mercredi 11 mai 2016

Le collier rouge

Auteur : Jean-Christophe Rufin
Édition : Folio
Parution : 27 février 2014
Genre : Historique, Policier

   Résumé : Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d'une caserne déserte.
Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit.
Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère.
Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes.

Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame...

   J'ai acheté ce roman sur un coup de tête, sans même lire le résumé. Je ne sais pas si c'est pareil pour vous, mais chez moi, à Bordeaux, il y a une grande librairie dans laquelle il y a des romans à ne plus savoir où donner de la tête, c'est grisant, mais ça peut aussi être terrifiant. C'est pourquoi il y a aussi des tables sur lesquelles les libraires exposent leurs coups de cœur. J'adore venir fouiller sur ces tables pour dénicher des petites perles qui pourraient rejoindre les rangs de ma PAL. C'est sur une de ces tables que je suis tombée par hasard sur Le collier rouge. Il m'en faut peu pour qu'un livre m'accroche simplement avec sa couverture. Je ne pouvais pas résister à cette photo sur laquelle on voit un labrador décoré de la Légion d'Honneur.

   Le collier rouge est un roman assez particulier, il est à la lisière du roman policier et du roman historique. L'intrigue se passe dans un petit village de campagne, en plein été 1919. Elle met en scène le juge militaire Lantier, venu de la ville pour s'occuper du cas de Jacques Morlac, ancien combattant et héros de la Grande Guerre, emprisonné et accusé d'avoir commis un crime très grave contre la Nation. Et toute la journée, dans ce petit village, devant la prison, il y a son chien qui, jour et nuit, aboie sans discontinuer.
   La particularité de cette intrigue, celle qui fait qu'elle a un côté "enquête policière", c'est que le lecteur est mis à l'écart presque tout au long du récit. Le lecteur est toujours, de tous les acteurs du roman, celui qui en sait le moins. Il va en apprendre un peu plus sur l'histoire et le pourquoi du comment du crime que Morlac a finalement commis à chaque nouvelle entrevue entre Lantier et Morlac, ainsi qu'entre Lantier et Valentine, la fiancée de Morlac et la mère de son fils.
   Toute l'histoire gravite autour du chien de Morlac, c'est lui qui semble détenir la clé du récit, lui qui a suivi son maître jusqu'au front. C'est une belle histoire sur la question de la loyauté chez l'animal par rapport à celle que l'on retrouve chez l'homme, du rapport qu'entretient l'homme avec l'animal, et cette question, qui revient à chaque fois qu'une nouvelle guerre se déclare : Qu'est-ce qui, finalement, distingue l'homme de l'animal, lui qui refuse de se considérer comme tel ?
   C'est un court récit, très simple, très beau, inspiré d'une histoire vraie, qui questionne l'importance d'un simple collier rouge, de cette histoire anodine au sein d'un grand pan de l'Histoire, en explorant les différentes facettes de l'être humain, ainsi que son rapport avec l'animal.


https://buffyslibrary.blogspot.fr/search/label/Coup%20de%20c%C5%93ur

lundi 9 mai 2016

Un jour glacé en enfer

Auteur : Anne B. Ragde
Edition : 10:18
Parution : 2 octobre 2014
Genre : Littérature nordique

Résumé : Peut-être n'est-ce rien d'autre que lui, ce meneur de chiens rustre et glaçant, qu'elle est venue chercher dans ce chalet perdu au milieu du Grand Nord. Cet homme aux mains violentes et au désir brut, presque bestial, qui la fait trembler sous sa fièvre en fendant son corps de plaisir. Mais à force de passion et de soumission, le rapport de force s'intensifie entre les deux amants. Jusqu'au jour où l'un d'eux doit sauver sa peau...

   J'avais envie pour cette lecture de sortir de ma zone de confort, et j'ai été servie pour le coup. Je n'ai pas pour habitude de me diriger vers des auteurs nordiques, bien que ça m'arrive de temps en temps. J'avais d'ailleurs déjà chroniqué un roman du finlandais Arto Paasilinna sur le blog, La douce empoisonneuse. Mais la couverture de ce roman me tentait bien (y a de la neige, et j'aime la neige) alors je l'ai pris.
   Le roman ne promet pas une belle histoire au lecteur. Il raconte quelque chose de dur, intense, et parfois même dérangeant.

