moins bien retranscrit dans l'histoire, à travers les personnages d'America et Aspen et de leurs familles, et avec le soulèvement des Renégats qui viennent régulièrement s'introduire dans le château d'Iléa ;
   J'ai aussi aimé les révélations sur le passé du royaume d'Iléa, et le fait que l'on apprenne que son fondateur n'avait pas que de bonnes intentions ;
    Et enfin, les rencontres d'America et Maxon avec les Renégats, ce qui nous permet de constater la vie de ceux qui, contrairement aux privilégiés de ce monde, n'ont pas la chance de manger ne serait-ce qu'un quignon de pain par jour.
    En ce qui concerne les personnages, j'ai beaucoup aimé chaque fois que Maxon se rend compte de la misère dans laquelle vit la majorité de son peuple, et les réactions que cela engendre chez lui. J'ai aimé chaque fois qu'il tient tête à son tyran de père, ainsi que son courage face à lui, quand on connaît leurs relations plus que cahoteuses. J'aime beaucoup sa personnalité : heureusement pour lui, il a plus pris du côté de sa mère que de son père. Ce n'est pas du tout un petit prince vaniteux et prétentieux, au contraire, il tente de se montrer prévenant envers tout le monde, et pense toujours aux gens autour de lui avant de penser à lui.
   J'aime beaucoup America aussi. C'est une fille courageuse et assez intrépide (cette course-poursuite dans les bois avec les Renégats !) qui n'a pas peur de dire ce qu'elle pense et sait se défendre. Évidemment qu'elle m'a fait penser à Katniss sur certains points : elle arrive d'une des castes les plus misérables et méprisées par les privilégiés de ce monde, pour se retrouver sous les feux des projecteurs, et en plus, elle viole les règlements de sa caste, mais non pas pour aller chasser, mais pour voir son fiancé, d'une caste inférieure à la sienne.

   Ce que je n'ai pas aimé, à présent. Et bien, tout le côté romance, qui est beaucoup trop présent à mon goût et supplante le côté dystopie qui aurait pu être mieux exploité.
   Déjà, il y a des triangles amoureux. J'en ai ras le bol des triangle amoureux dans les romans, et dans les séries/films, bref, partout. J'ai rien contre le principe en fait, mais c'est la forme qui me soûle. Dans chaque triangle amoureux que je rencontre, on trouve toujours cette disposition : garçon - fille - garçon. Vous allez pas me dire qu'autre chose n'est pas possible ? Ce serait pas bien, de temps en temps, d'avoir : fille - fille - fille, ou garçon - garçon - garçon, ou encore, tiens, l'originalité poussée à l'extrême : fille - garçon - fille ? Non non, c'est toujours la même chose, et ça me : soûle. Bref, ici nous avons le trio Aspen - America - Maxon, et ce qui me dérange, encore plus que dans tous les autres triangles, c'est que Aspen, il sert à rien dans l'histoire. Ah, si, il est le garde perso d'America, super, comme si un autre garde lambda n'aurait pas suffit à l'histoire. Il est là uniquement pour faire hésiter America à continuer la Sélection, alors que, 1) sa participation sert aussi à sa famille, cela lui rapporte de l'argent et 2) c'est Aspen lui-même qui a poussé America à entrer dans la compétition. Il ne sert qu'à rajouter du drama amoureux à l'histoire alors qu'avec toute l'intrigue que développe Kiera Cass autour de ce thème-là, ce n'était vraiment pas indispensable. Elle aurait pu, à mon sens, développer plus sa partie dystopie et laisser tomber l'idée du triangle. Aspen aurait servi à quelque chose au moins, s'il avait, en tant que garde et donc personne apte à combattre, peut-être pris la tête de la rébellion, ou quelque chose dans ce goût-là.
   Ce qui me dérange, c'est que, l'histoire étant au cœur de la Sélection, notre personnage principal, America, est coupé du monde extérieur, elle est confinée dans cet espace clos, cette espèce de cage dorée, et donc on ne sait pas ce qu'il se passe dehors. Ce n'est pas une dystopie dans laquelle les choses bougent, dans laquelle on veut renverser le pouvoir. Ce que le peuple voit, c'est qu'il aime bien Maxon, et qu'il aimerait bien le voir sur le trône avec une femme des castes inférieures, pour qu'elle puisse proposer des lois qui mettent toutes les castes sur un pied d'égalité jusqu'à, pourquoi pas ? dissoudre ce système.

