vendredi 20 mai 2016

Ringer | Chronique série

Titre original : Ringer
Crée par : Eric C. Charmelo et Nicole Snyder
Origine : Etats-Unis
Première diffusion : 2011 
Sur : CW (USA), Téva, M6 (France)
Vue en : VOSTFR
S'étend sur : 1 saison
Statut : Annulée en 2012
Avec : Sarah Michelle Gellar, Ioan Gruffudd, Kristopher Polaha, Tara Summers, Mike Colter...

      Pitch : Des jumelles, deux univers différents. L'une, Bridget, est une ancienne junkie, l'autre, Siobhan, une femme du monde. Lors d'une rencontre entre les sœurs après des années de séparation, Siobhan se suicide. Bridget prend alors sa place dans la vie de sa sœur, et découvre que celle-ci n'est pas si "bien sous tous rapports" qu'en apparence...
   Je vous ai parlé d'une série terminée lors de ma dernière Chronique Série, je vous parle aujourd'hui d'une série annulée. Leur point commun ? La très brillante et talentueuse Sarah Michelle Gellar. En effet, c'est en voulant découvrir la filmographie de l'actrice que j'ai découvert Ringer, et que je me suis mise à regarder. Malheureusement, la série n'a jamais été renouvelée pour une deuxième saison. Je vais vous expliquer pourquoi moi, j'ai aimé cette série.
   Attention : Cette chronique est susceptible de contenir des spoilers. ils ne seraient bien sûr pas explicites, mais certaines tournures de phrases, certains temps de verbes peuvent vous dévoiler des choses sur l'intrigue. Vous la lisez à vos risques et périls, si vous n'avez jamais vu la série. Bonne lecture à ceux qui continuent, et à bientôt pour les autres !

   Je l'ai déjà évoqué plus haut, mais la première raison de mon amour pour cette série est Sarah Michelle Gellar. J'aime et je chéris cette actrice depuis que je suis toute petite, et j'ai regardé I know what you did last summer (Souviens-toi l'été dernier en VF) uniquement parce qu'elle jouait dedans, alors que je n'aime pas les films d'horreur. Sarah Michelle Gellar a plus de talent que beaucoup d'acteurs qui font les têtes d'affiche et les premiers rôles de télévision actuels, et pourtant, Ô tragédie, elle n'a jamais pu prouver au-delà de Buffy à quel point elle est douée, n'ayant participé qu'à des projets qui sont tous tombés à l'eau, Ringer et The Crazy Ones entre autres.
   Dans cette série, Sarah Michelle Gellar réalise un challenge de taille : au sein d'une même œuvre, elle a dû interpréter deux rôles différents, ceux de Bridget et Siobhan, des jumelles. Chacune avec sa propre personnalité, son propre univers, son propre passé donc. Cela représente un vrai défi pour un acteur, car celui-ci doit s'efforcer dans ce cas-là de comprendre et de se fondre dans non pas un, mais deux personnages à la fois. Et Sarah le fait à la perfection : elle interprète aussi bien la candeur, la peur et, tout simplement la personnalité de Bridget que la froideur calculatrice chez Siobhan. Et puisque Bridget s'efforce de tenir le rôle de Siobhan dans sa vie de tous les jours, c'est même une mise en abyme du rôle d'acteur : il s'agit de jouer un personnage qui est en train à son tour de jouer un rôle. Je suis tout simplement époustouflée par le talent de Sarah, qui est capable d'adapter son jeu en un quart de seconde. Si j'arrive un jour à accomplir mon rêve et à être comédienne à mon tour, Sarah serait mon exemple à suivre.

 Parce que Sarah.

   En ce qui concerne l'intrigue, je l'ai beaucoup aimée également. Il y a plusieurs histoires qui s'entrecroisent : celle de Bridget, qui, seule témoin d'un meurtre, est recherchée par le meurtrier qui vient de sortir de prison pour "finir le travail", cherche à fuir sa vie et se cacher ; celle de Siobhan, que l'on suit à travers les yeux de Bridget pratiquement tout au long de la série, et celle de Bridget qui tente de se faire passer pour Siobhan aux yeux de son mari, de sa belle-fille ainsi que du reste du monde. Cela fait que la série a une bonne dynamique, très thriller et film noir, entre les confrontations entre Bridget et le meurtrier, les révélations faites à propos de Siobhan tout au long de la saison, ainsi que les nombreuses fois où Bridget a failli dévoiler sa couverture. J'ai binge-watché les épisodes en un weekend dès que j'ai découvert la série.