   Le plus dérangeant, à mon sens, c'est l'absence d'identité des personnages. Ils ne sont désignés que par des "Il" et "elle", "l'homme" et "la femme", ce qui empêche le lecteur de s'attacher à eux, de les connaître, de s'identifier. On ne connaît ni leur prénom, ni ne savons à quoi ils ressemblent.
    J'avais une petite idée de ce à quoi pourrait ressembler la femme, en l'identifiant comme la femme sur la couverture du roman : une femme blonde, très blanche, le type nordique stéréotypé, fine mais assez forte pour endurer la dureté de la vie dans une ferme glacée avec des chiens de traîneau et un homme bourru et dominant. Elle a une volonté de se démarquer, de montrer qu'elle est forte, qu'elle n'est pas "comme toutes les autres bonnes femmes" qu'il trouve sur le bord de la route. Elle est très débrouillarde, elle montre qu'elle peut survivre et se débrouiller toute seule dans cette immensité glacée, seule avec une vingtaine de chiens.
   En revanche, je n'arrivais pas à mettre un visage sur l'homme, ce qui est tout aussi bien, sachant à quel point j'ai détesté ce personnage. Il n'a que quelques mots dans son vocabulaire : "chiens" "traîneau" "courses", il ne connaît que ça, et il n'y a que cela qui l'intéresse. C'est un homme rustre, qui vit beaucoup trop seul avec ses chiens, sans avoir beaucoup de contact avec l'extérieur, à part certains autres éleveurs de chiens de traîneau et les filles qu'il trouve sur la route et ramène chez lui pour l'aider et rester un moment, avant de repartir. Il n'a aucune considération pour quiconque d'autre que lui-même : il élève des chiens non parce qu'il aime ces animaux mais parce qu'ils lui servent, et qu'ils le servent. Il se permet de "prendre" la jeune femme partout et quand il le désire, sans se préoccuper de ce qu'elle peut ressentir. Il se moque d'ailleurs allègrement des sentiments des autres, et la dénigre lorsqu'elle laisse des larmes la submerger. Elle-même a quelques facettes de sa personnalité que je n'ai pas apprécié, surtout dans la deuxième partie du roman. Elle devient beaucoup plus dure, comme si la personnalité de l'homme déteignait sur elle. Au bout d'un moment, elle commence même à avoir les mêmes mimiques, les mêmes expressions, que lui.
   Après réflexion, je dirais même que mes personnages préférés sont les chiens, et c'est sans équivoque.

   Mais alors si je n'ai pas aimé les personnages, pourquoi ai-je fini le roman ? J'aurais pu abandonner ma lecture, après tout. Ce qui m'a fait continuer, c'est la plume d'Anne B. Ragde. C'est une plume qui colle bien à l'atmosphère du roman et à la dureté de l'histoire : elle est sèche, brutale, froide, parfois vulgaire, elle n'hésite pas à employer des mots crus, et pourtant, elle est très poétique dans les moments où le roman s'y prête. Les descriptions des paysages sont magnifiques, elle décrit les couleurs du ciel qui se reflètent et se mêlent au scintillement de la glace et la clarté de la neige. Ce qui m'a fait continuer également, c'est que, malgré la dureté et même parfois, la cruauté de cette histoire, au point que je devais parfois refermer le livre quelques instants pour me remettre, je voulais absolument voir comment le roman allait se terminer, parce que je n'en voyais pas vraiment de fin définitive : chaque chapitre n'est qu'une suite de petites actions de la vie quotidienne dans une ferme avec des chiens de traîneau, avec quelques grosses péripéties entre. La fin m'a paru n'être qu'une boucle qui se bouclait et qui recommençait, comme si l'histoire se répétait, et ne m'a pas vraiment convaincue.

   Finalement, ce roman me laisse un sentiment bizarre. Je ne peux pas dire que j'ai aimé l'histoire, mais je me suis beaucoup impliquée dedans quand même. J'ai complètement été happée par cet univers tout en ressentant un certain dégoût des personnages. Si vous n'êtes pas trop adeptes des histoires trop dures, de personnages tels que ceux de ce roman, je ne vous conseillerais pas ce roman de cette auteure. J'ai tout de même envie de lire d'autres de ses romans, car j'ai aimé sa plume aussi brûlante du froid de la neige du grand Nord.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une prochaine chronique !

vendredi 6 mai 2016

Weekend à 1000 #2 | CHALLENGE

 



   Salut à tous !
   Je vous retrouve aujourd'hui pour vous annoncer que je participe à la quatorzième édition du Weekend à 1000, organisé par Lili du blog Lili Bouquine que vous pouvez retrouver sur son blog ici, sur sa chaîne Youtube Lili Bouquine ainsi que sur le groupe Facebook du Weekend à 1000.

    Quel est le concept ? Lors d'un weekend, qui débute le vendredi à 19h00 et se termine le dimanche à 0h00, chaque lecteur se donne pour but de lire au moins 1000 pages pendant ce weekend. Le but du challenge est de se faire plaisir, au niveau lecture et livres, et cela permet aussi de faire baisser considérablement sa PAL, surtout si vous avez des petits livres qui restent coincés dans votre PAL, et que vous n'arrivez pas à sortir. 
   J'ai déjà participé une première fois au challenge en février dernier, lors de l'édition anniversaire des 3 ans du challenge. J'avais lu environ 850 pages, avec comme lectures The Book of Ivy et The Revolution of Ivy, les deux tomes de la duologie d'Amy Engel, et le tome 2 de Charley Davidson que j'ai déjà chroniqué ici  donc autant dire que je n'étais pas loin de réussir. Cette fois-ci, je suis déterminée à réussir mon challenge !


    Le challenge se déroule une fois par trimestre, et cette session débute le vendredi 13 mai à 19h00 et se termine le dimanche 15 mai à 0h00. Je fais cet article pour vous présenter ma PAL. Au fur et à mesure que j'avancerai dans le challenge, je viendrai barrer un titre, et je ferai le récit de la façon dont j'ai vécu mon challenge jour après jour.