   Puisque nous somme de l'autre côté du décor, nous ne sommes pas du côté des opprimés, mais de celui des "oppresseurs". Et on comprend que, comme les "oppresseurs" sont confinés dans leur château, le peuple les voit, notamment à la télé, mais eux ne voient pas le peuple, ce qui est problématique pour bien gérer un pays. Et on apprend à les connaître, ces oppresseurs, et à les apprécier. On apprend que Maxon est bon, et veut faire changer les choses à Iléa à partir du moment où il apprend de la bouche d'America que son peuple vit dans la misère pour la plupart. On apprend que la reine est douce, et croit qu'America peut faire changer les choses et être une bonne reine à son tour. Et on apprend que le véritable oppresseur, c'est le roi, qui continue la tâche que le fondateur d'Iléa avait commencé, c'est-à-dire continuer à instaurer une hiérarchie des castes pour diviser le peuple et l'empêcher de se soulever contre le gouvernement. C'est aussi pour cela que le roi ne veut pas que Maxon épouse une Cinq, en l'occurrence, America, car elle pourrait bien, en accédant au pouvoir, détruire ce système que le roi veut préserver.
   Ce n'est donc pas une trilogie qui conclue une dystopie dans son dernier tome, mais une trilogie qui met en place les choses pour commencer à la conclure. La fin de cette trilogie n'en n'est pas vraiment une, c'est un commencement qu'écrit Kiera Cass à la fin de L'Elue. Mais cette fin-commencement est trop rapide à arriver, elle me semble quelque peu bâclée, et c'est une autre source de désappointement pour moi.

   La Sélection reste tout de même une bonne petite trilogie très divertissante qui se lit vite en plus, mais si vous voulez vous y essayer, ne partez pas dans votre lecture avec l'optique que c'est une dystopie pure, car vous seriez un peu déçus, comme moi.
   Je lirai tout de même, sans doute, la deuxième trilogie de Kiera Cass qui raconte une autre Sélection, celle de la fille de Maxon et America. J'ai d'ailleurs déjà L'Héritière dans ma PAL.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt pour une prochaine chronique !

samedi 25 juin 2016

La Sélection, tome 3 : L'Elue

Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 2014
Genre : Dystopie, romance

Résumé : La Selection prend un ultime tournant. Quant à America, sa vie à changée pour de bon. Et elle est decidée à se battre. Pour Maxon. Mais d'autres concurentes se sont dangereusement rapprochées du prince. La seule solution: Riposter.
   Avec ce dernier tome, j'ai abandonné tout espoir de trouver une bonne dystopie dans cette trilogie, et je peux vous dire que ma lecture est tout de suite devenue plus agréable.
   Attention : Cette chronique a pour objet le dernier tome d'une trilogie. Afin de ne pas vous gâcher la surprise, je vous préviens que cette chronique comporte peut-être des spoilers. Vous pouvez d'abord lire mes chronique des tomes 1 et 2 en cliquant ici et là. Pour ceux qui continuent, bonne lecture !

   J'ai beaucoup aimé la petite compétition qui se déroule entre America et Kriss, les deux seules finalement qui soient de réelles concurrentes dans la Sélection. America qui tente de se faire maîtresse de son destin, je dis oui ! Elle n'attend plus passivement que les choses se passent, elles se jette enfin dans la gueule du loup et riposte. Quelque chose a changé chez elle, elle n'est plus en proie au doute, elle a définitivement fait une croix sur Aspen et fait pleinement partie de l'Elite, ce qui clôt une intrigue, et pas la plus passionnante, donc nous sommes ravis !
   J'aime beaucoup le duo Maxon-America dans ce tome, là où dans le deuxième tome il n'y avait que peu de contacts entre eux, et presque aucune chaleur, ce qui m'avait assez déçue, entre autres choses. Ils sont totalement entichés l'un de l'autre, et ça se ressent, ça permet de souder le duo.
   Et évidemment, c'est dans le tome pour lequel j'ai fait une croix sur la dystopie, que la politique prend encore plus d'ampleur que dans les tomes précédents. La famille royale est de plus en plus touchée par les attentats contre le palais, et Maxon et America font une virée hors du château et contrent les ordres du roi, pour aller aider les Renégats. Mais comme d'habitude, cette intrigue-ci est bâclée pour faire une place plus grande à la romance, et au triangle amoureux entre Maxon et les deux Sélectionnées America et Kriss.
   J'ai été très surprise par un certain personnage que l'on a appris à détester tout au long des deux tomes précédents : Céleste. Elle se transforme complètement dans ce dernier tome, elle prend du relief, on se rend compte qu'elle n'est pas juste un stéréotype de garce, elle vaut beaucoup que ça. 

