lundi 13 mars 2017

Souffle ta bougie, La Médiathèque

   Salut toi !

   C'est avec une grande émotion que je fête le premier anniversaire de mon blog La Médiathèque aujourd'hui !


   En une année, il s'est passé beaucoup de choses pour ce blog, et pour moi. Cela faisait quelques mois déjà que j'avais envie de me lancer sur la blogosphère, mais j'ai décidé de l'ouvrir à ma lecture de Les Gens heureux lisent et boivent du café de Agnès Martin-Lugand. J'ai été mue par une sorte d'urgence à écrire dessus, à la fin de ma lecture, j'avais besoin de mettre des mots sur ce que j'avais ressenti, sur ce que j'avais pensé, j'avais besoin de partager mon point de vue sur ce roman. Depuis je prends énormément de plaisir à vous partager chacune de mes lectures.

   Le blog a subi beaucoup de changements depuis le 13 mars dernier. Plusieurs changements de noms, plusieurs changements de mise en page. Je me cherche encore d'ailleurs au niveau du style, je pense que cela se ressent, mais ce n'est pas grave, après tout il faut du temps pour forger sa plume et son identité d'écrivain. L'an prochain, j'aurai sans doute évolué encore, et c'est ça qui est génial. J'ai rajouté une corde à mon arc à un moment, et je me suis mise à vous parler également des séries que je regarde. Et je pense sans doute vous parler de cinéma un jour, car il y a beaucoup de films dont j'ai envie de vous parler.

   Grâce à la création de mon blog, je me suis remise régulièrement à la lecture, et j'ai pu faire des découvertes incroyables, notamment des auteurs français contemporains d'ailleurs. Et surtout, j'ai découvert que la France était capable de faire de la bonne fantasy et de la bonne science-fiction, puisque j'ai eu d'immenses coups de cœur pour Aeternia de Gabriel Katz et Phobos de Victor Dixen. C'est ce qu'il y a de génial avec la lecture, c'est un domaine si riche que ça ouvre l'esprit d'une manière incroyable et ça permet de découvrir des choses dont on n'avait même pas idée.

   Cette année a été riche, aussi bien dans ma vie de lectrice que pour tout le reste. J'espère que cela continuera longtemps encore, que nous continuerons à lire, à partager nos lectures, sans complexes et avec beaucoup d'amour. Car c'est aussi un des buts que je poursuis avec ce blog : contribuer à abolir cet élitisme de la littérature que je ne cautionne pas, afin de détruire ces complexes de lecteurs, et vous faire découvrir des livres dans tous les genres possibles et imaginables.

   Souffle ta bougie, La Médiathèque, et joyeux anniversaire. Merci à vous de m'aider à faire vivre ce blog. Merci de me partager vos lectures et de me dire que vous avez découvert des livres grâce à moi. Merci de me dire que j'ai réussi à vous faire changer d'avis sur certains livres, et merci de m'aider à changer d'avis moi aussi.


   Vous me réchauffer le coeur. Je vous dis à bientôt pour de prochaines chroniques.
   Bisous mes p'tits loups <3

mercredi 8 février 2017

Shameless US | Chronique Série

Titre original : Shameless US
Créée par : John Wells
Origine : Etats-Unis
Genre : Comédie dramatique
Première diffusion : 9 janvier 2011
Sur : Showtime (USA), Numéro 23 (France)
Vue en : VOSTFR, VF
S'étend sur : 7 saisons, 84 épisodes
Statut : En production (saison 8 prévue pour 2017)
Avec : William H. Macy, Emmy Rossum, Jeremy Allen White, Cameron Monaghan, Noel Fisher, Emma Kenney, Ethan Cutkosky, Shanola Hampton, Steve Howey, Isidora Goreshter
   Pitch : A Chicago, délaissés par leurs parents irresponsables, les membres de la famille Gallagher apprennent à se débrouiller et à subvenir aux besoins de chacun d'entre eux, sous l'autorité de Fiona, l'aînée de la famille.