   Voici donc ma PAL :
- La Quête d'Ewilan, tome 1 : D'un monde à l'autre, Pierre Bottero
- The Mortal Instruments, tome 1 : La Cité des Ténèbres, Cassandra Clare
- L'Epouvanteur, tome 1, L'apprenti épouvanteur, Joseph Delaney
- Aeternia, tome 2 : L'envers du monde, Gabriel Katz


   Pour un total d'un peu plus de 1000 pages, ce qui me laisse de la marge pour réussir.

Je vais gagner cette fois. Deal with it.


   Voilà pour aujourd'hui ! Je vous retrouve la semaine prochaine pour le début du Weekend à 1000, et j'espère que je vous ai donné envie d'y participer car c'est un challenge qui me tient à cœur et que j'apprécie beaucoup.

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Vendredi 13 mai, 19h

18h50, prête à lire avec ma PAL et mon mug Harry Potter rempli de thé.


   Je ne suis pas chez moi pendant les vacances, et puisque j'ai fini mes partiels, je suis rentrée chez mes parents. Il semblait alors difficile de réaliser un Weekend à 1000 alors que je suis entourée de mes parents et de mon chien qui, lui, se fiche comme d'une guigne que je doive accomplir l'exploit de lire 1000 pages dans le weekend. A 19h, alors, je vais m'isoler un peu dans ma chambre et commence avec La Quête d'Ewilan. J'avance plutôt bien jusqu'à 20h, je lis environ un tiers du livre (100/311 pages), puis je pose le bouquin pour aller manger. J'abandonne la lecture pour le reste de la soirée, puisqu'il y a Koh Lanta à la télé (j'aurais mieux fait de lire, soit dit en passant). Puis j'enchaîne en regardant l'épisode 03x15 de The 100, qui était vraiment très bon comme d'habitude, j'ai hâte de voir le dernier la semaine prochaine. Je pars ensuite me coucher, je lis 50 pages de plus avant de dormir. J'aurais lu 150 pages.

Samedi 14 mai, 10h30

   Réveil à 10h30 le samedi matin, je continue ma lecture de La Quête d'Ewilan, j'atteins les 200/1000 pages avant de me lever. Je n'avais rien de prévu ce jour-là, autant dire que j'ai pu lire tout mon soûl. Je finis le tome 1 de La Quête d'Ewilan en début d'après-midi, arrivant ainsi à la somme de 311/1000 pages du challenge. J'enchaîne aussitôt avec le dernier tome d'Aeternia que je continue jusque tard dans l'après-midi, en faisant des pauses Twitter/Youtube de temps en temps. J'arrive au milieu du roman en fin de journée, m'amenant à un total de 517/1000 pages. La réalisation du challenge semble alors assez compromise, puisqu'il me reste la moitié à parcourir en une seule journée.

 16h, je suis rejointe par un animal un peu envahissant et curieux.

Dimanche 15 mai, 12h

Cela semble d'autant plus compromis que le lendemain je me réveille à 12h. En plus je devais faire quelques courses dans l'après-midi, alors je pouvais l'oublier, mon challenge. Je finis contre toutes attentes Aeternia en fin d'après midi et m'empresse d'enchaîner avec les 299 pages restantes dans The Mortal Instruments et les lis en une heure à peine. Je finis donc mon challenge tranquillement en fin de journée.

J'ai finalement lu La Quête d'Ewilan et Aeternia dans leur intégralité ainsi que la moitié du premier tome de The Mortal Instruments au cours de ce weekend.
   Voilà pour aujourd'hui ! J'espère que ce challenge en ma compagnie vous aura plu, n'hésitez pas à laisser un commentaire sous l'article pour me le dire, et à bientôt pour la prochaine édition du Weekend à 1000 ou un autre challenge !

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans un prochain article !

jeudi 5 mai 2016

Buffy contre les vampires | Chronique série

Titre original : Buffy the Vampire Slayer
Créée par : Joss Whedon
Origine : Etats-Unis
Première diffusion : 1996
Sur : Warner Bros, UPN (USA) ; Série Club, M6, 6ter (France)
Vue en : VF, VO, VOSTFR
S'étend sur : 7 saisons + comics, 144 épisodes
Statut : Terminée depuis 2003
Avec : Sarah Michelle Gellar, Alyson Hannigan, Nicholas Brendon, Anthony Stewart Head, James Marsters, David Boreanaz, Charisma Carpenter, Emma Caulfield, Seth Green, Michelle Trachtenberg, Amber Benson, Eliza Dushku ...

   Pitch : Buffy Summers est une jeune fille de 16 ans pas comme les autres. Elle a été élue pour être la Tueuse, la seule et l'unique à avoir la force et l'adresse pour vaincre et tuer les vampires et les démons. Avec l'aide de ses amis Willow et Alex, et de son Observateur Rupert Giles, elle devra se battre contre les forces du mal qui menacent Sunnydale.
 " In every generation, there is a Chosen One. She alone will fight against the vampires, the demons, and the forces of darkness. She is the Slayer."
  Salut à tous !