   La fin de cette trilogie est cependant assez décevante. Je m'attendais à ce qu'elle soit prévisible, évidemment, j'avais compris dès le départ qui serait la grande gagnante de la Sélection, ce n'est pas cela le problème. Je l'ai trouvée bâclée. La grande révélation faite à propos du père d'America ne sert finalement pas à grand chose pour l'intrigue. La grande bataille finale est très vite étouffée, certains personnages un peu embêtants pour les deux personnages principaux disparaissent d'une façon un peu trop pratique, et en quelques pages, tout est bouclé.
   Mais je me suis rendue compte de quelque chose. Ce que Kiera Cass nous propose comme étant une dystopie mêlée de conte de fée, n'est pas vraiment une dystopie. Dans une dystopie, des personnages opprimés se rendent compte de l'oppression et tentent d'y mettre un terme. Ici, les personnages sont, pour la plupart, des opprimés (America, Aspen, les Renégats...) qui évidemment se rendent compte de l'oppression, puisqu'ils en sont les victimes, mais au début de la trilogie, ils échappent à leur statut d'opprimés. America et Aspen passent de leur statut de Cinq et de Six pour devenir des Trois et des Deux. Donc, ils ne tentent pas d'y mettre fin, ils ont une autre mission dans cette histoire. Ce sont les autre finalement, les Renégats, qui se rebellent. Mais puisqu'on est du côté des oppresseurs, ces rebelles sont présentés comme les méchants de l'histoire.
   Et finalement, ce final que propose Kiera Cass, ce n'est pas vraiment un final. C'est le début de la fin pour l'oppression. Le prince Maxon, couronné roi, avec ses idées neuves, va commencer à y mettre un terme, après la fin de l'histoire.
   C'est un concept.
   Mais ce n'est pas celui que j'aurais voulu lire, malheureusement.
   Je suis globalement mitigée en ce qui concerne cette trilogie. Il y a de bonnes choses évidemment, mais je retiens également les côtés négatifs. Je ferai une chronique bilan de la trilogie dans quelques chroniques sur le blog, afin de clore ce triptyque une fois pour toutes.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une prochaine chronique !

dimanche 19 juin 2016

La Sélection, tome 2 : L'Elite

Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 2013
Genre : Dystopie, romance

Résumé : La Sélection de 35 candidates s'est réduite comme peau de chagrin, et désormais l'Élite restante n'est plus composée que de 6 prétendantes. L'enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu'elles sont les mieux à même de monter sur le trône d'Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d'enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales... Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie...
Attention : Cette chronique a pour objet le deuxième tome d'une trilogie. Afin que vous n’ayez pas de mauvaises surprises, je vous préviens de la présence d'éventuels spoilers. Vous pouvez d'abord lire ma chronique du tome 1 en cliquant ici, sinon, bonne lecture à ceux qui continuent !

