vendredi 21 avril 2017

13 Reasons Why | Chronique Série

Titre original : 13 Reasons Why
Créée par : Brian Yorkey
Origine : États-Unis
Genre : Drame
Première diffusion : 31 mars 2017
Sur : Netflix
Vue en : VOSTFR
S'étend sur : 1 saison, 13 épisodes
Statut : En production
Avec : Dylan Minnette, Katherine Langford, Christian Navarro, Alisha Boe, Brandon Flynn, Justin Prentice, Miles Heizer, Ross Butler, Devin Druid, Amy Hargreaves, Derek Luke, Kate Walsh...
   Pitch : Clay Jensen, un lycéen de 17 ans, reçoit chez lui une boîte à chaussures pleine de cassettes. Ces cassettes proviennent d'une de ses amis, Hannah Baker, qui a récemment mis fin à ses jours. Elle contiennent les treize raisons pour lesquelles Hannah Baker s'est suicidée, et correspondent chacune à une personne liée à Hannah d'une manière ou d'une autre que chacun va pouvoir découvrir.

   13 Reasons Why est une série de Netflix, adaptant le roman de Jay Asher Treize raisons (13 Reasons Why en version originale). Elle débute quelque temps après un évènement épouvantable qui est arrivé au lycée Liberty : une de ses élèves, Hannah Baker, a mis fin à ses jours. C'est apparemment une surprise, et personne ne comprend exactement ce qui est arrivé à cette fille. Cependant, certains élèves ont un comportement quelque peu étrange avec le personnage que l'on suit tout au long de la série, Clay Jensen, un élève pas très raccord, un peu différent des autres, il rappelle un peu Charlie de The Perks of being a Walflower, aussi bien physiquement que dans le comportement. Que ce soit Justin, un sportif du lycée, Courtney, une fille qu'il connaît à peine, ou encore Tony, qui lui propose l'air de rien de le ramener après les cours et de lui faire écouter des cassettes audio, un objet obsolète maintenant, chacun se comporte bizarrement en sa présence.



   C'est parce que Clay est le prochain qui doit recevoir les cassettes, dernier "cadeau" de Hannah Baker qu'elle a enregistré quand elle était encore vivante. Et évidemment, chacun de ceux qui les ont écoutées avant lui guette sa réaction, qui risque de faire des étincelles, puisqu'il était le plus proche de Hannah. Clay découvre vite que chacune des treize personnes qui font l'objet de ces cassettes ont un rapport avec la décision que Hannah a prise de mettre fin à ses jours. Chaque épisode de la série correspond donc à une face d'une cassette, qui va raconter un épisode de la vie de Hannah, ses joies, ses peines, ses peurs, et chaque parole d'Hannah est un cri de désespoir et de détresse à ceux qui n'ont pas su tirer la sonnette d'alarme quand il était encore temps. La question est : pouvaient-ils vraiment faire quelque chose ? 
    J'ai entendu beaucoup de personnes sur les réseaux sociaux dire par exemple que si Clay avait pu dire à Hannah qu'il l'aimait, elle aurait pu s'en sortir. Je n'en suis pas si sûre. Je ne suis pas suicidaire et je ne connais pas des personnes qui le sont, mais je connais des personnes dépressives, et croyez moi, l'amour, ça guérit pas la dépression, alors j'imagine que ça guérit pas non plus les idées de suicide.



   Il y a cependant quelque chose dans la réalisation de la série qui peut nous faire penser qu'il y a un temps où il était possible de la sauver, et un autre où il était trop tard. La série joue sur les altérations du physique de leurs personnages pour définir différentes périodes : au début de la série, Clay a un accident de vélo et se blesse à la tête. Ça semble être une scène "anodine" qui n'est plus mentionnée pendant le reste de la série, mais cette blessure à la tête sert au spectateur pour déterminer si la scène qu'il voit se situe dans le passé ou dans le présent, et ainsi reconstituer le puzzle de cette narration éclatée. C'est une façon intéressante de guider le spectateur dans les différentes périodes évoquées tout au long de la série. Il y a un moment de ce genre dans la série qui concerne Hannah, un changement de physique, qui serait à mon avis le moment charnière où Hannah ne pouvait plus revenir en arrière sur sa décision. Ce moment de la série est aussi celui où arrivent sans doute les épisodes qui narrent les moments les plus graves dans la vie d'Hannah et ses camarades.



   En ce qui concerne les acteurs, je pourrais dire qu'ils sont tous très bons, surtout pour une teen serie. Je pense que Katherine Langford est absolument parfaite dans le rôle de Hannah, a une bonne dynamique avec Dylan Minnette, et a su moduler son jeu d'actrice en fonction des nuances de son rôle de jeune fille pleine de vie, qui aime la vie, mais qui pense que la vie ne l'aime pas, et elle est vraiment touchante. J'ai aussi été ravie de voir Keiko Agena dans le rôle de la prof Madame Bradley, ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vue dans une nouvelle série et ça fait du bien. Et j'ai adoré voir Kate Walsh dans le rôle de la mère de Hannah, c'est une excellente actrice que j'adore, et qui avait joué également dans Lost et Once Upon a Time.