   Je me sens particulièrement productive en ce moment, et j'ai envie de beaucoup écrire pour le blog, ce qui est doublement cool, puisque moi je m'éclate à écrire, et vous, vous vous éclatez à me lire, n'est-ce pas génial ?
   Aujourd'hui, j'ai décidé d'ouvrir une nouvelle rubrique sur le blog, et de vous parler d'un autre sujet que les livres, mais qui me passionne tout autant : les séries télévisées. Je regarde énormément de séries, et ce depuis toute petite (ceux qui se souviennent de la Trilogie du Samedi, vous êtes les vrais) et je commence cette nouvelle rubrique en vous parlant de ma série préférée : Buffy contre les vampires, ou Buffy the Vampire Slayer en VO. C'est parti ! 

   Attention : cette chronique est susceptible de contenir des spoilers. Ils ne seraient bien sûr pas explicites, mais certaines tournures de phrases, certains temps de verbes peuvent vous dévoiler des choses sur l'intrigue. Vous la lisez à vos risques et périls, si vous n'avez jamais vu la série. Bonne lecture à ceux qui continuent, et à bientôt peut-être pour les autres !

    Oui, Buffy. On est parti.
   
   Buffy est une série particulièrement originale, car elle est très culottée et brise énormément de codes. Rien que la première scène nous montre un des credos de la série : il ne faut pas se fier aux apparences. Elle débute au lycée de Sunnydale, en Californie, de nuit. Une jeune fille et un jeune homme entrent par effraction dans le lycée. Tout, dans cette scène, porte à croire que le jeune homme nourrit des pensées peu catholiques envers la jeune fille, et est dangereux. Mais finalement, la fille se révèle être un vampire, et mord le cou du garçon. Écran noir, puis générique. En une scène, la série brise les codes du film d'horreur classique : la jeune fille, blonde, sans défenses, qui se fait tuer ou manger par le méchant, est en fait terriblement forte. C'est d'ailleurs toujours une fille qui incarne la Tueuse, jamais un homme. Et Buffy Summers incarne à merveille la blonde frêle en apparence, mais forte et courageuse en réalité. C'est une série très féministe et moderne, surtout pour les années 90, et surtout pour une série dirigée et réalisée par un homme. 

   Buffy elle-même est une Tueuse pas comme les autres : la Tueuse est censée être solitaire, ne pas dévoiler son statut, se consacrer uniquement à sa mission, etc. Mais Buffy montre dès les premières saisons qu'elle est finalement une jeune fille qui aspire à être comme les autres : elle veut aller au lycée, avoir des amis, aller au bal du lycée avec son copain, et même faire ses devoirs en fin de journée (bon, peut-être pas le dernier point, faudrait tout de même pas exagérer) mais son destin la rattrape toujours : elle finit par entraîner ses amis dans son combat, fréquente les créatures de la nuit, sèche le lycée pour traquer les forces du mal... Il est difficile de concilier sa vie de Tueuse et sa vie de lycéenne, et ça va être un schéma récurrent dans les premières saisons. 

   Ce qui est bien, avec Buffy, c'est que la série offre des personnages complexes et profonds, qui ont droit à une belle évolution chacun tout au long des sept saisons de la série. Nous pouvons prendre deux exemples particulièrement significatifs : les personnages de Willow et Spike. 
   Willow est, au début de la série, une jeune fille un peu fragile, qui se fait bousculer par la reine des abeilles du lycée, Cordelia Chase, considérée comme la fille timide et bizarre car elle est toujours plongée dans les livres, est particulièrement douée en informatique et est surdouée. Elle est amoureuse de son meilleur ami, mais n'ose pas le lui dire, pendant que celui-ci tombe amoureux de toutes les autres filles (Buffy, Cordelia...) sans la voir, elle. Au fur et à mesure que les saisons défilent, elle va commencer à s'affirmer, surtout à travers l'étude et la pratique de la magie, à se découvrir elle-même (elle découvre notamment qu'en plus d'aimer les hommes, elle aime aussi les femmes) et d'une certaine manière à mûrir, jusqu'à devenir la plus puissante de tous. 

  Elle prend la confiance, la p'tite rouquine.

  Spike est un vampire qui apparaît à la saison 2. Il est assez différent des autres, car, bien qu'ayant perdu son âme en devenant démoniaque il conserve des capacités à comprendre les sentiments humains, et il a une certaine clairvoyance en ce qui concerne les relations entre les personnages de la série (sa tirade sur le couple Buffy/Angel qui refusent de reconnaître qu'ils sont plus qu'amis est très significative à ce propos.). 


 Spike, le meilleur d'entre tous, et le plus clairvoyant.

   Spike est, dans la saison 2, présenté comme le grand méchant (big bad) de la saison, avant un retournement de situation inattendu vers le milieu qui change la donne. Il est particulièrement drôle, ce qui fait qu'il était particulièrement apprécié par le public, et qui a décidé Joss Whedon à le garder dans la série, alors qu'il aurait dû mourir lors de cette saison 2. Il a bien fait, car Spike nous offre une des plus belles évolutions toutes séries confondues : de grand méchant et menace qui a tué déjà deux Tueuses, il va passer par plusieurs phases de changements : il va d'abord devenir incapable de faire du mal à des humains, et être obligé de se rabattre sur des démons pour continuer à faire le mal (alors qu'il fera le bien malgré lui), jusqu'à ce que ses sentiments envers Buffy changent et qu'il se sente capable de commencer une rédemption : en allant récupérer son âme, il commencera à faire le bien autour de lui, et cette fois-ci de son plein gré.  