   Je dirais même que je suis presque contente que la série s'arrête là. Bien que je sois frustrée, bien sûr, qu'il n'y ait pas une vraie fin à la série au bout du 22è épisode, car la série s'arrête sur un final qui laisse présager une saison 2, je ne sais pas trop où les showrunners auraient pu emmener la série une fois les différentes intrigues terminées. J'aurais eu peur que la série s'étende, s'étende, et finisse par ne plus avoir aucun intérêt. C'est le cas de certaines séries américaines que je suivais avec passion au départ, et qui après quelques saisons se sont mise à recycler leurs intrigues, ce qui n'est guère intéressant. Je pense tout de même que Ringer a une bonne première saison, qui mérite d'être vue, ne serait-ce que pour le jeu de Sarah Michelle Gellar qui excelle dans ses deux rôles, et si cela ne vous frustre pas trop de ne pas avoir une vraie fin à la série, comme c'est le cas de beaucoup de séries annulées.

   Je vous souhaite de regarder de bonnes séries, et à bientôt pour une prochaine chronique !

jeudi 19 mai 2016

TAG | Problèmes de lecteur

   Salut à tous !

   Aujourd'hui, c'était pour moi le jour des résultats des partiels, et spoiler alert : j'ai mon semestre, et mon année, direction la troisième année de licence de Lettres ! Et pour fêter ça, j'ai décidé de faire un tag !
   Comme promis dans l'article Actu du blog | A quoi s'attendre ?, j'ai l'intention de vous faire minimum un tag par mois, dans la mesure du possible et si je trouve un tag qui me plaît. 
   Cela faisait longtemps que je circulais sur la blogosphère et sur Booktube avant de me lancer à mon tour, et il y a déjà plusieurs tags que j'ai envie de reprendre, donc autant dire qu'on en a pour un moment !
   J'ai découvert celui-ci sur les chaînes Youtube de Margaud Liseuse et Les Lectures de Nine, et il m'a beaucoup interpellée vu la longue période de panne de lecture qui m'est tombée dessus il y a quelques temps. Et vu que Margaud tague toujours tout le monde sur ses tags, je ne me suis pas privée pour le reprendre !
   Ne perdons pas de temps en blablas inutiles, et commençons !

 Un bon tag/challenge commence avec un gif de Barney Stinson qui dit "Challenge accepted".

   1) Tu as 20 000 livres dans ta PAL. Comment décides-tu de ta prochaine lecture ?

   D'abord je commence par m'évanouir, je pense. 20 000 livres, non mais vous plaisantez ? C'est plus de 10 fois le nombre de livres que contient ma bibliothèque ! Bon, après, quand je finis par me réveiller, je pense que je me tourne tout simplement vers le livre qui me fait le plus envie, là, maintenant. Généralement j'y réfléchis avant même d'avoir fini ma lecture en cours, je me demande dans quel genre et quel univers j'ai envie de me lancer, et je choisis en fonction de ma réponse à cette question.
   
    2) Tu as lu la moitié d'un livre et tu ne l'aimes pas. Tu abandonnes ou tu continues ?

   Cela ne m'arrive que très rarement de lire un livre que je n'aime pas. Bien que je sois une adepte du "j'achète ce livre mais je n'ai pas lu le résumé, je ne connais pas l'auteur, en revanche j'aime bien la petite cabane enneigée de la couverture alors je le prends", il est rare que je ne termine pas un livre. Ça m'est seulement arrivé quelques fois quand j'étais petite, parce que je n'arrivais pas toujours à me détacher de Harry Potter et à aller vers d'autres choses. J'ai par exemple acheté la belle intégrale du Monde de Narnia quand j'étais petite, mais je n'ai lu que les quatre premiers tomes, et je n'ai jamais réussi à continuer, j'ai donc abandonné. Faut dire aussi que c'était peut-être parce que cette intégrale est une Bible, et que la police d'écriture est sensiblement égale à du 0,5. Peut-être que je le reprendrai plus tard. Mais, oui, généralement, j'abandonne ma lecture, je me dis que je n'ai pas lu le livre au bon moment et que je le reprendrai peut-être plus tard avec entrain.