   A l'heure actuelle on ne sait pas encore si la série va être renouvelée pour une saison 2, mais Brandon Flynn, l'acteur qui joue Justin dans la série, semble être confiant. Très honnêtement, je pense que je préfèrerais que la série s'arrête là. Toute l'histoire a été racontée, on connaît tout le récit de Hannah, et le dernier épisode offre une fin très satisfaisante. Pour moi, continuer la série n'aurait aucun sens, et donnerait une saison médiocre, ce qui serait dommage. Je vous conseille néanmoins fortement de regarder cette première saison qui offre un tableau à mon avis très juste de ce que peuvent vivre certains lycéens harcelés par leurs camarades, que personne n'écoute, que personne n'entend, et qui finissent par prendre des décisions irréversibles.



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mercredi 12 avril 2017

The IT Crowd | Chronique Série

Titre original : The IT Crowd
Créée par : Graham Linehan
Origine : Royaume-Uni
Genre : Sitcom
Première diffusion : 3 Février 2006
Sur : Channel 4
Vue en : VOSTFR
S'étend sur : 4 saisons, 25 épisodes
Statut : Terminée depuis le 30 juillet 2010
Avec : Katerine Parkinson, Chris O'Dowd, Richard Ayoade, Matt Berry, Christopher Morris, Noel Fielding
   Pitch : Jen est affectée au service informatique (IT) de Reynholm Industries alors qu'elle a aucune compétence dans le domaine, bien que son CV affirme le contraire. Les deux principaux agents de l'IT avec qui elle doit travailler, Roy et Moss, sont des caricatures de geeks et de nerds.

    The IT Crowd est une série qui propose un concept très simple : elle raconte l'histoire du service informatique d'une grande entreprise londonienne, dans lequel Roy et Moss, deux employés de l'IT, travaillent. Ce sont des caricatures de geeks et de nerds, méprisés par les autres employés qui n'ont d'autres choix que de les garder parce qu'ils sont les seuls à savoir réparer les ordinateurs, et sont complètement et socialement inadaptés.



   La série commence le jour où Jen est embauchée pour devenir la cheffe du département informatique de cette entreprise. Jen est très sociable, un peu superficielle, et est horrifiée quand elle voit dans quelles conditions travaillent ses deux compagnons d'infortune, relégués au sous-sol dans des bureaux encombrés. Et c'est cela qui va créer l'une des principales sources d'humour de la série : le décalage entre la personnalité enjouée et solaire de Jen, qui ne comprend rien aux ordinateurs, et celle plus bourrue et renfermée de Roy et Moss, parfaitement compétents dans leur domaine mais presque totalement à l'écart du reste du monde qu'ils ne comprennent pas et dont ils sont incompris. La série joue avec cela tout au long de ses vingt-cinq épisodes, et rend ainsi hommage à la communauté geek qui était presque un total mystère pour le monde en 2006.



   Il faut absolument que je présente ces trois personnages car ce sont eux les principaux vecteurs de l'humour de cette série. Jen est une jeune femme que l'on pourrait aisément caractériser de "fifille". Elle aime les chaussures, les vêtements et les jolis garçons. Mais alors elle est d'une vulgarité dans sa façon d'être et de faire les choses, qui casse complètement ce côté féminin caricatural et propose un décalage hilarant. Elle passe son temps à mentir et à se mettre dans des situations quasi inextricables à cause de ses mensonges, comme, se faire engager au service informatique alors qu'elle n'a aucune compétence dans le domaine, ou encore affirmer qu'elle sait parler italien pour une réunion avec un client de son entreprise alors qu'elle parle l'italien aussi bien qu'une loutre moldave.
   Roy est un informaticien irlandais fainéant, qui en fait toujours le moins possible dans son travail. il est souvent irascible et sarcastique, et aime les filles qui le lui rendent très mal, le trouvant bizarre, et ce malgré une socialisation bien plus poussée que ce que l'on s'attend de la part d'un geek d'habitude. Son univers, ce sont les ordinateurs, il est souvent d'ailleurs irrité de voir que l'utilité de ses compétences en informatique dans son métier se résument à demander aux personnes qui requièrent son aide s'ils ont bien appuyé sur le bouton pour allumer l'écran d'ordi. Il aime aussi les jeux vidéos et les comics, et passe son temps à manger de la malbouffe. Lorsqu'il est pris d'une émotion trop forte, sa voix devient suraiguë.
   Moss est certainement mon personnage préféré de toute la série. C'est un génie de l'informatique, il est ultra intelligent dans son domaine, mais pour tout le reste, c'est un enfant de 5 ans. C'est un trentenaire qui habite encore chez sa mère, et a une apparence classique de nerd : chemise à manches courtes boutonnée jusqu'au col, rentrée dans un pantalon trop court, et des lunettes à grosses montures. Il adore inventer des choses inutiles, comme une échelle pour papillons.



