mardi 15 novembre 2016

Hunger Games

Auteure : Suzanne Collins
Edition : Pocket Jeunesse
Parution originale : 2008-2010
Genre : Dystopie
   Résumé : Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.

Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène : survivre, à tout prix.
Quand sa petite sœur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature...

   J'ai beaucoup de chance d'avoir eu des livres tels que Harry Potter, A Song of Ice and Fire ou encore Hunger Games qui m'aient autant marquée, et ce à différentes périodes de ma vie. Hunger Games a marqué mon entrée dans l'adolescence, et le moment où j'ai commencé à m'intéresser aux livres "pour les plus grands" et à laisser un peu de côté les "livres pour enfants" (même si y a toujours des périodes où je me tourne vers des livres axés "jeunesse" bien sûr)
   Si j'ai une fierté, c'est celle d'avoir découvert cette saga à ses débuts. Hunger Games n'était pas un phénomène mondial quand je l'ai connu. On me répondait encore "Hunger quoi ?" quand je demandais à des gens autour de moi qui connaissait cette trilogie, et c'était un peu frustrant, et en même temps, j'avais l'impression de détenir un bijou, un trésor enfoui que j'étais contente d'avoir pour moi seule.
   Hunger Games, c'est aussi le livre qui m'a fait me questionner sur l'état du monde aujourd'hui. Il suffirait de si peu, surtout en ce moment, pour basculer dans un extrême tel que celui décrit dans Hunger Games. Il suffit de la téléréalité de trop, d'élire la mauvaise personne, de déclencher un conflit avec le mauvais pays. Effrayant comme notre monde tel que nous le connaissons ne tient qu'à un fil, n'est-ce pas ? Il pourrait très bien ressembler à un de nos univers dystopiques qu'on aime tant lire, mais dans lesquels il ne fait pas bon vivre, si nous ne faisons pas attention.
   J'ai eu un réel coup de cœur pour les deux premiers tomes, un peu moins pour le troisième (et pour les films, c'est le contraire, les deux parties de Mockingjay sont mes préférées de la saga) que j'ai un peu eu du mal à comprendre et dans lequel j'ai un peu eu du mal à me projeter à ma première lecture. C'est peut-être à cause de toutes ces stratégies militaires développées dans le dernier livre, mais c'est vrai que j'ai eu du mal à me plonger réellement dans la première partie du dernier tome. Je l'ai cependant dévoré lui aussi. Car cette saga est de celles que l'on ne peut pas lâcher avant d'avoir lu la toute dernière page.
   Ce que l'on aime dans cette trilogie, ce sont ses personnages : ils sont tous riches en personnalité et en histoire, tous intéressants et ils sont tous très bien développés, et ce, malgré le fait que la focalisation de tous les livres est interne, on voit tout à travers les yeux de Katniss. C'est ultra difficile de développer tous ses personnages en focalisation interne, et juste pour cela, et pour l'univers, il faut lire Hunger Games.
   Vous l'aurez compris, Hunger Games est une saga qui est chère à mon cœur. Je prends plaisir à relire les livres et revoir les films au moins une fois par an (au moment où je vous écris cette chronique, d'ailleurs, je suis en train de visionner Catching Fire) et je ne pense pas m'en lasser un jour. Il s'agit vraiment d'un de mes coups de cœur ultimes. Je ne compte plus le nombre d'émotions que j'ai ressentie à la lecture des livres et au visionnage des films. C'est un monde incroyablement triste, et beau à la fois, avec une étincelle d'espoir qui embrase le cœur de chaque lecteur qui a croisé sa route.

https://buffyslibrary.blogspot.fr/search/label/Coup%20de%20c%C5%93ur

mardi 8 novembre 2016

Weekend à 1000 #3 | CHALLENGE

   Salut toi !
   Je reviens avec un nouvel article à propos de ma troisième participation au Weekend à 1000 ! Je n'ai pas pu participer à l'édition d'août dernier, puisque j'étais partie en vacances à ce moment là, mais pour celle de novembre je suis ultra motivée ! Cette session se déroulera du vendredi 11 novembre à 19h00 jusqu'au dimanche 13 novembre à minuit.
   Je refais un rapide topo sur le challenge pour ceux qui débarquent : le Weekend à 1000 est un challenge créé par Lili Bouquine il y a... 3 ans maintenant ? et dont le principe est simple : en un weekend, du vendredi à 19h jusqu'au dimanche minuit, le but est de lire minimum 1000 pages de livres pour réussir le challenge. Il peut s'agir de n'importe quels livres, pas seulement des romans, mais aussi des BD, mangas, albums, recueils de nouvelles et poésie, etc. La seule chose qui compte, c'est de se faire plaisir tout le weekend niveau lecture !
   Comme d'habitude, je vous présente ma PAL provisoire des livres que pour l'instant j'ai envie de lire pendant ce Weekend à 1000, mais cette liste est encore variable d'ici vendredi, et peut même changer en plein milieu du challenge. Tu viens ?