  


   Shameless est l'adaptation américaine de la série anglaise du même nom, créée par Paul Abbott. Elle raconte l'histoire d'une famille américaine d'origine irlandaise, les Gallagher, issus de la banlieue sud de Chicago. Frank Gallagher, père irresponsable et alcoolique qui passe son temps à vouloir profiter du système, et Monica Gallagher, femme droguée et malade mentale, ont abandonné depuis longtemps l'idée d'élever leurs enfants, et c'est Fiona, l'aînée de la famille, qui s'y colle. Autant dire que la vie des Gallagher est quelque peu rock'n'roll. Pour subvenir à leurs besoins, chacun déborde d'intelligence et de malice pour collectionner les petits boulots et employer les moyens les moins légaux, afin de payer les factures et les impôts. Entre tous les problèmes de chacun de ses frères et sœurs et mettre du pain sur la table familiale, Fiona passe sa vie à s'occuper des autres et à négliger ses propres besoins et ses propres envies.




   Si Shameless est une aussi bonne série à mon sens, c'est parce qu'elle met essentiellement en avant les gens invisibles. Ou plutôt, ceux que les autres refusent de voir, ceux qui sont hors du système. Cette série parle des familles nombreuses et des familles pauvres, elle met aussi en avant les personnes de la communauté LGBT+, les personnes malades, mentalement ou physiquement, les personnes alcooliques et/ou droguées, les très jeunes mamans, les personnes SDF, les personnes qui se prostituent, et bien d'autres encore.
   De plus, et même si parfois elle ne le fait pas aussi bien qu'on ne le voudrait, elle aborde également des thèmes très importants mais également plutôt méconnus du grand public, comme les limites du consentement, notamment au moment où Debbie perd sa virginité, l'injustice de la justice envers les minorités et gens du ghetto de Chicago dans la série, la bisexualité, et les notions de personnes transgenres/cisgenres, entre autres, parce que la série est très riche à ce propos.



   C'est personnellement grâce à cette série que j'ai commencé à m'ouvrir et à me renseigner sur toutes ces questions, tous ces concepts, toutes ces notions que l'on voit au fil des saisons. Pour une fois, on ne traite pas ces personnages qui sont considérés comme "hors norme" comme des monstres, ils ne sont pas ces clichés de "la personne gay" ou "la personne noire" dans une série où aucune des autres personnes ne serait considérée par rapport à son ethnie, son genre ou son orientation sexuelle. Ils sont le sujet de la série, ils sont sous les feux des projecteurs, et ils reçoivent dans cette série le traitement qu'ils méritent, c'est-à-dire qu'on les respectent, et de ce fait, qu'on respecte ces personnes qui existent également dans notre monde, pas uniquement dans les séries, les films ou les livres.



   Malgré une saison 6 un peu plus faible que les autres en termes d'intrigues pour chacun des personnages, chaque saison est une pure merveille. Les personnages sont géniaux, et chacun possède sa propre histoire et sa propre intrigue, ce qui n'empêche pas cette famille d'être soudée. Ça en fait une série très riche, complexe, qui aborde beaucoup de problèmes différents et en même temps, et on s'attache à tous les personnages au moins une fois dans la série. On a envie qu'ils s'en sortent tous, qu'ils soient heureux, on a envie de les câliner quand ils pleurent, de sauter de joie quand ils sont heureux, de pleurer quand quelque chose de grave leur arrive. Je mettrais une mention spéciale pour la musique qui est vraiment cool, je passe mon temps à chaque épisode à shazamer toutes les musiques pour avoir leurs titres tellement je les aime. Et le générique est un des meilleurs que j'ai vu et un de mes préférés.