   Ce qui fait aussi l'humour de la série, ce sont ses running gags et l'humour nonsense purement anglais. On pense par exemple à la phrase qui est probablement la plus célèbre de la série : "Have you tried turning it off and on again ?" qui est basiquement la première et seule source d'ennui que les ordinateurs provoquent. C'est une phrase toute simple, mais qui devient une sorte de private joke entre la série et ses spectateurs. Cela montre aussi en réalité à quel point le service informatique de cette entreprise est presque complètement inutile à son fonctionnement. Ce qui laisse beaucoup de temps à Roy, Moss et Jen pour faire le plus de bêtises et d'absurdités possible. Comme... mettre le feu au département par exemple. c'est probablement la scène qui m'a fait le plus rire dans toute la série.


Cette scène est l'un des plus beaux exemples d'humour nonsense que j'ai pu voir dans une série anglaise. Après avoir laissé un fer à souder allumé dans les bureaux de l'IT, un feu se déclare, et la meilleure façon que Moss trouve pour appeler à l'aide c'est... d'envoyer un gentil mail au centre d'urgence, en prenant le temps de bien mettre son mail en forme, avec marques de ponctuation et de politesse, puis attendre qu'ils viennent éteindre le feu. Il y a beaucoup de manifestations d'un humour absurde de ce genre dans la série, mais cet épisode est sans doute celui qui m'a fait le plus rire.



   On trouve aussi un nombre assez incroyable de références geeks, et beaucoup de références au monde de la BD et du cinéma. Ne serait-ce que dans les tee-shirt geek que porte tout le temps Roy, et qui me font penser à moi parce que moi aussi j'en ai à la pelle de ce genre de tee-shirts, et qui montrent tour à tour : un alien de Space Invaders, le nombre 42, pour les fans de Douglas Adams, un niveau de Pac Man, un tee-shirt RTFM (read the fucking manual), etc. Dans le dernier épisode de la saison 2, Jen est remplacée par un répondeur appelé Jen2 (Gentoo) en référence à une distribution de Linux. Enfin, un épisode entier est consacré à un nouveau site, Friendface, qui est clairement une référence à Facebook.
   Dans le dernier épisode de la saison 1, quand Jen fait une appatition derrière la vitre de Bill Crouse en criant "Let me in !", il s'agit d'une référence à Wuthering Heights d'Emily Brontë, et on trouve des références à Docteur Jivago dans l'épisode où Moss rencontre un cuisinier allemand qui veut en fait le manger.

   The IT Crowd est une série sur les geeks au moment de l'émergence de la culture geek dans le monde, et a sans doute aidé à cette émergence à l'époque. Par ailleurs, anecdote assez sympa, un remake américain devait être lancé il y a quelques années, mais n'a pas abouti, et on pense que c'est ce projet qui a fini par donner naissance à la série The Big Bang Theory. La réussite de cette série fut sans aucun doute d'avoir pris pour sujet la culture geek et d'avoir carrément embrassé le sujet avant que celui-ci ne se soit perverti afin d'être mieux démocratisé. En tous cas, je vous conseille vivement de la regarder. Elle vous semblera sans doute un peu kitsch, et un peu vieillie, mais elle elle se dévore très vite, et vous allez adorer rire de ses personnages, et avec eux. 
  

samedi 8 avril 2017

Jessie

Auteur : Stephen King
Edition : J'ai lu
Parution originale : 1992
Genre : Horreur
   Résumé : Gerald Burdingame aime pratiquer des jeux sexuels pervers : il menotte sa femme Jessie à leur lit pour lui faire l'amour, ce dont elle se lasse grandement. Elle finit par refuser un jour dans leur résidence secondaire au bord d'un lac, ce que son mari refuse d'entendre. Elle va alors le repousser violemment d'un coup de pied, ce qui va mener Gerald à la crise cardiaque, puis jusqu'à la mort. Jessie se retrouve alors seule, nue, enchaînée à un lit dans une maison où personne ne peut l'entendre, à part ce chien errant en quête de repas et cet homme caché dans l'ombre qui la dévisage...

   J'ai retrouvé ce livre dans ma bibliothèque il n'y a pas très longtemps, et j'ai été surprise d'y voir une page cornée indiquant que je ne l'avais pas terminé. Surprise, parce que j'avais beaucoup aimé le début, et je ne comprenais pas ce qui m'avait fait reposer le livre à l'époque. Il y a des fois comme ça, on se demande ce qui nous passe par la tête. J'ai donc stoppé pour un instant ma lecture de Aurélien de Aragon, le temps de terminer enfin ce livre, et je vous en parle ici aujourd'hui.
    Ce roman est un quasi-huis clos, dont l'intrigue se passe, comme pour la plupart des romans de Stephen King, quelque part dans l'ouest du Maine, pas loin de la ville de Derry d'ailleurs, la ville qui accueille en son sein l'intrigue de Ça de Stephen King. Jessie Burdingame se retrouve bien démunie et se sent bien sotte quand, se rendant compte que son mari se fichait complètement du consentement de sa femme dans ses petits jeux sexuels, elle fut prise de panique et l'envoya bouler à l'autre bout de la pièce d'un coup de pied de bourricot qui l'envoya littéralement au septième ciel. Sauf que, du coup, y a plus personne pour venir desserrer ses menottes qui sont quand même sacrément bien serrées. C'est à ce moment que commence l'horreur pour Jessie, qui va passer les prochaines vingt-quatre heures à tenter de se libérer, repoussant les limites de son courage et de la folie tandis qu'elle se noie dans les différentes voix ovnis qui naissent peu à peu dans sa tête, faisant refleurir son passé traumatisant.