   Buffy est une série qui fait du bien, car on peut s'identifier aux personnages : mis à part les vampires, les trucs de Tueuse, et la mission, ces personnages ont les même problèmes que nous : ils vont au lycée, ont des amis, des ennemis, doivent concilier leur vie sociale avec leur vie familiale, etc... Je me souviens d'un épisode où Buffy avait deux problèmes à résoudre : l'arrivée d'un nouveau vampire puissant en ville, Spike, et la préparation de la journée parents-profs au lycée dont le proviseur lui avait donné la charge. C'est typiquement le cas de beaucoup d'épisodes de Buffy : outre les problèmes de démons, elle doit également résoudre ses problèmes de la vie quotidienne.  Le problème de certaines séries surnaturelles actuelles et étiquetées "pour ados", c'est qu'il est difficile de s'identifier aux personnages, car il n'ont pas les mêmes problèmes que nous : dans Vampire Diaries par exemple, on ne sait rien de la vie quotidienne d'Elena et de ses amis, ils sont toujours en train d'accomplir des exploits surnaturels, ou d'affronter des vampires... ils sont juste étiquetés "vampires", "loups-garous" "sorcières"...  Même lorsqu'ils se comportent comme des ados normaux (car, oui, on l'oublie, mais ce sont des adolescents), comme lorsqu'ils organisent des (trop nombreuses) fêtes, celles-ci servent un évènement surnaturel : les héros tentent d'empêcher un méchant d'accomplir ses desseins, ou alors un élève meurt dans des circonstances inquiétantes, etc... Ces personnages sont là pour être ce à quoi ils servent, au lieu d'être de vrais êtres vivants à part entière. On ne peut pas vraiment s'identifier à 100% à ces personnages, pas comme avec Buffy.

   Ma saison préférée de Buffy contre les vampires est la saison 6, car c'est typiquement LA saison dans laquelle Buffy doit concilier sa mission de Tueuse avec tout le reste : ses problèmes d'argent, sa fonction de tutrice de sa sœur, ses relations, amoureuses ou non. C'est également une saison beaucoup plus sombre, qui mène à une réflexion sur les addictions en général : Willow avec la magie, Buffy avec la recherche de sensations, Dawn et sa kleptomanie, même si cette dernière n'est pas une addiction à proprement parler. 

   Buffy est une série culte, qui a à son actif quelques uns des épisodes les plus célèbres et les plus innovants de la télévision : dans la saison 4, il y a le brillant Hush, un épisode qui réalise l'exploit de ne pas avoir de dialogues pendant 20 minutes, et qui est magnifiquement orchestré, et souvent drôle car il y a de nombreux quiproquos hilarants. C'est un très bon épisode à regarder les soirs d'Halloween, toutes lumières éteintes.


Buffy voulait évidemment signifier qu'elle allait poutrer du méchant, qu'imaginez-vous donc ?

   Il y a également l'onirique Restless, dont la réalisation est digne du meilleur David Lynch (le réalisateur de Twin Peaks). Dans la saison 6, il y a l'épisode Once More, With Feeling, qui est un épisode qui parodie les comédies musicales et dans lequel Anthony Stewart Head et James Marsters peuvent donner libre cours à leur talent musical.

   En résumé, Buffy est une excellente série dans laquelle il y a des personnages fantastiques et une histoire très intéressante et bien construite. C'est la première série télévisée dans laquelle deux filles ont pu échanger un baiser, et la première à montrer une relation sexuelle saphique à l'écran ce qui montre une grande modernité, surtout en provenance d'une série des années 90 et de la part d'un homme. Par ailleurs, l'annonce de l'homosexualité de Willow (ou sa bisexualité, c'est quelque chose qui est resté flou dans la série) a été très bien accueillie par le public, et le couple Tara/Willow est un des couples les plus appréciés toutes séries confondues. Ça fait du bien de voir des personnages féminins forts, presque omniprésents et jamais effacés par les personnages masculins. Je vous conseille vivement de regarder la série, car elle en vaut vraiment le coup, malgré des effets spéciaux un peu dépassés maintenant, elle reste une série extrêmement moderne et fait montre d'une grande ouverture d'esprit pour son époque. Par ailleurs, vous pouvez découvrir à quel point Buffy c'est fantastique, en allant voir la chaîne de podcasts sur Youtube, exclusivement dédiée à Buffy, qui s'appelle Pourquoi Buffy c'est génial.

  
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mercredi 4 mai 2016

The 100, la trilogie : Les 100, 21è Jour, Retour

Auteur : Kass Morgan
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Parution : 22 Janvier 2014
Genre : SF

Résumé :  Personne n'a posé le pied sur Terre depuis des siècles... jusqu'à aujourd'hui.