   Shameless est une série très importante pour moi et dans ma vie de sériphile. Je pense sincèrement que je n'en serais pas là où je suis aujourd'hui dans ma vie sans elle, et que je ne serais peut-être pas aussi woke sur certains sujets que je ne le suis aujourd'hui. Même si j'ai encore beaucoup à apprendre, et que je sais que malgré tous mes problèmes, malgré toutes les injustices dont je peux être moi aussi victime, surtout en tant que femme, je suis bien plus privilégiée que certains d'entre nous par la société, et qu'il serait temps d'ouvrir les yeux sur ceux qui ne le sont pas, plutôt que de se concentrer sur ceux qui le sont.

https://buffyslibrary.blogspot.fr/search/label/Coup%20de%20c%C5%93ur

dimanche 5 février 2017

Croc-Blanc

Auteur : Jack London
Edition : Pocket
Parution originale : 1906
Genre : Classique, Aventures, Animalier
   Résumé : Fils d'une louve et d'un chien de traîneau, Croc-Blanc connaît bien la loi du Grand Nord : manger ou être mangé.
Sa rencontre avec les hommes, ces dieux faiseurs de feu sera décisive. Sous l'autorité de son premier maître, il devient chien de traîneau. Mais un autre maître, sanguinaire et brutal, l'engage dans de cruels combats et réveille sa sauvagerie. De l'instinct du loup ou de celui du chien, lequel l'emportera ?



   Croc-Blanc fut ma dernière lecture du Challenge Cold Winter, et le deuxième roman que j'ai lu de Jack London. C'est aussi sans doute l'un des livres que j'avais depuis le plus longtemps dans ma PAL, puisqu'il m'y attendais sagement depuis l'école primaire.
  
   Puisque dans cette histoire nous suivons les aventures d'un loup, je ne peux pas m'empêcher de faire le parallèle avec l'autre roman célèbre de Jack London, L'Appel de la forêt. Les deux histoires sont très différentes, et pourtant étrangement similaires. Là où Buck dans L'Appel de la forêt naît chien domestique, pour finir par céder à l'appel de sa nature de loup sauvage, Croc-Blanc dans le roman éponyme prend le chemin inverse : né dans le Wild implacable, il va apprendre la loi qui lie l'homme à l'animal, si changeante, et la soumission à cette loi. 
    Avec ce roman, on suit les aventures de Croc-Blanc à travers les yeux de l'animal, ce qui fait que l'auteur ne suit pas les même règles d'écriture que s'il avait pour personnage principal et point de vue celui d'un être humain. Une être humain connaît l'expression du langage, l'animal ne connaît que l'expression des sens, l'instinct, la sensation de l'Inconnu ; il ne comprend pas les intentions cachées derrière les gestes, seulement les gestes, la main qui frappe, celle qui caresse, la mâchoire qui tue, le goût du sang.
   La plongée dans la psychologie du chien-loup est tout aussi intéressante, on suit ses aventures depuis bien avant sa naissance, ballotté entre le Wild et ses différents maîtres, haï des autres chiens pour sa différence, entraîné à être brutal et à tuer par ses différents maîtres, pour finalement connaître une main caressante, un maître à qui jurer fidélité, un maître auprès de qui vivre, et non plus survivre.

   Croc-Blanc est un roman d'une grande beauté, qui montre le lien entre l'homme et l'animal dans toute l'atrocité qu'il peut représenter, mais montre également à quel point ce lien peut être beau et puissant si le maître est bon envers l'animal. C'est un roman sur la fidélité de l'animal, ainsi que sur ses limites.

jeudi 26 janvier 2017

A la croisée des mondes

Auteur : Philip Pullman
Edition : Folio Junior
Parution originale : 1998
Genre : Fantasy, Aventures

 Résumé :  Ce n'était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son daemon Pantalaimon, parmi les Érudits de Jordan Collège, passant ses journées à courir dans les rues d'Oxford à la recherche éperdue d'aventures.
Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d'une extraordinaire particule. D'une taille microscopique, la Poussière que l'on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord - est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises...
Jetée au coeur d'un terrible conflit, Lyra sera forcée d'accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s'opposent des forces que nul ne l'avait préparée à affronter.