   Jessie est sans doute un des livres de Stephen King qui m'ont le plus fait sortir de ma zone de confort. Je sais que c'est un avis à double tranchant pour les lecteurs de ce livre, certains se sont profondément ennuyés, d'autres ont adoré, et je fais partie de la seconde catégorie de personnes.
   Le livre prend le point de vue de Jessie, et on ressent sa solitude et son angoisse croissantes au fur et à mesure que l'on tourne les pages. Après les 100 premières pages qui nous font entrer dans ce livre avec le synopsis que je vous ai décrit, il y a sans doute une question légitime à se poser : qu'est-ce que le maître du suspense a d'aussi intéressant à dire sur cette femme attachée à son lit qui mérite 300 pages ? L'histoire n'aurait-elle pas tendance à s'essouffler au bout de quelques dizaines de pages, étant donné l'unique personnage et le manque d'action ? Il n'en est rien en vérité, Sous sa surface de femme d'avocat désabusée et un peu superficielle se cache un personnage bien plus profond que cela, avec un passé traumatisant qui refait surface au plus mauvais moment de sa vie, amenant sur le tapis un thème cher à l'univers de Stephen King, et qui est l'enfance. Ce sont 300 pages de pure angoisse et parfois de gêne, questionnant les limites de l'instinct de survie sans cesse repoussées. J'ai senti une certaine intertextualité avec la série de films Saw, une quinzaine d'années avant la parution du premier film puisque celui-ci sort en 2004, mais ces derniers se seront peut-être inspirés de Jessie pour le concept. Est-ce que Jessie est vraiment prête à tout pour survivre, et se libérer, même à songer aux pires moyens ? Le suspense est parfois insupportable, et j'ai même dû poser le livre au moment du climax, parce que c'était trop, trop de détails macabres. Mais ça, c'est parce que je suis une petite nature. En parlant d'intertextualité, j'ai beaucoup aimé la référence à Ça vers la fin du roman, à propos de la créature que Jessie "croit" voir dans sa folie.
   Je terminerai cette chronique en vous partageant ce petit article sur lequel je suis tombée par hasard, annonçant le tournage d'une adaptation du roman Jessie de Stephen King par Mike Flanagan, qui devrait sortir en 2017. Apparemment, Stephen King a adoré ce qu'il en a vu, ce qui promet j'imagine un film d'une grande qualité et sans doute très angoissant, que j'ai hâte de voir !

mardi 4 avril 2017

How I Met Your Mother | Chronique Série

Titre original : How I Met Your Mother
Créée par : Carter Bays / Craig Thomas
Origine : Etats-Unis
Genre : Sitcom
Première diffusion : 19 septembre 2005
Sur : CBS
Vue en : VF, VOSTFR
S'étend sur : 9 saisons, 208 épisodes
Statut : Terminée depuis le 31 mars 2014
Avec : Josh Radnor, Alyson Hannigan, Jason Segel, Neil Patrick Harris, Cobie Smulders, Cristin Milioti
   Pitch : En 2030, Ted Mosby décide de raconter à ses deux enfants l'histoire de "la fois où il a rencontré leur mère". Elle commence en 2005, le jour où Marshall Eriksen, le meilleur ami de Ted, demande sa petite amie Lily Aldrin en mariage, de laquelle naît l'obsession de Ted pour trouver la femme de sa vie...

   Cet hiver, sur un coup de tête, je me suis fait un petit plaisir : revoir entièrement deux de mes sitcoms préférées, a.k.a Friends et How I Met Your Mother. Je vous ai parlé de Friends, le moment est pour moi venu d'écrire à propos de HIMYM à présent.

 
   A la base, si j'avais commencé cette série, c'est parce que c'était la nouvelle série de Alyson Hannigan, un de ses premiers rôles qui ont suivi celui de Willow Rosenberg que l'actrice incarnait dans Buffy contre les vampires, et qui est un de mes personnages préférés toutes œuvres de fiction confondues. D'ailleurs, Alison est la seule des cinq acteurs principaux à avoir eu un grand rôle dans une série télévisée avant HIMYM, et je suis persuadée que c'est grâce à son rôle dans Buffy que la série a attiré son public au départ. Je me suis donc lancée dans le visionnage de cette série à l'époque sans vraiment savoir à quoi m'attendre, et j'avoue avoir été ravie de voir Alyson Hannigan dans un rôle comique à part entière. Cette actrice a un très gros potentiel comique, avec beaucoup de nuances, mais peut aussi basculer dans l'émotion avec beaucoup de facilité. Elle peut s'en donner à cœur joie dans cette série, avec le personnage de Lily Aldrin, et cela se voit qu'elle y prend plaisir, ce qui fait aussi plaisir au spectateur. 