Depuis qu'une guerre nucléaire a ravagé la planète, l'humanité s'est réfugiée dans des stations spatiales en orbite à des milliers de kilomètres de sa surface radioactive. Aujourd'hui, cent jeunes criminels sont envoyés en mission périlleuse : recoloniser la Terre. Cela peut leur donner une chance de repartir de zéro... ou de mourir dès leur arrivée.
Clarke a été arrêtée pour trahison, mais son véritable crime continue de la hanter au quotidien. Wells, le fils du Chancelier, est venu sur Terre pour ne pas être séparé d'elle, cette fille qu'il aime plus que tout. Mais saura-t-elle un jour pardonner son parjure aux conséquences fatales ? Bellamy, au tempérament de feu, a tout risqué pour rejoindre Octavia à bord de la navette : tous deux sont les seuls frères et soeurs que compte encore le genre humain. Glass, elle, a accompli la manoeuvre inverse et est parvenue à rester à bord de la station. Elle va vite comprendre que les dangers qui la guettent sont au moins aussi nombreux que sur Terre.
Face à un monde hostile ou chacun reste rongé par la culpabilité, les 100 vont devoir se battre pour survivre. Ils n'ont rien de héros, et pourtant, ils pourraient bien être le dernier espoir de l'humanité.
   Aujourd'hui, je vais pour la première fois parler d'une trilogie littéraire qui m'a beaucoup déçue. Je ne le fais pas souvent, parce qu'il y a peu de livres que j'ai peu aimés, mais c'est aussi intéressant pour vous je pense de lire des avis négatifs ou mitigés sur certains livres, pour savoir ce qui, à notre sens, fait un bon livre, et ce qui fait qu'un livre est mauvais.
   En fait, cette trilogie m'a déçue parce que je suis une fan inconditionnelle de la série adaptée des livres de Kass Morgan, The 100, réalisée par Jason Rothenberg. Je vous ferai d'ailleurs peut-être une chronique série un jour pour vous en parler. Aujourd'hui, nous nous concentrerons sur les livres, même si je ferai sans doutes quelques comparaisons avec la série.

   Cette trilogie a pour particularité de présenter un récit pluri-narratif (je ne sais pas si le mot existe, mais il me plaît beaucoup) c'est-à-dire qu'il présente plusieurs points de vue, ceux de quatre personnages : Clarke, Bellamy, Wells et Glass. C'est une bonne idée, sachant qu'il y a plusieurs histoires qui se déroulent en même temps, et cela permet de complexifier une histoire : d'un côté il y a les 100 jeunes envoyés sur Terre pour vérifier que les conditions de vie sur la planète sont de nouveau optimales, et de l'autre, le reste de la population toujours sur l'Arche qui attendent de voir s'ils peuvent rejoindre les premiers sur Terre. 
   Nous avons donc le point de vue de Glass qui est restée sur l'Arche, et celui des trois autres, sur Terre, qui mènent tous un combat différent : Clarke fait en sorte de sauver sa meilleure amie qui s'est blessée dans le crash de leur navette, Bellamy essaie de veiller sur sa soeur Octavia et Wells... Et bien, c'est Wells, quoi. C'est une des premières choses que je n'aime pas dans ce roman : le personnage de Wells. Wells est le fils du chancelier Jaha, et l'ex-petit ami de Clarke. Celle-ci a rompu avec lui quand elle a appris qu'il avait trahi un secret qu'elle lui avait révélé et qui a entraîné la condamnation à mort de ses parents. Son seul objectif sur Terre, c'est de reconquérir Clarke. Son rôle dans la trilogie est presque réduit uniquement à ça, ce qui est quand même légèrement dégradant pour le personnage, qui en tant que fils de celui qui a condamné ces 100 "enfants" et les a envoyés sur Terre comme cobayes, aurait pu avoir une trame plus intéressante. Mais non. Donc, c'est un point qui m'a déçue dans le roman, et je me disais à chaque chapitre de Wells "Oh naaaan... pas lui, s'il vous plaît...". Bref.

   J'ai un avis mitigé sur les personnages de Clarke et Bellamy. J'aime beaucoup le caractère de Bellamy, il apporte un peu d'humour à l'histoire, et il est touchant avec sa sœur, et Clarke est un personnage qui a des connaissances bien pratiques en médecine. Leur histoire à tous les deux est intéressante, mais je trouve les personnages assez stéréotypés. En effet, Clarke est très (trop) souvent assimilée à la demoiselle en détresse, et doit être sauvée à plusieurs reprises, par des hommes bien sûr, ce qui m'a beaucoup dérangée. En comparaison, la Clarke de la série est beaucoup plus forte et indépendante, elle sait se défendre seule et est un leader naturel. D'une certaine manière, je préfère les personnages de la série, et non des livres. Le personnage de Bellamy, dans la série, est un personnage bien plus profond que dans le livre, et il a une superbe évolution dans la série.
   En revanche, j'aime beaucoup le personnage de Glass. C'est une jeune fille qui a enduré beaucoup de choses dans sa vie, mais qui reste forte malgré tout.