   A la croisée des mondes, c'est, avec Harry Potter et Le Monde de Narnia, une des sagas littéraires qui ont marqué mon enfance et mon adolescence. Et pourtant, j'ai mis beaucoup de temps à lire le premier tome. Je suis restée très longtemps bloquée au début des Royaumes du Nord car le premier tome met du temps à installer son intrigue, mais c'est parce que l'univers de Philip Pullman est d'une très grande richesse. Mais dès lors que l'histoire est mise sur les rails, elle file comme le vent et on ne peut plus s'arrêter de tourner les pages. 
   L'histoire nous plonge dans un monde différent, et en même temps très similaire, au nôtre. Dans ce monde, les gens se balade avec ce qu'ils appellent un daemon, une sorte de représentation de leur âme sous la forme d'un animal qui évolue hors de leur corps et dont ils ne se séparent jamais. Parmi eux, Lyra, une enfant de 11 ans, rêve d'aventures et de voyages vers le Nord avec son oncle, un grand explorateur. Mais un jour, des voleurs d'enfants arrivent dans sa ville et commettent l'erreur d'enlever Roger, son meilleur ami. Lyra entame alors un grand voyage vers le Nord et au-delà, pour tenter de sauver son ami. 

   A la croisée des mondes, c'est le genre de romans que j'adore, parce que outre la belle histoire remplie d'aventures que les enfants découvrent quand ils sont jeunes, ils peuvent le relire sans problème à un âge plus mûr et y découvrir le sous-texte philosophique que sert l'auteur. Car ce n'est pas seulement une saga d'aventure : A la croisée des mondes présente également une réflexion sur la religion, et une contestation de ses dogmes. 
C'est un genre de romans inclassable, je pourrais personnellement autant le ranger en littérature jeunesse qu'en littérature adolescente ou adulte. J'aime ce genre de roman, parce qu'ils prouvent que les enfants sont très intelligents quand on ne les prend pas pour plus bêtes qu'ils ne sont, et je suis ravie qu'il existe un tel contenu qu'on puisse mettre entre leurs mains. Ils peuvent apprécier une histoire complexe, même sans tout comprendre, même s'ils doivent relire le livre plus tard pour le redécouvrir avec un œil plus mature. Mais c'est finalement ce qui nous arrive à chaque moment de notre vie, qu'on soit jeune ou non, quand on redécouvre un livre lu des années auparavant : on le relit toujours avec un œil différent, on retrouve des choses familières et on découvre d'autres aspects, selon l'expérience acquise et nos connaissances, et c'est ça pour moi la beauté de la littérature et de la lecture.

   D'ailleurs, je dois avouer que, quand j'étais petite, mon tome préféré était sans doute le deuxième, La Tour des Anges, car c'est le moment où Lyra découvre de nouveaux mondes, et surtout, que Will, mon personnage préféré de la trilogie, apparaît. Mais le troisième tome, Le Miroir d'ambre, offre tellement de sous-texte et tellement de complexité, ainsi qu'un final haletant, qu'il est maintenant, et définitivement, mon tome préféré. Pour être honnête, avec ce que je révèle dans cette chronique, vous ne connaissez même pas le dixième de l'histoire, c'est dire à quel point elle est riche, si vous l'avez déjà lu vous pourrez sans doute le confirmer. 

   A la croisée des mondes est une saga très intelligente, écrite par un de mes auteurs préférés, qui a écrit une autre saga d'aventures que j'ai adoré lire quand j'étais plus jeune, celle de Sally Lockhart, dont je vous parlerai sans doute dans une prochaine chronique. Je vous recommande chaudement de la mettre entre les mains de vos enfants, et même entre les mains de personnes un peu plus âgées, car cette saga va leur apporter du plaisir, une certaine réflexion, et sans doute également le goût de la lecture. 

https://buffyslibrary.blogspot.fr/search/label/Coup%20de%20c%C5%93ur


dimanche 22 janvier 2017

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, saison 1 | Chronique Série