   Pour cette session, j'ai envie de lire : 
- La Quête d'Ewilan, tome 3 : L'île du destin de Pierre Bottero, 352 pages
- Earthend, tome 1 : Visions de feu de Gillian Anderson et Jeff Rovin, 344 pages
- Le chat qui venait du ciel de Takashi Hiraide, 131 pages
- Ce qui nous lie de Samantha Bailly, 283 pages
- Charley Davidson, tome 5 : Cinquième tombe au bout du tunnel de Darynda Jones, 398 pages

http://la-liseuse.blogspot.fr/2013/05/ce-qui-nous-lie.html


   Voilà pour ma PAL du Weekend à 1000. Je l'ai faite volontairement plus grande que 1000 pages pour avoir le loisir de switcher une lecture ou savoir par quoi continuer si j'ai dépassé mon challenge et que je veux pousser plus loin. Oui, parce que je sais pas quoi lire si je prévois pas une PAL dans ma PAL, évidemment. 
   Je mettrai à jour cet article pendant le weekend si j'ai le temps, ou après le challenge pour vous en faire le récit ! 
   Quoiqu'il en soit, si vous faites vous-même le weekend à 1000, partagez moi vos PAL en commentaires, ça m'intéresse de savoir ce que vous lisez, et sinon, on se retrouve ce weekend pour lire, lire, liiiiire !
   Bisous les p'tits loups :)

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   Et on peut dire que ce Weekend à 1000 est un échec pour ma part cette fois-ci. Je n'ai pas eu tout le temps que je voulais pour pouvoir lire ce weekend, puisque j'ai dû sortir, et j'ai perdu la motivation le dimanche. Voyons cela d'un peu plus près :

Vendredi 11 novembre

 

 19h, le coin lecture est prêt, le challenge peut débuter.
    A 19h le vendredi soir, après avoir fini d'écrire un devoir pour un cours de la fac, je me pose sur mon canapé pour pouvoir terminer ma lecture en cours, le tome 2 de La Quête d'Ewilan. J'ajoute avant 20h les 70 pages qu'il me restait à lire, et, n'ayant pas envie de continuer avec le tome 3 tout de suite, j'enchaîne avec Ce qui nous lie de Samantha Bailly. Emportée dans ma lecture, je ne me rends pas compte qu'il est 1h du matin quand je finis par fermer le livre au bout de 147 pages pour aller dormir. J'ai donc lu un peu plus de 200 pages le vendredi soir.

Samedi 12 novembre


   Forcément, en m'étant couchée aussi tard la veille, je me réveille tout aussi tard le samedi (10h30), plus tard que je ne le souhaitais en tous cas, et je continue Ce qui nous lie. Lecture très agréable, très prenante, j'ai hâte d'écrire un avis sur ce livre. Départ de la maison à 13h30 environ pour aller rendre visite à mes grands-parents que je n'avais pas vu depuis un moment, je lis quelques pages supplémentaires dans la voiture, ayant la chance de ne pas être malade dans les transports. Je finis Ce qui nous lie quand je rentre, ça rajoute 140 pages à mon compteur depuis la veille, mais je suis très lente ce weekend. J'enchaîne avec Le Chat qui venait du ciel de Hiraide Takashi (je ne sais jamais avec les asiatiques quel est le nom et quel est le prénom, alors ne m'en veuillez pas si vous connaissez l'auteur et que j'ai inversé) en me disant que les 131 pages de ce petit livre seront vite avalées, mais que nenni. J'arrive pas à rester concentrer sur le livre, alors je l'abandonne après 14 pages. Je termine le samedi soir avec 367 pages à mon compteur. La réussite du challenge semble compromise. 

 

Dimanche 13 novembre


   Le lendemain, j'essaye de me reprendre en commençant le premier roman de Gillian Anderson, Visions de Feu, le premier tome de sa saga Earthend.

Je suis au passage assaillie par un chien un peu collant mais adorable donc on lui en veut pas
  
   Je suis très fan de cette actrice maintenant écrivain, et ce depuis que je suis toute petite (elle incarne notamment le rôle mythique de Dana Scully dans X Files et Stella Gibson dans The Fall) et pour moi, Gillian Anderson, c'est une valeur sûre. L'univers du roman a l'air assez riche, l'histoire me plaît bien, j'accroche au livre, mais je sens que je force, que je commence à me lasser de rester tout le weekend à lire. Surtout que, la veille, j'ai eu le malheur pour mon challenge de demander à ma grand-mère de commencer à m'apprendre le tricot, j'ai eu envie tout le dimanche d'employer mes doigts à créer des jolies choses avec de la laine plutôt qu'à tourner des pages.

 Oups.