   Ce deuxième tome est une déception pour moi.
   Sur le plan de la dystopie, je regrette qu'elle ne soit pas plus exploitée que dans le tome 1. Certes, on commence à les entrevoir, ces rebelles, les Renégats, mais l'intrigue est définitivement centrée sur la romance, avec, notamment, l'apparition, non pas d'un, mais de deux... triangles amoureux. Je n'en peux plus des triangles amoureux, depuis la parution et le succès de Twilight, ceux-ci fleurissent dans toutes les œuvres littéraires, télévisées ou cinématographiques que je lis/regarde, et ça me sooooûûûle. D'autant plus que le troisième personnage qui entre dans la danse, Aspen, il ne sert strictement à rien dans cette histoire, sinon à faire hésiter America entre l'un ou l'autre, le prince et le garde. Il n'existe pas pour lui-même, mais pour servir un autre personnage, et ça me dérange fortement. Je pense que Kiera Cass, avec un personnage comme Aspen qui est censé être un combattant, aurait pu accentuer le côté dystopique de sa trilogie en lui attribuant un point de vue et en le faisant, je ne sais pas, chef de la rébellion, puisqu'en plus il est de la caste Six, il est mieux que bien placé pour vouloir renverser le système.
   Ce qui sauve un peu les meubles, c'est que, bon, d'un côté on a un triangle amoureux classique, de type garçon - fille - garçon, celui d'Aspen, America et Maxon, mais le second est de type fille - garçon - fille, celui d'America, Maxon et Kriss, la deuxième des Sélectionnées qui a réussi à mettre le grappin sur le prince. C'est assez rare pour le souligner, mais on trouve rarement d'autres types de triangles que celui où deux garçons gravitent autour d'une fille qui doit choisir entre les deux. Mais c'est une maigre consolation.
   En ce qui concerne les personnages, je suis déçue également. America m'énerve beaucoup dans ce tome, le personnage devient de plus en plus paradoxal, j'ai un peu perdu ce que j'aimais d'elle dans le premier tome. Combien de fois j'ai secoué mon livre dans l'espoir de secouer le personnage, et combien de fois j'ai eu envie de lui souffler les bons mots, quand elle disait les mauvais, de lui dire de faire ci ou ça, parce qu'elle ne faisait pas les bons gestes, ne montrait pas les bons signes. D'ailleurs, c'est le tome de l'incompréhension entre Maxon et America. Aucun des deux n'arrive à cerner l'autre, et c'est ce qui les éloigne l'un de l'autre. Elle passe beaucoup de temps à faire la girouette, à avancer vers Maxon, puis à reculer vers Aspen, pour avancer, pour reculer, etc... C'est très énervant de voir ça tout au long de ce tome.
   Le personnage de Maxon est assez flou dans ce tome-ci, on ne comprend pas forcément toutes ses actions.
   En ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas parlé lors de ma première chronique sur le tome 1, mais c'est le flou presque total. L'auteur survole le tout dans un seul chapitre, lors d'un cours d'histoire. On sait à peine, à la fin, comment le royaume d'Iléa, qui remplace les Etats-Unis dans la région nord-américaine, a été construit ; on ne sait rien vraiment de la politique de ce royaume, si ce n'est que les États-Unis aurait été envahis par la Chine puis par la Russie, mais même cela, je n'en suis pas sûre. Alors même que nous sommes plongés au cœur du centre politique du royaume,  c'est-à-dire le château royal, et que ce tome 2 est celui dans lequel on s'intéresse enfin à l'histoire du fondateur d'Iléa, je trouve extrêmement dommage que nous n'en sachions pas plus.
     On peut tout de même accorder ceci à ce tome : il brise toutes les certitudes que nous avions à la fin du premier tome, et on comprend que personne n'est à l'abri. On perd des personnages que l'on adorait dans le premier tome, certaines scènes tuent la légèreté que l'on pouvait percevoir dans le tome précédent, c'est explosif. Le rythme est soutenu, comme dans le premier tome, riche en rebondissements. Mais je suis restée sur ma faim à la fin de ce deuxième tome.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une prochaine chronique !

mardi 31 mai 2016

La Sélection, tome 1 : La Sélection

Auteur : Kiera Cass
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 2012
Genre : Dystopie, Romance

Résumé : 35 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie.
Quand la dystopie rencontre le conte de fées !

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne...
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d'Illeá, la « Sélection » s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d'office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu'elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles...
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés : l'existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu'elle n'aurait jamais osé imaginer ?
    Ce premier tome de La Sélection, je suis partie dessus dans l'optique que c'était un mélange de Hunger Games et d'un conte de fée. Je veux dire, "téléréalité" "futur proche" "ruines des Etats-Unis" "35 candidates, 1 couronne", ça réveillait en moi des échos du résumé du premier tome de Hunger Games.
   Et puis, comment résister à cette couverture somptueuse ? Je devais sortir ce premier tome de ma PAL.
   J'ai passé un agréable moment de lecture avec ce premier tome, qui n'est certes pas très transcendant, mais qui se laisse lire.