Titre original : A series of Unfortunate Events
Créée par : Mark Hudis 
Origine : Etats-Unis
Genre : Aventures
Première diffusion : 13 janvier 2017
Sur : Netflix
Vue en : VOSTFR
S'étend sur : 8 épisodes
Statut : Terminée depuis le 17 janvier 2017 
Avec : Neil Patrick Harris, Malina Weissman, Louis Hynes, Presley Smith, Patrick Warburton, K. Todd Freeman, Cobie Smulders, Will Arnett
   Pitch : Violette, Klaus et Prunille Baudelaire se retrouvent orphelins à la suite du terrible incendie de leur manoir qui a causé la mort de leurs parents. Ils sont confiés à la garde du plus proche parent de la famille, à savoir le comte Olaf, sinistre acteur égoïste et vantard qui en a après la fortune des Baudelaire.
     Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire est une série adaptée de la série de treize volumes du même nom, écrite par l'écrivain américain Daniel Handler. La série raconte les aventures par lesquelles les orphelins Baudelaire doivent passer pour échapper au comte Olaf, vieil acteur cupide et vantard qui en a après la fortune des enfants et veut donc les garder sous sa coupe jusqu'à la majorité de Violette qui en héritera alors. 


    Il faut savoir que j'ai un profond amour pour les livres. Alors quand j'ai su que Netflix voulait en faire une série, j'ai eu un peu peur qu'ils n'arrivent pas à retranscrire toute l'atmosphère si particulière des romans, tout ce pessimisme et cet humour noir et ce nonsense qui caractérisent les romans et que j'aime tant. Mais j'ai très vite été rassurée dès les 10 premières minutes du premier épisode. La série est une parfaite et très intelligente adaptation des romans. J'ai par exemple été enchanté que la série ait fait de Lemony Snicket, l'hétéronyme de l'auteur, un personnage à part entière. En effet, Lemony Snicket n'est pas le nom de l'auteur lui-même, mais le pseudonyme utilisé par l'auteur Daniel Handler, hétéronyme qui est lui-même un personnage de l'histoire et celui qui la relate. Je me demandais comment ils allaient faire pour le représenter, et il me semble que la solution que les scénaristes ont trouvé est la meilleure. 
   Ce qui fait que j'aime beaucoup la série, c'est effectivement son atmosphère. Elle a rebuté beaucoup de monde à la sortie des livres, mais pour ma part je les avais dévoré. Dès le générique, on nous annonce que ce que l'on s'apprête à regarder est désolant, frustrant, et que ce n'est pas pour les gens qui préfèrent les fins heureuses. Ça annonce la couleur directement, et j'aime énormément. J'ai d'ailleurs toujours trouvé que Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire avait un côté Alice au Pays des Merveilles : le monde paraît toujours complètement à côté de la plaque à côté des orphelins. Ceux-ci ont beau reconnaître le comte Olaf à chaque fois, et comprendre son plan, les adultes autour d'eux les traitent comme des enfants, c'est-à-dire comme si rien de ce qui sortait de leur bouche n'était sérieux et qu'ils n'étaient que des mauvais garnements. Ils se retrouvent impuissants dans un monde où personne ne les comprend et qui joue avec des règles qui diffèrent de leur logique d'enfants. 


    J'ai également été assez surprise en voyant le casting. Je ne connaissais pas les acteurs qui jouent les enfants, qui sont très bons au passage, mais certains acteurs qui jouent dans certaines des séries que je préfère jouent également dans Les orphelins Baudelaire : il y a Cobie Smulders et Neil Patrick Harris, deux acteurs géniaux qui jouent respectivement Robin Scherbatsky et Barney Stinson dans How I met your mother, d'ailleurs Harris montre toute l'étendue de son talent dans les Orphelins Baudelaire en interprétant le comte Olaf ; Joan Cusack, qui joue le personnage de Sheila Jackson dans Shameless et qui est une excellente actrice ; enfin, il y a K. Todd Freeman, que je n'avais pas reconnu au départ, mais il se trouve qu'il joue Mister Trick, le bras droit du Maire dans Buffy contre les vampires. En clair, nous avons un excellent casting avec de très bons acteurs pour une très bonne série.


   Cette première saison adapte les quatre premiers tomes de la série littéraire, ce qui veut dire que chaque livre fait l'objet de deux épisodes d'adaptation. C'est une bonne stratégie de la part de Netflix car cela veut dire au moins trois saisons pour arriver à la fin, mais c'est également une bonne idée pour pouvoir adapter le mieux possible la série littéraire entière et fournir des saisons d'une grande qualité. 