   Il y a un autre problème avec cette trilogie, c'est que j'ai l'impression que l'histoire a été bâclée, au profit des relations entre les personnages, ce qui n'est pas une bonne chose. Un bon roman doit présenter une histoire bien construite, bien développée avec des personnages forts, intéressants et complexes, et c'est en fonction de cette histoire bien construite que l'on peut développer les relations entre les personnages, pas l'inverse. Sinon, l'auteur oublie son histoire, et bâcle le tout, ce qui est très frustrant pour le lecteur. J'ai d'ailleurs lu toute la deuxième partie du dernier tome en diagonale. Voyez par vous-même : j'ai beaucoup plus analysé les personnages que l'histoire dans cette chronique, parce que les seules choses qui paraissent intéressantes dans cette trilogie, ce sont les relations entre les personnages, et ce n'est pas forcément ce que je recherche dans une histoire de science-fiction. Pas en premier lieu en tous cas. 

   En conclusion, je dirai simplement que c'est une bonne chose que j'ai découvert la série avant les romans, car les romans seuls ne m'auraient pas incités à la regarder. Au final, la série est bien meilleure que les romans, et je vous conseille plutôt celle-ci. J'ai la ferme impression que Jason Rothenberg a en fait rectifié la trilogie en l'adaptant : il a pris ce qui était bon dans les livres, c'est-à-dire les personnages, ou du moins certains d'entre eux, il en a créé d'autres, en a supprimé, et il a développé une intrigue qui, à mon sens, est bien plus intéressante que celle que propose Kass Morgan. 

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une prochaine chronique !

lundi 2 mai 2016

A Song of Ice and Fire, tome 1 : A Game of Thrones

Auteur : G.R.R. Martin
Edition : J'ai lu
Parution : 1996
Genre : Fantasy médiévale, aventure, politique

Résumé : Sur une terre où l'été peut durer des décennies et l'hiver toute une vie, le fléau se prépare. Le froid revient, et dans les vastes étendues glacées du Nord de Winterfell, de sinistres et surnaturelles forces s'amassent au-delà du Mur qui protège le royaume. Au centre du conflit se tiennent les Stark de Winterfell, une famille aussi rigide et inflexible que la terre sur laquelle ils sont nés. Voici une histoire de seigneurs et de dames, de soldats et de sorciers, d'assassins et de bâtards, qui vivent ensemble en un temps de sinistres présages. Entre complots et stratégies, tragédies et trahisons, victoires et terreurs, le sort des Stark, de leurs alliés et de leurs ennemis pend périlleusement à une balance, alors que chacun s'efforce de gagner le plus mortel des conflits : the Game of Thrones.

"When you play the Game of Thrones, or you win, or you die, there is no middle ground" 
 Cersei Lannister

   S'il y a quelque chose que j'adore faire, c'est parler d'un livre alors que son adaptation est en cours. Ça fait aujourd'hui une semaine que la saison 6 de Game of Thrones a commencé, alors j'ai décidé de choisir ce moment-là pour vous parler de ma lecture du tome 1, A Song of Ice and Fire : A Game of Thrones ou Le Trône de Fer en français. Are you ready ?

En tous cas, Jon Snow l'est.

   J'ai découvert la saga il y a dix ans, et j'ai adoré le premier tome. Le deuxième un peu moins, et j'ai donc laissé tomber la saga jusqu'à ce que j'apprenne par une amie au début du lycée que la saga connaissait une adaptation en série télévisée, que je me suis empressée de commencer, ce qui m'a donné envie de continuer à lire les livres. A l'heure actuelle, je suis tellement fan que j''ai lu la saga littéraire trois fois, dont une en version originale.
   Game of Thrones, même si j'ai envie de le recommander à tout le monde, n'a pas un univers simple. C'est un monde complexe, avec une carte différente de notre monde, et un nombre incalculable de personnages dont il faut retenir les noms, les emplacements, les relations, les ennemis, les alliés... Bref, c'est tout un imbroglio, mais il faut s'accrocher. Sans compter que la saga possède évidemment sa propre mythologie, il y a une histoire complexe qui a mené au début du premier tome, et qui est dévoilée au compte-gouttes tout au long de la saga. Donc, si vous avez une mémoire qui flanche, vous pouvez toujours tenter, mais si vous ne vous y retrouvez pas, vous pouvez toujours regarder la série en même temps, ça m'a beaucoup aidée à rentrer tous les noms dans ma tête, ça aide quand on peut poser un visage sur un nom. Ou alors, lisez-le en lecture commune, car à deux, on est plus forts !

   Alors bien entendu, si vous êtes du genre à vous attacher aux personnages dans les romans, séries, films ou que sais-je encore, ne vous torturez pas en lisant Game of Thrones, vous ne ressortiriez pas vivants de votre lecture. (Non, je ne fais pas dans le mélodrame, ok ?). Bon d'accord, j'exagère juste un tout petit peu, mais la saga est connue pour ne faire de cadeaux à personne. En cela, elle est très réaliste : personne, pas même celui dont on croit qu'il est le personnage principal, ne peut échapper à la mort, elle peut arriver à tout instant et s'abattre sur n'importe qui, et c'est un peu ça la vie : parfois, on meurt sans avoir eu le temps d'achever ce que nous devions faire, comme dans Game of Thrones.
    