    J'ai découvert les autres acteurs également, et on peut dire qu'ils sont tous excellents. J'ai une légère préférence pour Neil Patrick Harris tout de même, car si il y a bien un de ces acteurs qui joue un rôle totalement à l'opposé de ce qu'ils sont, c'est lui. Jouer le rôle d'un coureur de filles alors qu'on est un homme homosexuel, et réussir à rendre le personnage crédible et qu'on y croit, je trouve que c'est une performance incroyable. Je n'arrive d'ailleurs pas à savoir si je suis contrariée que les directeurs de casting aient choisi un acteur homosexuel pour jouer un rôle d'homme hétéro, après tout, je grince des dents quand le contraire arrive, et je trouve que la série manque cruellement de représentation LGBT, ou très heureuse qu'ils l'ai choisi parce qu'il est parfait dans le rôle de Barney Stinson. Je pense que j'aurais tout de même préféré que NPH joue un rôle LGBT, dans le même genre de Barney, ça aurait pu être très intéressant.



   Ce que je pourrais reprocher à cette série, c'est sans doute le fait qu'elle emprunte un peu trop les tropes de Friends. On retrouve chez les personnages de HIMYM  le même genre de motifs que chez ceux de Friends : Robin Scherbatsky, la working girl de la série, peut s'apparenter à Rachel Green, dont l'un des principaux motifs est également de poursuivre ses rêves de carrière et de grimper les échelons. Elle est aussi la petite nouvelle dans le groupe d'amis au tout début de la série ; Ted Mosby peut s'apparenter à Ross Geller, dans le genre "mec qui recherche la femme de sa vie et travaille dans un domaine "ennuyeux" ", ils deviennent même profs tous deux ; Barney Stinson est un coureur de jupons au cœur d'or, comme Joey Tribbiani, etc. Même certaines scènes présentent une intertextualité assez palpable, et il y a certains tropes comme le "Ugly Naked Man", et les réunions dans le même bar soir après soir, dans les deux séries. 
   Cependant, la série se distingue dans beaucoup d'autres domaines, et a su trouver sa propre identité. Notamment dans sa narration : la narration de Friends est linéaire, celle de HIMYM ne l'est pas, du fait que son narrateur est intradiégétique et que la série reproduit la trame narrative de quelqu'un qui se remémore ses souvenirs, ce qui est le thème principal de la série. Les méthodes d'énonciation sont imbriquées les unes dans les autres, il y a des flashbacks, des anticipations de l'intrigue, des commentaires et rectifications du narrateur. Je pense notamment à l'épisode de la chèvre, ou celle de la robe de Ted, pour les connaisseurs. Cette méthode nécessite que les scénaristes aient pensé la série sur sa totalité dès le départ pour être crédible, et en cela, c'est réussi. Elle nécessite également plus de décors et de scènes qu'une sitcom classique, ce qui représente un gros challenge pour tout ceux qui ont travaillé sur la série. 


   A mon avis, la série aurait aisément pu s'arrêter vers les saisons 5 ou 6, car à ce moment là elle avait déjà assez fait le tour du sujet, les saisons 7, 8 et 9 sont un peu en trop, et on commence à s'ennuyer devant et à moins rire aux situations, ce qui est quand même dommage dans une série comique.
   Enfin, sans spoiler évidemment, je suis obligée de dire un mot sur le tout dernier épisode de la série. Jamais je ne me suis autant sentie trahie par un final de série, d'autant plus que, jusque là, HIMYM était une de mes séries préférées, car elle était originale dans sa narration et cohérente dans le traitement de ses personnages qui sont tous géniaux. Mais le final, ou au moins les dernières minutes, est complètement incohérent par rapport à l'évolution des personnages de la série, et annule absolument tout ce qui a été développé sur plusieurs saisons et années. Il faut savoir que ce final, les scénaristes l'avaient en tête dès qu'ils ont commencé à tourner la série en 2005, ce que je trouve encore plus dommageable car ils n'ont pas au moins développé la série en fonction de ce final. Il existe au moins une fin alternative, mais je suis quand même en colère car j'ai l'impression que les scénaristes n'ont absolument pas compris les personnages qu'ils ont créé, qu'il les y ont bâclés, et je trouve cela triste. 