    J'abandonne donc mon challenge du Weekend à 1000 naturellement en début d'après midi après avoir lu 50 pages pile de Visions de Feu, que je reprendrai sans doute cette semaine, en ayant assez de lire pour ce weekend. 
   Avec un total de 417/1000 pages, je n'ai pas réussi, et de loin, mon challenge de lire 1000 pages en un weekend. J'ai néanmoins réussi à terminer un livre de presque 300 pages en moins d'un jour, avec Ce qui nous lie ce qui n'est pas rien, abandonné une lecture, et commencé deux autres. J'ai tout de même passé un bon moment de lecture le temps que ça a duré. 
   Partagez moi votre résultat en commentaires si vous avez participé au Weekend à 1000 vous aussi, ainsi que les livres que vous avez finalement lu ! Je vous laisse voguer sur les pages de belles lectures, et vous retrouve probablement pour la prochaine session du Weekend à 1000, l'année prochaine ! 
   Bisous mes p'tits loups :) 

lundi 7 novembre 2016

The Book of Ivy, tome 2 : The Revolution of Ivy

Auteure : Amy Engel
Edition : Lumen
Parution originale : 2015
Genre : Dystopie

   Résumé : Née pour trahir et faite pour tuer... sera-t-elle à la hauteur ?

J'ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L'homme que j'aime.
Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d'attendre que la faim et la soif et raison de moi. Ou bien qu'une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant... Mais je refuse d'abandonner. J'en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d'agir, enfin.
Bishop me l'avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà e la barrière, c'est encore pire. L'hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l'eau, des vivres, un abri. D'autres condamnés avec lesquels m'allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d'avant, me venger de ceux qui m'ont trahie... ou mener, purement et simplement, la révolution ?
Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.
    Je vous ai présenté plus tôt dans l'année le tome 1 de cette duologie The Book of Ivy, et je me suis rendue compte que j'avais oublié de publier mon avis sur ce tome 2, alors je m'en vais de ce pas vous l'écrire.

   Nous retrouvons donc Ivy au même moment qu'à la fin du tome 1 : elle est derrière la Barrière, seule, sans défenses, et sans moyens de se nourrir. Autant dire qu'elle est pas sortie de l'auberge.
   Ivy va vite se rendre compte après quelques péripéties que ceux que la population de Westfall ont jeté derrière la Barrière pour des raisons parfois justifiées, parfois non, ont réussi à se construire une véritable petite communauté, et nous allons découvrir le fonctionnement de cette petite société en même temps que Ivy.
   Je ne vais pas m'attarder plus sur l'histoire car je n'ai pas envie de vous révéler tous les coups de théâtre de ce tome, alors je vais directement passer à mon ressenti suite à ma lecture.
   Ce tome a confirmé mon amour pour le personnage de Bishop, qui est juste PARFAIT et que c'est parfaitement injuste qu'il n'existe pas dans la vie réelle parce que je peux vous dire que je lui proposerais direct d'aller boire un verre. On découvre d'autres facettes de sa personnalité qui ne sont pas déplaisantes, et très intéressantes. Ivy, en revanche, m'a beaucoup agacée à certains moments, alors que je l'aimais beaucoup dans le premier tome, c'est bien dommage ! Je n'ai pas toujours compris certaines de ses attitudes, et pour cela je trouve que ce tome 2 est légèrement en dessous du premier. Mais j'ai adoré les nouveaux personnages, ainsi que leur histoire.
   La plume de Amy Engel a toujours pour effet de donner envie de lire la suite sans s'arrêter. C'est le genre de livre page turner, conçu pour ne jamais couper le rythme et de façon à ce que le lecteur ne referme pas le livre à la fin d'un chapitre. Cela a pour effet de vous faire lire une petite brique de 300 page en à peine un après-midi, et sans voir le temps passer.

   Ce tome 2 est donc un très bon tome, malgré certains passages qui m'ont fait lever le sourcil, et le fait qu'il soit un peu en dessous du premier tome, mais c'est tout de même une bonne suite qui termine en beauté la duologie. J'ai particulièrement aimé les dernières pages d'ailleurs, ce n'est pas un total happy ending, ce qui est pour moi un bon point, surtout dans une dystopie.

dimanche 6 novembre 2016

La perle de Wyletown

Auteur : Kyrell Wyle
Edition : The Book Edition (aussi disponible jusqu'au 1er décembre sur Wattpad)
Parution : 2016
Genre : Romance

   Résumé : Joe Atlanters a un rêve. Depuis son enfance, Wyletown l’attire. Surnommée « La Belle Rouge » pour le manteau que ses lilas carmin dessinent dès le printemps, cette ville regorge de bien d’autres trésors.
Des perles par exemple, et toutes sortes de perles.
Mais c’est surtout un grand évènement qui rend la ville fascinante aux yeux de Joe. Il s’apprête à commencer et attise la curiosité et l’envie du monde. Un évènement qui va bouleverser la vie du jeune homme.
Wyletown, ville parfaite où il fait bon vivre. Wyletown, ville aux deux visages. Wyletown, ville peuplée de charmants personnages. Wyletown, ville où le plus grand festival de cinéma se fait écho au-delà des frontières.
Pourquoi tout le monde veut aller à Wyletown ?
Et si le rêve que Joe était sur le point de réaliser n’était pas celui qu’il croyait…