   3) Les couvertures d'une saga/série que tu aimes ne se ressemblent pas... Comment tu gères ça ?
 
   C'est le moment du tag où je maudis la petite fille que j'étais, c'est ça ? Oui, parce que quand j'étais petite, cela m'importais peu que les couvertures des tomes se ressemblent ou non, que ça fasse joli sur la bibliothèque, etc... Du coup, je me retrouve avec pleeeeiiiin de séries de quand j'étais petite qui sont toutes dépareillées. Par exemple, j'ai les tomes 1, 3 et 4 de L'Héritage, c'est-à-dire Eragon, Brisingr et L'Héritage aux éditions Bayard en grand format, et le tome 2, L'Aîné, aux éditions Bayard en format de poche. Voilà voilà... Ah, et puis aussi, Ô sacrilège ! J'ai les cinq premiers tomes de Harry Potter aux éditions Folio Junior, les premières éditions en poche, les toutes belles, et les deux derniers aux éditions Gallimard en grand format. J'ai récemment racheté Le Prince de Sang-Mêlé et les Reliques de la Mort en poche, mais ce n'est pas pareil, car ce sont les nouvelles éditions Folio Junior avec d'autres couvertures. Heureusement, mes parents m'ont fait un magnifique cadeau à Noël, il m'ont offert la totalité de la saga aux éditions Gallimard Deluxe, j'ai donc maintenant au moins une fois la saga dans son intégralité dans la même édition. 


Oui. Elles sont sublimes.

   Enfin, tout cela pour dire que je paie mes erreurs de jeunesse, mais en revanche, je n'ai jamais eu à faire face, dans une même édition, à un changement de style ou autre. Je pense notamment à ceux qui ont la saga Divergente dans les premières éditions, où le troisième tome dépasse d'une tête les deux autres, alors que c'est la même édition, je compatis énormément.
   Sinon, comment je gère ça ? Et bien, si c'est par exemple un tome qui diffère des autres, je pense que je peux faire l'effort de le racheter dans la bonne édition ; par exemple, je pense racheter L'Aîné en grand format, mais s'il y a trop de tome, bah c'est pas grave. Le plus important, c'est quand même le texte.
     4) Tout le monde aime un livre que toi tu n'aimes pas. A qui en parles-tu du coup ?

   Et bien j'en parle à vous tout simplement, vous qui me lisez. Je fais une chronique dans laquelle j'explique pourquoi je n'ai pas aimé, et ce qu'il y a de magique, quand on partage ses lectures de cette façon, c'est qu'il y aura toujours quelqu'un pour dire "je pense pareil que toi !" ou bien quelqu'un qui a aimé qui peut tout de même partager mon point de vue sur certaines choses et m'expliquer pourquoi lui a aimé. Sinon j'en parle à mon père, qui est un mordu de lecture lui aussi, ou à ma mère, qui s'est récemment mise à lire, ou à mes amis, qui ne lisent pas tous, mais qui m'aiment bien alors ils m'écoutent. Et puis si personne ne veut m'écouter, j'en parle à mon chien, qui, lui, n'a pas vraiment le choix. 

   5) Tu es en train de lire dans un lieu public et tu sens que tu vas pleurer : qu’est ce que tu fais ?

   Je n'arrive pas vraiment à lire dans les lieux publics, à cause justement de mon hypersensibilité. J'ai peur de soudain, dans un bus, éclater de rire pour aucune raison en apparence, ou me mettre à pleurer dans un jardin public et que les gens me dévisagent un peu bizarrement. Mais quand ça m'arrive, que je sens les émotions arriver de manière un peu trop violente, je referme le livre et garde le passage triste/drôle/whatever you want pour plus tard. Genre quand je suis seule chez moi. Ou avec des gens que je connais, vu que j'ai pas peur de montrer mes émotions aux gens que j'aime.
  
   6) La suite d’un livre que tu aimes vient de sortir mais tu as oublié pas mal de choses. Que fais-tu ? Tu relis le précédent ? Tu trouves un synopsis bien spoilant ? Tu pleures de frustration ?