   Cette première saison des Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire est donc très prometteuse, l'adaptation est très bien menée, et la série est très bonne. J'ai dévoré les huit épisodes qui composent cette première saison, et il me tarde que la suite sorte. 

https://buffyslibrary.blogspot.fr/search/label/Coup%20de%20c%C5%93ur

   

samedi 7 janvier 2017

Friends | Chronique Série

Titre original : Friends
Créée par : Marta Kauffman et David Crane
Origine : Etats-Unis
Genre : Sitcom, Comédie 
Première diffusion : 22 septembre 1994
Sur : NBC
Vue en : VF, VOSTFR
S'étend sur : 10 saisons, 236 épisodes
Statut : Terminée depuis le 6 mai 2004
Avec : Jennifer Aniston, Courteney Cox Arquette, David Schwimmer, Lisa Kudrow, Matt LeBlanc, Matthew Perry
   Pitch : La série suit l'évolution de la vie professionnelle et affective de 6 amis new-yorkais.



   Friends est l'une de ces séries des années 90 dont je suis fan depuis mon enfance, à l'instar de Buffy et Gilmore Girls. Elle est à ce jour une de mes séries préférées, et je la revois en entier une fois par an. Malgré mon grand amour pour cette série, je vais tenter de rester la plus objective possible dans cette chronique.


   La série débute avec Rachel Green, une amie du lycée de Monica Geller, qui déboule au Central Perk, le café préféré des six amis, à la recherche de Monica. Celle-ci vient de s'échapper de son mariage avec un dentiste, et cherche à s'émanciper de ses parents. Monica va l'accueillir chez elle et dans son groupe d'amis composé de son frère Ross Geller, de Phoebe Buffay, Chandler Bing et Joey Tribbiani. 
   C'est donc de cela que va traiter la série : l'émancipation et la nécessité de s'en sortir dans le monde pour de jeunes adultes qui commencent à se lancer dans la vie. Rachel en est un parfait exemple : de gamine pourrie gâtée par ses riches parents au début de la série, elle prend de l'assurance dans la vie, trouve un travail dans le milieu qu'elle recherche, et malgré un caractère parfois difficile et des manies capricieuses qui lui restent, elle devient une femme accomplie dans son travail et dans sa vie affective à la fin de la série. Et on va suivre chacun des personnages, les voir évoluer, réussir, échouer, recommencer, changer, repartir de zéro. 


   Friends est une série importante pour moi, car elle parle de moi. Littéralement. Et elle parle de toutes les personnes de ma génération. Quand j'étais petite, c'était simplement une série sympathique et drôle, et pour mes parents, c'est une série un peu stupide qui parle de gosses. Mais ma génération et moi, à notre âge aujourd'hui, nous sommes exactement dans la situation de ces personnages. Nous sommes ces "adulescents", comme on nous appelle aujourd'hui. A 20-30 ans, aujourd'hui, nous sommes des adultes certes, mais nous cherchons avant tout à prendre nos marques dans un monde qui cherche juste à nous croquer. Friends n'est pas juste une série sympa que j'aime regarder le weekend pour me détendre, je m'identifie énormément à ces personnages, car je pourrais très bien être l'un d'entre eux. C'est cela qui rend la série si spéciale pour moi : chacun de nous peut s'identifier à un personnage : Monica, la femme perfectionniste qui rêve d'une vie parfaite, d'un boulot parfait, d'un mari, d'enfants ; Ross, jeune homme sensible, un peu intello, qui cherche la femme qui va partager sa vie mais garde une place importante dans les études et son travail qu'il adore ; Rachel, la jeune femme un peu perdue qui s'émancipe enfin de la fortune de ses parents pour vivre sa vie par elle-même ; Joey, le coureur de jupons pas vraiment intelligent mais qui a un cœur en or ; Chandler, sarcastique, blagueur, personne ne sait ce qu'il fait dans la vie et il est d'une nature généreuse ; et enfin Phoebe, la fille qui vit sur une autre planète, parfaitement adorable.