   Il y a quelques temps, l'auteur de ce livre m'a contactée sur Livraddict pour me proposer de participer à un projet. Celui-ci consistait à découvrir son premier roman en même temps que plusieurs autres blogueurs et ensuite d'en publier un article sur nos blog respectifs. J'ai évidemment accepté, avide de nouvelles lectures, et l'auteur m'a donc envoyé son livre pour que je le lise, et pour cela je voudrais le remercier chaudement de m'avoir permis de participer. Voici donc mon avis sur ma lecture ! Tu viens ?

   Une des qualités que l'on peut remarquer de cet auteur, c'est qu'il sait installer une atmosphère. J'avais clairement envie d'y aller, moi, au festival de Wyletown, et en cela, le roman est réussi car il repose essentiellement sur cette atmosphère. On se croirai au festival de Cannes, au début du XXè siècle, on est embarqué dès le début au milieu de toutes ces paillettes, ces robes, et cette frénésie autour de l'univers du cinéma. 
   De plus, je dois dire que la romance est assez bien amenée. Ce qui me repousse quand je lis des romances, c'est que les personnages sont directement jetés dans les bras l'un de l'autre, avant même qu'on ne connaissent vraiment les personnages nous-même. Comment voulez-vous qu'on trouve cela crédible, nous, lecteurs ? Moi, j'aime les histoires d'amour crédibles, vraies : ici, les personnages prennent bien leur temps, on apprend à les connaître avant qu'ils ne sautent le pas, ils sont attendrissants et tendres, et bien trop mignons pour mon petit cœur de sentimentale. Il prennent d'ailleurs tellement leur temps que moi-même j'avais envie de les prendre par le cou et de faire ceci : 

 Moi face à Line et Joe.
   
   J'ai eu un peu peur à un moment donné parce que j'ai vu la naissance d'un triangle amoureux, un des lieux communs de la littérature romantique qui m'insupportent et me font rouler des yeux au ciel, mais il se fait assez discret pour qu'on arrive à l'oublier tout de même.

   Là où je suis un peu plus mitigée, c'est à propos de l'écriture. Je l'ai trouvée assez poétique et jolie, avec parfois quelques traits de génie, et parfois je l'ai trouvée un peu lourde également. J'ai eu l'impression de me faire mener par la plume de l'auteur, d'être un peu trop guidée dans ma lecture, par certains moments, et c'est quelque chose que j'apprécie peu, c'est un peu dommage. Mais c'est un infime reproche qui n'a pas trop entaché mon plaisir de lecture.
   J'ai aussi noté quelques coquilles de langage et d'orthographe dans ma lecture, il faut faire attention à ça ! Je sais qu'au bout d'une cinquantaine de relecture de son œuvre on ne voit plus vraiment les fautes, mais c'est désagréable pour un lecteur de lire ces coquilles. 
   Enfin, ce qui m'a vraiment dérangée, c'est le changement constant de point de vue. Parfois il est interne à la première personne, d'autres fois interne à la troisième personne, c'est parfois le point de vue de Line, parfois celui de Joe, le lecteur se perd et passe son temps à se demander en début de chapitre qui narre l'histoire, et un lecteur qui se pose des questions de ce type sort de sa lecture, et c'est quand même bien dommage ! Le fait d'avoir les deux points de vue est intéressant, mais il faut garder la même focalisation durant tout le roman alors, et bien préciser au début de chaque nouveau chapitre qui parle, ce que je n'ai vu qu'en début et fin du roman.

   Malgré tous ces points un peu négatifs, je vous conseille absolument de prendre la route de Wyletown ! Ces petits reproches que j'ai fait ne doivent pas vous refroidir de lire le livre, car il ne s'agit que de mon avis personnel, et ces points négatifs que j'ai noté n'ont de toutes façons que peu terni le grand plaisir que j'ai eu à ma lecture ! Je me suis laissée transportée par l'histoire, on voit un festival de cinéma jusque dans ses coulisses, il est d'ailleurs évident que l'auteur a déjà assisté à plusieurs festivals du cinéma et qu'il est passionné par le septième art ! Ce roman m'a même donné envie d'assister à l'un de ces festivals, alors même que cela ne m'attirait pas, bien que le cinéma est une passion pour moi.  
   Allez donc à Wyletown ! Vous pouvez retrouver ce roman sur Wattpad jusqu'au 1er décembre en cliquant ici, ainsi que sur The Book Edition en cliquant là pour le retrouver en version papier ! Un concours est également organisé par l'auteur sur sa page Facebook La Perle de Wyletown pour gagner un exemplaire du roman en livre papier !