   Comme je l'avais prévu en commençant ma lecture, on sent l'inspiration de la trilogie de Suzanne Collins, ce qui prouve notamment que Kiera Cass a de bons goûts en matière de lecture. Quoi ? Comment ça, j'ai un parti pris ? Tout ça parce que Hunger Games est mon Top 1 en matière de dystopie YA ? Pff. 
   Ce dont j'avais peur, c'est que la ressemblance entre les deux œuvres supplante la spécificité de la trilogie de Kiera Cass, et que celle-ci soit médiocre, ce qui n'est pas le cas en ce qui concerne ce premier tome.
   Puisque nous sommes de l'autre côté du mur, c'est-à-dire, du côté des "oppresseurs" plutôt que des "opprimés", on ne ressent que peu la dimension dystopique de la trilogie, ce que j'espère viendra dans les prochains tomes. On ressent la colère d'une partie du peuple, car ce que l'on appelle ici "les Renégats" s'introduisent régulièrement dans le château, soit pour voler des choses et saccager, soit pour essayer de tuer la famille royale ainsi que les Sélectionnées.
   Ce premier tome est plus axé sur la romance, mais pas d'une façon mièvre ou niaise, ce que j'apprécie beaucoup. Celle-ci s'opère évidemment surtout, dans ce premier tome, entre notre personnage principal, America, et le prince Maxon. America ne voulait au départ pas faire partie de la Sélection, car cela signifie quitter son fiancé avec lequel elle avait déjà des projets de vie et de mariage. Sauf que c'est ledit fiancé qui la pousse à participer à la Sélection, et America a le cœur brisé pendant une bonne partie du premier tome. Et manque de bol, Maxon, le prince, qui visiblement aime les challenges, a jeté son dévolu sur notre personnage principal, qui ne veut évidemment pas de son amour.
   America est une fille de caractère, elle n'a pas peur de dire ce qu'elle pense, même aux plus hautes instances du royaume. Alors évidemment, avec sa personnalité indocile et non malléable, on se demande à chaque page si elle ne va pas quitter la Sélection plus tôt que prévu, cela arrive à plusieurs reprises de se dire que ça y est, c'est fini, elle va devoir rentrer chez elle.
   Maxon est un amour. Il est ultra prévenant, et on se demande souvent si quelque part cette histoire de Sélection ne le mettrait pas mal à l'aise. A plusieurs reprises il explique à America qu'il est prêt à mettre fin à la Sélection si c'est ce qu'elle veut.
   L'intrigue ne laisse pas de place aux longueurs, les 300 et quelques pages de ce premier tome se lisent vite, je l'ai lu en un après-midi cet hiver.
   J'ai été un peu déçue par certains personnages trop stéréotypés, par exemple Céleste, qui est là en gros pour être la garce du concours. Un peu comme dans la série UnREAL dans laquelle Quinn a absolument besoin d'une "garce" pour que son show télévisé fonctionne. Bah là c'est pareil. J'ai l'impression que Céleste n'était là que parce qu'à chaque show télé, il faut une garce sans relief. C'est quand même assez dommage.
   Ce que je trouve également regrettable, c'est le peu de descriptions. Ça ne semble pas vraisemblable, en vérité. Mettons que je suis comme America, une fille pratiquement sans le sou, qui fait partie de ces gens de la société qui sont invisibles, et que je vis une vie de misères. Bon, et bien, le jour où je mets les pieds dans un château, je peux vous dire que je reste bouche bée devant tant de magnificence et de richesse. J'aurais envie de remplir des pages et des pages de descriptions pour pouvoir m'en souvenir si par malheur je devais quitter la compétition. Et là, presque rien. On ne voit rien du château, pas de description de la maison d'America, chez elle, ni des jardins du château, ni du château lui-même. C'est un monde flou, sans dimensions. Il manque quelque chose pour apprécier pleinement sa lecture. Et évidemment, le côté dystopique me manque également.

   Néanmoins (comme Voldemort) (oui, je sais, cette blague a déjà été faite un million de fois) (c'est ma chronique, j'fais c'que j'veux) c'est tout de même un premier tome assez agréable à lire, et la fin donne envie de connaître la suite.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt pour une prochaine chronique !

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