   Cependant, malgré tous ces bons points que marque la série, elle peut avoir quelques côtés problématiques, notamment le caractère grossophobe des blagues sur Monica, qui était grosse au lycée, ainsi que le fait que tout au long de la série Chandler se fait charrier à propos de son prétendu homosexualité, qui est apparemment une vraie source de rigolade. Sans compter le personnage de Ross qui peut se montrer très problématique à certains moments de la série, notamment sur son manque de compréhension des différences, sur ses certitudes dans les doubles standards ainsi que dans les stéréotypes genrés. On peut accorder à la série le fait qu'elle soit née dans les années 90 et que ce genre de problématiques étaient moins étudiées qu'aujourd'hui, mais tout de même je préfère poser des TW au cas où vous découvriez la série et voudriez tenter.
   
   Friends est une série qui parle de la vie, tout simplement, et c'est une série très importante pour moi et pour beaucoup, et je conseille très chaudement de la regarder. 10 saisons, cela semble long, mais en vérité, ça passe très vite, au vu de la taille des épisodes standards de sitcoms. De plus, une fois qu'on commence la série, on ne peut pas s'empêcher de continuer, et le pilot est très bon, il donne envie de voir la suite. C'est à mon avis une série qu'on ne peut qu'adorer. 






https://buffyslibrary.blogspot.fr/search/label/Coup%20de%20c%C5%93ur

samedi 31 décembre 2016

Moment de vie livresque #6 : cadeaux de Noël et bilan de l'année

   Salut toi !

   Ça fait longtemps que tu n'as pas vu de MVL sur le blog. Et c'est tout à fait normal. C'est tout simplement parce que je n'avais pas grand chose à raconter qui vaille la peine d'en faire un article ces deux derniers mois ; il n'y en aura donc pas tous les mois, pour cette raison que je n'aime pas écrire des articles vides. C'est aussi pour ça qu'il faut me suivre sur les réseaux sociaux, en particulier Twitter et Instagram, dont tu peux trouver les liens vers mes profils sur la colonne de droite sur le blog. J'y poste très souvent des photos de mes acquisitions du mois, et des séries que je regarde. 
   Enfin, je ne vais pas m'étendre plus avant là-dessus, voici le MVL du mois de décembre avec au programme : mes cadeaux de Noël, un bilan de mon Challenge Cold Winter, mes dernières séries regardées/commencées et un bilan de cette année 2016. Tu viens ?

Cadeaux de Noël


   Comme tu pouvais t'y attendre, pour une grande lectrice comme moi, j'ai naturellement reçu des livres pour Noël, et donc j'ai envie de te les partager ici parce que je suis vraiment très contente de mes acquisitions ! Alors les voici : 

 J'ai des proches très généreux.

   J'ai donc reçu : 
  • Noël à Virgin River de Robyn Carr
  • Cornes de Joe Hill
  • Conquérant de l'impossible de Mike Horn
  • Les Dames du lac, l'intégrale de Marion Zimmer-Bradley
  • Alice au Pays des Merveilles de Benjamin Lacombe
  • Alice de l'autre côté du miroir de Benjamin Lacombe
  • Wika, tome 1 : La fureur d'Oberon de Olivier Ledroit et Thomas Day
  • Wika, tome 2 : Les Fées noires de Olivier Ledroit et Thomas Day
Autant vous dire que j'ai été gâtée cette année, encore plus que l'an dernier, et pourtant mes parents m'avaient offert l'intégrale des tomes de Harry Potter aux éditions Gallimard Deluxe.