   Je vous laisse sur les chroniques des autres copines blogueuses qui ont lu le roman en lecture commune avec moi si vous voulez lire un avis autre que le mien, il suffit pour cela de cliquer sur le nom du blog : 

Guenièvre., du blog Les Lectures de Guenièvre
Bérengère, du blog Panda de bibliothèque
Charlène, du blog Ciné-Book Paradise
Gabrielle, du blog Gaby Raconte
Océane, du blog En tournant les pages
Clara, du blog Clara Dream Books 
Marion, du blog The Bloomsbury Muffin
Pauline, du blog Healing Words
Rim Enviedelecture, du blog Envie de lecture

samedi 5 novembre 2016

La Maîtresse de guerre

Auteur : Gabriel Katz
Edition : Pocket
Parution originale : 2014
Genre : Fantasy

   Résumé : Dans le même univers que celui du Puits des mémoires, Kaelyn, fille d’un maître d’armes, rêve de reprendre le flambeau paternel, tandis que les autres filles de son âge rêvent d’un beau mariage. Elle a le talent, l’instinct, la volonté. Elle ne demande qu’à apprendre. Mais cela ne suffit pas : c’est un monde dur, un monde d’hommes, où la place d’une femme est auprès de son mari, de ses enfants, de ses casseroles. Il va falloir lutter. Elle s’engage donc dans cette grande armée qui recrute partout des volontaires pour aller se battre au bout du monde. Des milliers de soldats partis « libérer » le lointain sultanat d’Azman, plaque tournante de l’esclavage, terre barbare où règnent les cannibales. Dans la violence de la guerre, elle veut acquérir seule ce que personne n’a voulu lui enseigner. Mais le grand sud, plongé dans le chaos de l’invasion, va bouleverser son destin bien au-delà de ses attentes…
   Oh la la, cette claque que j'ai prise à la lecture de ce roman ! Gabriel Katz confirme ce que je pensais quand j'ai fini sa duologie Aeternia, qui était déjà un coup de cœur monumental pour moi : Gabriel Katz est le maître en France dans le domaine de la fantasy, et il le prouvait déjà avec son roman La Maîtresse de guerre.

   Je dois d'abord faire une petite remarque sur la quatrième de couverture de ce roman, car c'est une des meilleures quatrième que j'ai lu de ma vie ! Elle dévoile à peine l'intrigue, on ne voit vraiment que le haut de la partie émergée de l'iceberg qu'est ce roman pour vous dire, et pourtant elle est suffisamment alléchante pour donner au lecteur l'envie de lire le livre. Je vais donc moi aussi, pour que vous puissiez découvrir le roman dans les mêmes conditions que moi, ne pas en dévoiler plus que ce résumé dans cette chronique, et passer directement à mon ressenti à propos de l’œuvre.
    J'aime beaucoup les romans de Gabriel Katz déjà grâce à sa plume. J'aime son style direct, qui va droit à l'essentiel, pas de blablas inutiles, et s'il peut en profiter pour trancher quelques têtes au passage, il ne va pas se priver. J'ai retrouvé ce style que j'aime tant dès les premières pages. Alors oui, si vous n'aimez pas trop les romans un peu (beaucoup) sanglants, je dois vous avertir que Gabriel Katz, c'est un peu le George R.R. Martin francophone en terme de style d'écriture, à base d'univers riches, bien structurés mais sanglants, c'est vous dire un peu le bonhomme que vous avez en face.
   Les personnages aussi sont incroyables. Je crois qu'il va falloir que je sorte un article sur les héroïnes badass partie 2, parce que j'ai découvert cette année plein de nouvelles héroïnes incroyablement fortes chacune à leur manière, et Kaelyn en ferait partie. Kaelyn est une jeune fille qui est plus passionnée par le combat que par l'apprentissage de la couture, qu'on se le dise, et à travers ce récit plus ou moins initiatique, elle va apprendre à se battre, contrôler ses émotions, diriger une armée, jusqu'à devenir la première maîtresse de guerre que ce monde ait connu. J'ai adoré son personnage, qui malgré sa force cache des failles intéressantes, et sa dernière scène à la fin du roman est tout simplement délicieuse, j'ai relu le dernier chapitre deux fois pour la savourer encore. Hadrian aussi est un personnage qui m'a intriguée, et j'ai aimé son duo avec Kaelyn. Il est imprévisible, capable de pousser ses élèves dans leurs retranchements et même à blesser intentionnellement pour donner des leçons de vie, il peut être désagréable et condescendant, mais son statut de maître de guerre veut qu'il enseigne l'art de la guerre de la façon la plus dure pour former au mieux son élève. Il reste énigmatique de bout en bout, ce qui est un bon point car il est difficile de le percer à jour.
   J'ai aussi eu l'impression avec ce roman, et l'optique de Aeternia en tête, que Gabriel Katz préparait, peut-être inconsciemment, en quelque sorte sa duologie à venir. Il y a certains éléments du récit de La Maîtresse de guerre qui n'ont que peu d'importance ici et qui deviennent capitaux dans Aeternia, comme la ville de Kyrénia, ainsi que la Grande Déesse et les clés de son culte. Cela m'a même fait me demander si La Maîtresse de guerre ne se plaçait pas dans la même situation spatiale que Aeternia, et je ne suis toujours pas sûre du contraire, il me faudrait la confirmation de l'auteur lui-même pour cela.