   Malgré ces menus bémols que je peux reprocher à la série, je pense que HIMYM est une très bonne série et un très bon divertissement. On s'attache vite à ces personnages, on partage leurs vies, leurs joies, leurs peines, pendant 9 saisons. Cela peut sembler long, mais il s'agit d'une sitcom, les épisodes durent 20 minutes chacun, ce qui est beaucoup plus pratique même quand on a peu de temps pour regarder. Je vous invite à y jeter un œil si vous ne l'avez jamais fait, à la revoir sinon, car cette série est un vrai bonheur. 


mardi 28 mars 2017

This Is Us, saison 1 | Chronique Série

Titre original : This is us
Créée par : Dan Fogelman
Origine : Etats-Unis
Genre : Comédie dramatique
Première diffusion : 20 septembre 2016
Sur : NBC
Vue en : VOSTFR
S'étend sur : 18 épisodes
Statut : Terminée depuis le 15 mars 2017
Avec : Milo Ventmiglia, Mandy Moore, Sterling K. Brown, Chrissy Metz, Justin Hartley, Susan Kelechi Watson, Chris Sullivan, Ron Cephas Jones
   Pitch : Il y a en moyenne à travers le monde 18 millions de personnes qui partagent le même jour d'anniversaire. Mais les chances pour que certaines de ces personnes soient apparentées sont moindres. Il existe néanmoins une famille dispatchée entre New York et Los Angeles dont quatre membres sont nés le même jour...
   This is us est une série qui a fait beaucoup de bruit à son lancement fin septembre 2016. En effet, seulement trois jours après la mise en ligne de sa bande annonce, celle-ci comptait déjà 25 millions de vues sur la page Facebook de la série, ce qui représente cinq fois plus de visionnages que sur la bande annonce de Legend of Tomorrow, qui détenait jusqu'alors le record de vues pour une nouvelle série. Elle fait également la meilleure audience de NBC à sa case horaire depuis six ans, lors de la diffusion du pilot le 20 septembre 2016. Et NBC avait vraiment besoin de ce vent de fraîcheur, car malgré ses efforts honorables pour proposer des séries assez innovantes, bah c'est pas la joie niveau audience pour cette chaîne.
   Bref, vue la tornade qui s'est abattue sur les réseaux sociaux au début de la série, j'avoue avoir un peu pris peur et avoir attendu la fin de la saison, pour que "la mode" passe avant de la regarder en toute tranquillité. Ce que j'ai fait la semaine dernière. Et je viens maintenant vous parler de l'immense coup de cœur que j'ai eu pour cette première saison.



   This is us raconte l'histoire touchante d'une famille américaine composée de deux parents qui s'aiment plus que tout, et de "triplés". La particularité de cette histoire est que celle-ci nous est racontée sur deux timelines différentes : celle qui se déroule depuis la naissance des trois enfants jusqu'à leur adolescence, et celle qui commence à partir du jour de l'anniversaire des 36 ans des enfants. Cette dernière timeline est dépendante de la première, car le scénario est fait d'une telle sorte qu'on ne nous explique le comportement des enfants à l'âge adulte que par des flashbacks de leur enfance. C'est intelligent, car on sait depuis papa Freud que la plupart des insécurités et des barrières que nous nous forgeons à l'âge adulte sont causées par des évènements qui nous sont arrivés dans l'enfance, par une sorte d'effet papillon, alors autant le montrer, puisque la série télévisée, comme le cinéma, c'est l'art du récit par l'image.



   Cette série est donc une sorte de thérapie psychanalytique pour ses personnages, qui, pour s'en sortir, vont devoir se confronter à leurs problèmes d'enfants qui ressurgissent à l'âge adulte. En effet, les insécurités de Kate enfant et le contrôle constant de sa nourriture par sa mère l'ont menée à devenir obèse, l'impression de Kevin dans son enfance que ses parents se préoccupaient moins de lui et préféraient son frère l'ont mené à une quête de l'amour futile et un manque de confiance en soi à l'âge adulte, et quant à Randall, il est à la recherche de son père biologique depuis l'enfance.



   Par ailleurs, je crois pouvoir affirmer avec certitude que This is us est la seule série que j'ai vu dans laquelle j'aime absolument tous les personnages, ainsi que leur traitement. Cela faisait un moment d'ailleurs que je n'avais pas vu de série dans laquelle le traitement de personnages noirs ne tourne pas exclusivement autour du racisme. Il est là, c'est certain, parce qu'on est en Amérique et que l'Histoire ne s'efface pas, comme dans la scène où William se fait contrôler par la police parce qu'il a été sentir les roses d'un jardin derrière la barrière, mais dans cette série, il reste secondaire, pour se concentrer sur autre chose. Parce que, avant d'être des personnes noires, ce sont d'abord des être humains, qui devraient avoir droit, dans les séries comme dans la vraie vie, au même traitement que les personnes blanches. Je trouve le traitement des personnages obèses très intéressant aussi. A l'heure du "bodypositivisme", on a tendance à voir de plus en plus de femmes qui s'acceptent dans leurs corps, quel qu'il soit, et c'est absolument génial, mais cela invisibilise quelque peu les femmes qui n'y arrivent pas, comme Kate, qui ne supportent pas leur corps. Je trouve chouette qu'on ait là un personnage qui incarne cela, car un corps gros, qu'on l'accepte ou qu'on ne l'accepte pas, qu'on le trouve beau ou non, peut rester difficile à porter pour certains, et il est important de le rappeler à travers ce genre de personnages.