Challenge Cold Winter : Bilan


Je vous ai fait un article sur le Challenge Cold Winter de cette année, je ne reviendrai donc pas là dessus dans cet article, mais je vous laisse le lien pour que vous y jetiez un coup d’œil. Je suis très contente, parce que à ce stade du challenge, même avec tout ce que j'ai à faire, j'ai réussi à lire la moitié de la PAL que je me suis fixée. Je vais donc peut-être rajouter des livres dans mon challenge pour tenir jusqu'à fin janvier.
Pour l'instant, j'ai donc lu :


  • Objectif : Pôle Nord de nuit de Mike Horn
  • A Christmas Carol de Charles Dickens
  • Un Soir de décembre de Delphine de Vigan

Update séries



  • Westworld, saison 1
  • Brooklyn 99, saison 4
  • 2 Broke Girls, saisons 1-5
  • Friends, saisons 1-5 (encore en visionnage)

   Ces derniers mois je me suis un peu lâchée sur les séries : J'ai commencé plusieurs séries, dont Westworld début décembre, qui me plaît vraiment beaucoup, je vous en parlerai sur le blog bien assez tôt. J'ai continué Brooklyn 99 avec la saison 4 qui a commencé fin 2016. Mais alors en plus, j'ai englouti les 5 premières saisons de 2 Broke Girls et j'aurais pas pensé aimer autant cette série, surtout une de ses actrices principales, Kat Dennings. Et enfin, je me suis fait un petit plaisir : j'ai recommencé une de mes séries préférées, qui est Friends

Bilan de l'année 2016


   2016 marque l'année de l'ouverture de mon blog, enfin. J'en suis vraiment très heureuse, parce qu'il me permet de partager mes lectures avec vous, et même si vous êtes une très petite communauté, vous me remplissez de joie avec vos messages gentils, vos encouragements, tous vos "grâce à Gaëlle j'ai découvert ce livre" ça me touche énormément, et je suis ravie de vous être d'une aide quelle qu'elle soit. Je vous dis donc un immense merci avant tout. 
   Mars 2016, j'ouvre le blog. Depuis 2014, j'étais dans une panne de lecture qui me pesait beaucoup, car la lecture est une passion pour moi, et il était extrêmement frustrant de ne pas avoir envie de lire. J'erre alors sur Youtube, découvre des chaînes bien sympathique, et surtout, je fais connaissance avec Booktube. Et c'est la révélation pour moi : moi aussi, j'avais envie de parler de livres sur Internet, de partager mes lectures, de découvrir que je pouvais échanger moi aussi avec d'autres amoureux de la lecture. Cela m'a reboostée, et m'a redonné l'envie de lire. Je suis donc ravie aujourd'hui : je lis maintenant autant que je lisais auparavant, et en plus, je peux échanger avec vous, et ça c'est formidable. 
   Mais cette année, en plus du fait que je me suis remise à lire, j'ai découvert de nouvelles séries formidables, en ai recommencé d'autres, continué les anciennes, et ça, je le partage également avec vous sur le blog, et cela me ravit. 
   Enfin, j'ai vécu l'un des plus beaux moments de ma vie cette année, parce que j'ai découvert un pays que je rêvait de visiter, et qui est un de mes pays préférés à présent : le Canada. J'ai eu la chance de faire un voyage là-bas de près de deux semaines, en Ontario et au Québec, et il n'y a pas un jour où je ne pense pas aux beaux moments que j'ai passé là-bas, où un moment où j'envisage pas sérieusement d'aller vivre à Montréal. C'est un des beaux cadeaux que la vie m'a faites, et j'en suis heureuse. 

   Je voudrais terminer ce bilan de l'année 2016 très positif par un récapitulatif de mes coups de cœur livresques de l'année : 

  • Aeternia, tomes 1 et 2, de Gabriel Katz
  • La Passe-Miroir, de Christelle Dabos
  • Charley Davidson, de Darynda Jones
  • Phobos, de Victor Dixen
  • Objectif : Pôle Nord de nuit de Mike Horn
  • The Book of Ivy de Amy Engel
  • Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin
  • Les Gens heureux lisent et boivent du café de Agnès Martin-Lugand
  • Le Chat philosophe de Kwong Kuen Shan
  On dit au revoir à 2016. Cette année aura été pleine d'émotions, et elle laisse sa place à un 2017 encore meilleur, espérons-le.

 

Compteur Livraddict

Bannière Livraddict

Compteur Betaseries

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...