   J'ai adoré me faire surprendre par l'intrigue, ne pas savoir où on allait, avoir peur pour tous ces personnages auxquels on s'attache trop vite mais que l'on sait qu'on ne devrait pas s'attacher, car leur tête peut voler d'un instant à l'autre dans le roman. J'ai été surprise par l'intrigue jusqu'à la toute fin, et ça, c'est pas gagné avec tous les livres que je lis et que j'ai lu. La Maîtresse de guerre est un excellent roman, bien qu'on sente que Aeternia est plus récent, en termes de maturité d'écriture. J'ai hâte de lire un peu plus de Gabriel Katz par la suite, j'ai déjà la trilogie complète du Puits des Mémoires dans ma PAL, et je fais confiance à l'auteur pour me surprendre encore avec ces livres !

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lundi 31 octobre 2016

10 personnages surnaturels qui font frissonner | TOP 10 SPECIAL HALLOWEEN

   Salut toi !

   Aujourd'hui, c'est le jour où les morts sortent de leurs tombes, que les fantômes viennent hanter les vivants, et que les vampires poursuivent les jeunes filles en quête de sang ! Mais c'est surtout le jour où des enfants déguisés en citrouilles viennent toquer à toutes les portes pour "des bonbons ou un sort !". Bref, aujourd'hui, c'est Halloween, et pour l'occasion, je vous ai concocté un article de mon crû sur les personnages de romans qui m'ont fait peur, ou du moins, frissonner. Tu viens ?

Bellatrix Lestrange dans Harry Potter de J.K. Rowling

 


   Personne qui a lu Harry Potter n'a pu passer à côté de Bellatrix Lestrange, car elle ne laisse pas indifférent. Pour ma part, elle me fait peur pour plusieurs raisons : elle est complètement folle, et personnellement c'est quelque chose qui me met très mal à l'aise, car les fous sont des personnes instables et imprévisibles. L'avantage avec Voldemort, c'est qu'il est d'une méchanceté très prévisible, et on le hait plus qu'on a peur de lui. A mon avis en tous cas. Ensuite, elle a fait des actes absolument horribles, comme torturer les Londubat jusqu'à la folie ou tuer son propre cousin, Sirius, ou torturer Hermione aussi, parce qu'elle est née Moldue. Elle aime beaucoup la torture, Bellatrix, et ceux qui aiment la torture me font bien plus peur que ceux qui tuent de sang-froid.
 

Le Chevalier dans La Passe-Miroir de Christelle Dabos

 


Le Chevalier est un personnage assez particulier. C'est un enfant déjà, ce qui est très singulier, et le pire, c'est qu'il a l'air d'un ange. Au premier abord, on aurait donc plus envie de le prendre sur ses genoux et de jouer avec ses boucles de bambin, mais il ne faut pas se fier aux apparences. Mais tout le monde le craint dans cette saga. Parce que celui-ci a le pouvoir de créer des illusions extrêmement puissantes qui peuvent faire beaucoup de dégâts. En plus, comme c'est un enfant, il ne contrôle pas encore ses émotions, et comme il est très colérique et sujet à la jalousie, ceci combiné à ses pouvoirs surpuissants, il fait vraiment peur ce garçon.

Ramsay Bolton dans A Song of Ice and Fire de George R.R. Martin

 


    J'ai un peu triché ici, parce que Ramsay n'est pas un personnage surnaturel, mais le monde dans lequel il évolue est fantastique et il y a des choses surnaturelles qui s'y passent, ça marche non ? Ça marche. Ramsay Bolton est le fils bâtard de Roose Bolton, la famille à la bannière de l’Écorché, et on peut dire que les armoiries de sa maison sont à l'image du bonhomme. Ce qui me fait peur avec Ramsay, c'est justement qu'il soit monstrueusement humain, sans pouvoir magiques ni rien du tout. Il fait juste des choses atroces avec ses pouvoirs d'homme, avec ce qu'il y a de pire chez l'humain. En plus il est d'un sadisme rare, et s'il y a bien une catégorie de "méchants" qui me fait autant peur que les fous, ce sont les sadiques. Je préfère même pas vous donner d'exemples de ses horreurs, tellement ce personnage est un monstre à sa manière.
 