   J'ai eu un coup de cœur pour le personnage de William. Il est le père biologique de Randall, que ce dernier réussi à retrouver dans le pilot de la série. Comme pour beaucoup de mes personnages préférés, sa vie a été triste, on s'en rend compte à travers les nombreux flashback qui composent la série, mais lui, toute sa personne, brille et rayonne comme un soleil d'été. C'est une très belle personne, il est très enjoué, très compatissant, plein d'empathie, et sa relation avec Randall et sa famille est plus que touchante. Ce personnage m'a fait pleurer et rire plus d'une fois.



   J'aimerais terminer avec un mot pour les acteurs, qui sont tous excellents. Je connaissais déjà Milo Ventimiglia évidemment, il jouait le rôle de Jess Mariano dans Gilmore Girls, une série de mon enfance chère à mon cœur. le voir ici jouer un père de famille et un mari aimant, c'est voir cet acteur sous un angle nouveau, et c'est un pur régal. Avec Mandy Moore, ils jouent un couple merveilleux à l'écran, et, si je ne sais toujours pas si j'ai envie d'avoir des enfants un jour, ils m'ont donné envie le temps de 18 épisodes de fonder ma propre famille. Chrissy Metz et Sterling K. Brown sont de très belles découvertes pour moi, ils arrivent à créer de telles émotions avec leurs personnages ! Et mon coup de coeur ultime va à Ron Cephas Jones, que je découvre ici, que j'ai adoré, et dont je vais m'empresser d'aller découvrir toute la filmographie.



   Enfin, regardez This is us. S'il y a une série que vous devez découvrir cette année, c'est celle-ci.Vous allez devenir accro à cette famille à la fois merveilleusement normale et incroyable. 

 

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mardi 21 mars 2017

Alice au Pays des Merveilles

Auteur : Lewis Carroll
Edition : Folio
Collection : Classique
Parution originale : 1865
Genre : Aventure, Fantastique, Classique

   Résumé : Alice s'ennuie auprès de sa sœur qui lit un livre tandis qu'elle ne fait rien. Mais voilà qu'un lapin blanc aux yeux roses vêtu d'une redingote passe près d'elle en courant. Cela ne l'étonne pas le moins du monde. Pourtant, lorsqu'elle le voit sortir une montre de sa poche et s'écrier : « Je suis en retard ! En retard ! En retard ! », elle se dit que décidément ce lapin a quelque chose de spécial. En entrant derrière lui dans son terrier, elle fait une chute presque interminable qui l'emmène dans un monde aux antipodes du sien. Elle va rencontrer une galerie de personnages retors et se trouver confrontée au paradoxe, à l'absurde et au bizarre…
    Depuis quelques temps, j'étais de nouveau retombée dans une phase de panne de lecture, dans laquelle je n'arrivais plus à apprécier le fait de lire, ce qui est quelque peu ennuyeux. Alors l'autre jour, en rangeant ma bibliothèque, je suis retombée sur ce chef-d’œuvre de  la littérature qu'est Alice au Pays des Merveilles, et je me suis fais une joie de le relire. A vous aussi, cela vous arrive-t-il, alors que vous étiez en train de faire tout autre chose, de tomber sur un livre que vous aviez adoré par le passé, et d'abandonner vos activités pour le relire ? (répond en commentaires ;) )

   A la base, Lewis Carroll imagine cette histoire lors d'une excursion en bateau, en s'inspirant d'une petite fille qui a vraiment existé et qu'il a connue, qui s'appelait Alice Liddell. Cela a de l'importance car j'ai toujours trouvé que ce roman avait en fait la forme d'un conte, avec des marques certaines de l'oralité, et des morales et leçons que l'on peut en tirer, notamment que la curiosité mal placée et une nature trop spontanée peuvent attirer des ennuis (probablement que la leçon était adressée tout spécialement aux femmes à l'époque d'ailleurs, et que ce n'est pas une coïncidence si le personnage principal est inspiré d'une petite fille).

   Cependant, si on peut tirer des leçons de ce roman, et que les premiers auditeurs en furent des enfants, je ne suis pas sûre qu'on puisse qualifier Alice au Pays des Merveilles de conte pour la jeunesse. En tous cas, il n'est certainement pas réservé uniquement aux enfants. Le thème du passage à l'âge adulte est omniprésent et essentiel dans ce roman, notamment avec la métaphore du changement de taille fréquent de Alice tout au long du récit. Ce serait probablement une métaphore de l'adolescence. En effet, c'est à cet âge ingrat que l'on commence à se chercher, à chercher sa place dans le monde. Les adolescents ne se sentent plus assez enfants pour certaines choses, mais encore pas assez adultes pour d'autres. Et d'un autre côté, les adultes autour d'eux commencent à leur donner l'autonomie d'un adulte en les traitant encore comme des enfants. C'est un âge pas facile, et on sent que plus le récit avance, plus Alice grandit et rapetisse, moins elle se sent à sa place dans ce monde. Car c'est un monde issu de son imaginaire d'enfant, qui n'est plus adapté à une petite fille qui grandit. On peut le remarquer également car tous les adultes dans le Pays des Merveilles, outre le fait qu'ils sont tous complètement fous, se comportent comme des enfants. Ils sont espiègles, colériques, mauvais joueurs, se moquent de la rationalité, tout ce que Alice était avant d'entrer dans ce terrier. Dès son entrée au Pays des Merveilles, c'est elle, l'incarnation de l'adulte.