   Le plus fort de Game of Thrones, c'est que c'est un monde extrêmement complexe, mais qui reste cohérent malgré tout. De plus, l'auteur s'inspire énormément de l'histoire de l'Europe médiévale et de ses personnages historiques pour enrichir sa saga : il y a des références à la Guerre des Deux-Roses, certains personnages rappellent Néron et Caligula, les deux empereurs romains si violents, fous et despotiques, etc. G.R.R. Martin a mené un vrai travail d'investigation pour que toute sa saga repose sur des bases solides, tout en faisant appel à son imagination fertile.

  C'est également une très bonne saga, car elle permet de voyager dans des contrées sublimes et surtout, très différentes les unes des autres. Lors d'un chapitre, nous pouvons retrouver nos personnages dans une ville de bord de mer, sous un soleil de plomb, et le chapitre suivant, nous nous retrouvons sur les terres sauvages et glacées du Nord, ou alors carrément sur un autre continent. C'est cette diversité de paysages qui donne une grande partie de son charme à la saga.
   
    Le problème de cette saga, c'est qu'on ne peut pas expliquer de quoi elle parle, car on s'y perd devant sa complexité, ni en faire un résumé qui lui rende totalement justice. Tout ce que je peux faire, c'est vous dire que si vous aimez la fantasy, que les scènes violentes et sanglantes ne vous révulsent pas, ou encore que vous avez envie de découvrir une saga géniale, lisez Game of Thrones.


Je pense que Tyrion devrait suffir à vous convaincre.

https://buffyslibrary.blogspot.fr/search/label/Coup%20de%20c%C5%93ur

lundi 25 avril 2016

Charley Davidson, tome 3 : Troisième tombe tout droit

Auteur : Darynda Jones
Edition : Milady
Parution : 2012
Genre : Bit-lit

   Résumé : Moi c'est Café... euh, Charley. Et il me faut plus de café. Le sommeil, c'est l'angoisse : Reyes, le fils du Diable chaud comme l'enfer que j'ai emprisonné pour l'éternité, hante mes cauchemars. Je crois qu'il me hait. Mais est-ce que les criminels accepteraient de me laisser tranquille le temps que je règle ça ? Bien sûr que non. Un type veut que j'enquête sur sa femme disparue... sauf que je suis sûre que c'est lui qui a fait le coup. Si j'arrive à m'injecter le café en intraveineuse, je devrais pouvoir le prouver. Sauf si mon grincheux de père revient à la charge pour me faire changer de métier parce que détective privé c'est trop dangereux. Bon, d'accord, je manque de me faire tuer une fois par semaine, mais c'est pas une raison. Je suis super comme détective... et comme Faucheuse ! Café ?
   On se retrouve aujourd'hui pour un nouvel épisode des aventures de Charley, et comme je suis sympa, et que moi aussi je déteste les spoilers et j'ai envie d'enrouler de scotch la maison de quiconque me spoile (coucou, le pauvre idiot qui m'a spoilé le dernier épisode de la saison 5 de Game of Thrones !) je vous invite à aller lire ma chronique sur le tome 1 ici.

   Comme d'habitude, notre héroïne est dans un sacré pétrin. Déjà, la pauvre ne peut pas dormir, et ce depuis une semaine déjà, car quand elle ferme les yeux, elle se retrouve avec Reyes dans ses rêves, et ni l'un ni l'autre n'est heureux de s'y trouver. En plus, elle doit la jouer fine sur son enquête, car elle est persuadée que son client, pour lequel elle est chargée de retrouver la femme, a tué cette dernière.

   J'ai trouvé ce tome excellent, peut-être encore meilleur que les précédents, car il est riche en rebondissements et en coups de théâtre, qui laissent le lecteur abasourdi. Je vous le dis tout net, j'ai commencé le livre la semaine dernière, j'ai dû le reposer cette semaine à cause de mes révisions de partiels, et j'ai eu le malheur de le reprendre hier soir, la veille du premier partiel (qui s'est plutôt bien passé, ma foi) pour me changer les idées. J'ai pas lâché le livre jusqu'à la fin, et j'ai dévoré les 150 dernières pages qu'il me restait sans me soucier de l'heure qu'il était.

   La relation entre Charley et Reyes est plus électrique que jamais. En effet, dans le tome précédent ( chronique ici ), Charley a entravé Reyes dans son corps physique, ce qui a rendu ce dernier légèrement furax. Du coup on assiste à de nombreuses altercations entre les deux personnages, dû à un manque de confiance l'un dans l'autre.
   L'apparition de nouveaux personnages est très appréciable, j'ai été étonnée d'ailleurs qu'on finisse par les rencontrer. Et notamment, l'arrivée d'un personnage particulièrement important pour l'histoire va venir bouleverser tout ce que l'on croyait savoir à propos de cette série.

   J'adore vraiment cette série, et j'ai envie de la conseiller à tout le monde et que le monde entier en entende parler. Darynda Jones arrive à réinventer son histoire à chaque tome. On pourrait penser que les tomes s'accumulent et se ressemblent les uns les autres, comme beaucoup de séries policières que l'on peut voir à la télévision et qui fonctionnent toujours sur les mêmes motifs, ici, ce n'est pas le cas, et même les scènes que l'on retrouve à chaque tome sont très différentes les unes des autres. Bref, j'ai vraiment apprécié ce livre, et cette série se bonifie de tome en tome, à mon avis.

  Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt pour une prochaine chronique !

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