Mère Malkin dans L'Epouvanteur de Joseph Delaney

 


   Mère Malkin est une sorcière tout ce qu'il y a de plus normale. Elle est vieille, hideuse, méchante, a tel point que L'Epouvanteur a dû l'enfermer précautionneusement à l'écart de tous pour ne pas qu'elle sorte ni qu'elle blesse quelqu'un. Mais évidemment, Tom Ward qui est un garçon un peu naïf, va aider la famille de Malkin à ses dépends à sortir de sa prison. Et même à 20 ans, alors que L'Epouvanteur est un livre jeunesse, je peux vous dire que quand j'ai lu le premier tome la première fois cette année, j'ai eu très peur à cause de Malkin à plusieurs passages du roman.

Dorian dans Le Portrait de Dorian Gray de Oscar Wilde

 


   Dorian est un jeune homme qui ne veut pas vieillir, et va réussir à trouver une combine pour que ce soit son portrait qui vieillisse alors que lui même garderait sa beauté et son allure d'adolescent. Mais Dorian va s'enfoncer dans le péché, et alors que lui même ne change pas d'apparence, son portrait s'enlaidit au fur et à mesure que Dorian sombre dans le vice et vieillit. Ce n'est cependant pas le Portrait qui me fait le plus peur dans ce roman, qui est un personnage à part entière, mais bien Dorian, qui garde l'apparence du Dorian qu'il était avant d'arrêter de vieillir, mais dès lors que c'est le tableau qui vieillit, j'ai l'impression que Dorian a enfermé son âme dans le tableau, et il se retrouve dépourvu d'émotions et de sentiments humains, jusqu'à devenir un monstre, lui, et non le portrait laid qui continue de vieillir.

Dracula dans Dracula de Bram Stoker

 


   Dracula est un vampire, mais certainement pas un du genre de la famille Cullen dans Twilight. Non, le comte Dracula, lui, est plus insidieux. Il est rusé, et il cache sa véritable nature aux yeux des autres. Le pire avec ce personnage, et ce qui relance le mythe du vampire à l'époque où le roman paraît, c'est que le vampire est un personnage à craindre, mais également à plaindre. Dans les grandes lignes, il fait du mal autour de lui, mais ce n'est pas de sa faute, il n'a pas le choix, c'est dans sa nature. Il n'a pas choisi d'être un vampire, de devenir un non-mort et un réprouvé de Dieu. D'ailleurs, Mina Harker, la femme de Jonathan avec qui Dracula fait affaires, exhorte les autres à éprouver de la pitié pour le personnage, et non de la haine, ce qui n'empêche pas qu'il faut s'en méfier et le craindre, et s'en débarrasser.

Les sorcières dans Sacrées sorcières ! de Roald Dahl

 


   Ce livre, j'ai été le rechercher loin, très loin dans mes souvenirs. C'est un roman de jeunesse que j'ai lu à l'école primaire, comme beaucoup d'enfants avec les livres de Roald Dahl. J'ai l'impression d'ailleurs qu'on lit plus souvent Matilda, James et la Grosse Pêche, Charlie et la Chocolaterie, ou encore Le Bon Gros Géant, des livres que j'ai découvert toute seule par après, plutôt que Sacrées sorcières !. Je me souviens que j'avais adoré ce livre, mais que les sorcières m'avaient fait vraiment peur. Attendez, elles mangent les enfants et n'ont pas d'orteils ! J'avais peur qu'elles sentent mon odeur et viennent me chercher pour me faire rôtir et me manger. Mais bon, j'avais 8 ans aussi.

La chose dans Ça de Stephen King

 


   Je crois que c'est à cause de cette Chose, dans Ça de Stephen King, que j'ai développé une forme de coulrophobie (c'est la phobie des clowns). Ils me faisaient rire quand j'étais petite, ils me font hurler de terreur quand ils me proposent un ballon à présent. Je vois le mal dans leurs yeux insidieux sur les affiches qui poussent comme des champignons dans ma ville quand le cirque passe par là, leur sourire sournois glaçant mon sang. Bon, d'accord, j'exagère un peu, mais avouez, vous qui avez lu le livre ou vu le film, que ce clown, capable de se transformer en araignée géante qui ferait pâlir Aragog à ses heures perdues, est absolument terrifiant. Et pour les autres, je vous offre ce gif de la Chose dans le film, qui met incroyablement mal à l'aise pour que vous situiez un peu le personnage.

Gollum dans Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien

 


   Je dois bien avouer que Gollum me fait bien plus peur dans les films du Seigneur des Anneaux que dans les livres. Sans doute parce que dans le film on a vraiment la vision du personnage hideux et sournois qu'il est, près à tout pour récupérer l'Anneau Unique. Il me fait complètement flipper, et je suis sur le qui-vive à chaque fois qu'il apparaît à l'écran. Non ce n'est pas Sauron, ce ne sont pas les Nasgûls qui me font le plus peur dans cette saga, mais cette misérable créature qu'est Gollum. Je ne me l'explique pas vraiment.