   Généralement, quand je dis que Alice au Pays des Merveilles est un de mes livres (et de mes films Disney) préférés, les personnes autour de moi me disent que ce livre les mettent profondément mal à l'aise. Personnellement, j'ai cette impression parfois également, mais c'est surtout je pense parce que cette histoire est originellement sortie des rêveries de Lewis Carroll, et que ce roman est construit comme un rêve d'Alice. En effet, pas de traces de surnaturel au début, et dès qu'Alice aperçoit le Lapin Blanc, le fantastique est partout, ce qui indique qu'elle est en train de rêver, ou d'halluciner, quoiqu'il en soit, ce roman ne reflète pas la réalité. Et s'il s'agit d'un rêve, on peut en conclure qu'il fourmille d'interprétations cachées et de faits implicites, dixit Freud et ses travaux sur l'inconscient, ce qui est sans doute une des raisons pour lesquelles on peut se sentir mal à l'aise.

   Quoiqu'il en soit, c'est aussi une des raisons qui font que j'apprécie toujours de lire et relire ce roman, car je découvre toujours de nouvelles interprétations à chaque relecture. Et j'espère vous avoir donné envie de le lire ou le relire à mon tour.

https://buffyslibrary.blogspot.fr/search/label/Coup%20de%20c%C5%93ur

lundi 13 mars 2017

Souffle ta bougie, La Médiathèque

   Salut toi !

   C'est avec une grande émotion que je fête le premier anniversaire de mon blog La Médiathèque aujourd'hui !


   En une année, il s'est passé beaucoup de choses pour ce blog, et pour moi. Cela faisait quelques mois déjà que j'avais envie de me lancer sur la blogosphère, mais j'ai décidé de l'ouvrir à ma lecture de Les Gens heureux lisent et boivent du café de Agnès Martin-Lugand. J'ai été mue par une sorte d'urgence à écrire dessus, à la fin de ma lecture, j'avais besoin de mettre des mots sur ce que j'avais ressenti, sur ce que j'avais pensé, j'avais besoin de partager mon point de vue sur ce roman. Depuis je prends énormément de plaisir à vous partager chacune de mes lectures.

   Le blog a subi beaucoup de changements depuis le 13 mars dernier. Plusieurs changements de noms, plusieurs changements de mise en page. Je me cherche encore d'ailleurs au niveau du style, je pense que cela se ressent, mais ce n'est pas grave, après tout il faut du temps pour forger sa plume et son identité d'écrivain. L'an prochain, j'aurai sans doute évolué encore, et c'est ça qui est génial. J'ai rajouté une corde à mon arc à un moment, et je me suis mise à vous parler également des séries que je regarde. Et je pense sans doute vous parler de cinéma un jour, car il y a beaucoup de films dont j'ai envie de vous parler.

   Grâce à la création de mon blog, je me suis remise régulièrement à la lecture, et j'ai pu faire des découvertes incroyables, notamment des auteurs français contemporains d'ailleurs. Et surtout, j'ai découvert que la France était capable de faire de la bonne fantasy et de la bonne science-fiction, puisque j'ai eu d'immenses coups de cœur pour Aeternia de Gabriel Katz et Phobos de Victor Dixen. C'est ce qu'il y a de génial avec la lecture, c'est un domaine si riche que ça ouvre l'esprit d'une manière incroyable et ça permet de découvrir des choses dont on n'avait même pas idée.

   Cette année a été riche, aussi bien dans ma vie de lectrice que pour tout le reste. J'espère que cela continuera longtemps encore, que nous continuerons à lire, à partager nos lectures, sans complexes et avec beaucoup d'amour. Car c'est aussi un des buts que je poursuis avec ce blog : contribuer à abolir cet élitisme de la littérature que je ne cautionne pas, afin de détruire ces complexes de lecteurs, et vous faire découvrir des livres dans tous les genres possibles et imaginables.

   Souffle ta bougie, La Médiathèque, et joyeux anniversaire. Merci à vous de m'aider à faire vivre ce blog. Merci de me partager vos lectures et de me dire que vous avez découvert des livres grâce à moi. Merci de me dire que j'ai réussi à vous faire changer d'avis sur certains livres, et merci de m'aider à changer d'avis moi aussi.


   Vous me réchauffer le coeur. Je vous dis à bientôt pour de prochaines chroniques.
   Bisous mes p'tits loups <3

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