Les Ts'liches dans La Quête d'Ewilan de Pierre Bottero 

 

    
   Gyyyyaaaahhhhh, laissez-moi réprimer un frisson de dégoût à l'évocation de ces bestioles. Voilà. C'est fait, je peux continuer. Comme j'ai eu peur pour Camille et Salim dans leur voyage en Gwendalavir à chaque fois qu'ils devaient affronter ces monstres ! Je ne saurai vraiment vous les décrire en fait, j'ai renié le fait qu'ils aient une forme quelconque pour éviter un malheur, du genre qu'ils puissent sortir du livre un jour particulier comme Halloween (oui, je suis folle, je l'avoue !). Mais ce sont des traqueurs redoutables, et il est très difficile de les combattre et de s'en défaire. De vraies petites saletés, en quelques sortes.  

   Et voilà ! C'est tout pour ce Top 10 spécial Halloween ! J'espère qu'il vous aura plu, que je vous aurais fait découvrir des livres (j'en doute, j'ai cité beaucoup de romans connus, mais bon) ou en tous cas, que je vous aurais donné envie de les lire, pourquoi pas pour le prochain Halloween histoire de frissonner encore plus !
   Je vous retrouve bientôt pour une chronique sur un livre que j'apprécie beaucoup, d'un auteur que vous avez déjà vu sur le blog ! Je n'en dis pas plus, je vous laisse voguer vers des lectures délicieuses, et à bientôt !

mercredi 26 octobre 2016

Le Chat Philosophe

Auteur : Kwong Kuen Shan
Edition : Pocket 
Parution originale : 2012

Genre : Poésie, œuvre illutrée

   Résumé : C'est en observant ses chats s'étirer, ronronner, sauter, marcher, dormir, bondir, manger, que Kwong Kuen Shan réalise ses aquarelles qu'elle associe à des proverbes, citations, poèmes asiatiques.

   Je me promenais à Mollat l'autre jour, quand je suis tombée sur l'étal des livres et romans asiatiques. Et je ne sais pas exactement pourquoi, mais les asiatiques aiment ENORMEMENT écrire à propos des chats d'après l'échantillon que j'ai pu voir sur cet étalage. Vous me connaissez depuis le temps j'imagine, je ne sais pas résister à une jolie couverture, surtout s'il y a un chat dessus, et j'ai donc pris Le Chat philosophe avec moi sans avoir AUCUNE IDÉE du contenu de ce livre. Et ce que j'ai découvert chez moi m'a enchantée.
   Si vous suivez mes Insta Stories, vous avez sans doute vu que j'y parlais de ce livre un peu plus tôt dans la semaine, et vous avez sans doute vu peu le contenu de ce livre particulier. Celui-ci se présente ainsi :
   - Sur la page de droite, il y a une illustration de l'aquarelle qu'à réalisée l'auteure (oui parce qu'en plus d'être une auteure, c'est une peintre de talent) qui représente toujours un chat plongé dans une action ou une observation, dans son environnement.
   - Sur la page de gauche, l'auteure a sélectionné des citations de livres, des proverbes, des poèmes, tous d'autres auteurs asiatiques. Ceux-ci ne sont pas choisis au hasard, ils ont tous un lien, plus ou moins subtil, avec l'aquarelle qu'ils accompagnent.

   J'ai été enchantée par ma lecture de l’œuvre. Cela me rappelle une œuvre que j'ai étudiée pour le bac en Terminale que j'avais absolument détestée : Les Mains Libres, de Paul Eluard et Man Ray. Sauf que pour le coup, Le Chat Philosophe est l’œuvre d'une seule personne, qui à mon avis, a beaucoup plus de talent dans ses domaines que les deux artistes susmentionnés (Et tac ! C'était ma petite vengeance personnelle pour l'enfer et l'ennui que vous m'avez fait subir au lycée les gars) (Ceci n'était pas un avis objectif. Est-ce que je le regrette ? Non. Est-ce que je le referais ? Oui.).
   Kwong Kuen Shan a un coup de pinceau extraordinaire, toutes ses aquarelles sont d'une finesse et d'une beauté très asiatiques, forcément, et la sélection de tous les proverbes et poèmes prouvent une grande culture littéraire de la part de l'auteure-peintre. Au moment où j'écris ces lignes, j'ai envie de rouvrir le lire pour parcourir de nouveau toutes ces images, pour les redécouvrir, car j'ai eu l'impression de ne pas avoir assez observé chaque dessin.
   Je vous recommande évidemment ce petit livre, qui se lit en une soirée tranquillement, et de vous émerveiller devant la beauté de ces dessins.

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