   J'ai en général une très bonne mémoire pour les romans que je lis, et surtout les sagas. D'ailleurs, si je pouvais avoir une aussi bonne mémoire pour les cours, cela me serait franchement utile pour les partiels. Mais du coup j'oublie rarement l'histoire d'une saga quand je me lance dans le tome suivant, sauf quand j'ai lu le tome précédent il y a vraiment, vraiment très longtemps. auquel cas, soit je relis le dernier chapitre du tome précédent, soit je me lance dans le tome suivant sans rien faire de plus. Généralement, l'histoire me revient en tête dès les premières pages, car l'auteur fait très souvent des récapitulatifs des aventures de ses héros dans les tomes suivants.

   7) Tu ne veux pas prêter tes livres. Comment dis tu non gentiment si on te pose la question ?

   Je prête volontiers mes livres à mes amis les plus proches, parce que je les connais et que je sais qu'ils en prendront soin, et que même si je les revoit pas très vite, je sais qu'ils ne sont pas perdus. D'autant plus qu'on se les prête mutuellement. Je ne prête juste pas les livres de ma PAL, sauf si j'habite sous le même toit que la personne, car je sais qu'à tous moment je peux commencer le livre en même temps que la personne, ou faire une lecture commune. Si c'est quelqu'un que je connais peu, ou que je n'ai tout simplement pas envie de prêter mes livres, je dis tout simplement que je ne prête pas mes livres. Comme disait Margaud, y a des gens, quand ils disent qu'ils prêtent pas leurs CDs ou DVDs, tout de suite, la personne en face lui dit "ah, oui, je comprends...", et bah c'est pareil avec les livres. 

   8 : Tu as choisi et reposé 5 livres le mois passé. Comment gères tu ta panne de lecture ?

   On en arrive à la question qui m'a interpellée au départ dans ce tag. J'ai eu une grosse panne de lecture depuis la fin du lycée, jusqu'à janvier dernier, donc, presque deux ans. Je n'arrivais plus à lire un seul livre, ce qui est "légèrement" problématique, quand on s'engage dans des études littéraires dans lesquelles il faut lire une vingtaine de livres en un semestre, et parfois, ce sont des livres qui ne vous attirent pas forcément. J'arrivais tout simplement plus à m'intéresser à la lecture. Et puis, en janvier dernier, j'ai fait l'acquisition de romans qui m'avaient suppliés de les acheter, je les ai lu, et tout à coup, ma panne de lecture s'était envolée. Mon conseil dans ce cas-là, si vous avez une panne, c'est soit d'essayer de lire un livre dans votre zone de confort, un livre qui vous interpelle plus que tout, ou alors de relire un livre que vous avez adoré par le passé. Je n'y ai absolument pas pensé à cette époque, à cette solution, mais c'est vrai que j'aurais largement pu relire un Harry Potter ou un Hunger Games pour que ça reparte aussi sec. 

9: Il y a tellement de nouveaux livres que tu rêves d’acheter. Combien en achètes-tu réellement ?

  
   J'en achète autant que mon compte en banque me le permet, haha. Non, plus sérieusement, je vais surtout sélectionner dans ma wishlist sur Livraddict, qui me permet de répertorier les livres que je veux, et j'en choisis cinq de ceux qui me tentent le plus sur le moment. Et après, je vais faire les yeux du chat dans Shrek autour de moi pour que les gens veuillent bien m'offrir le reste.


Voilà. Ça, c'est moi quand je veux des livres.
 
   10) Après les avoir acheter, combien de temps restent-ils dans ta PAL avant que tu ne les lisent ?

   *tente de s'éclipser sans que personne ne la voit, la tête baissée sous le poids de la honte*
   Et bien... Ça dépend. Avec moi, les livres peuvent rester dans ma PAL seulement quelques jours, parfois quelques mois, parfois quelques années... Vu que je lis moins de livres qu'il y en a qui rentrent dans ma PAL, le stock s'agrandit forcément. J'hésite moi aussi à me créer une Book Jar dans laquelle je piocherais chaque mois un livre qui a passé beaucoup de temps dans ma PAL pour enfin le lire.

   Et voilà, c'était la dernière question de ce tag. J'espère qu'il vous a plu, je vous invite à me le dire dans les commentaires sous l'article !
   Et comme j'aime pas trop taguer des gens parce que j'ai peur d'en laisser de côté, je tague tout le monde comme d'habitude ! N'hésitez pas à le reprendre si vous en avez envie !

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt pour un nouveau tag !

mercredi 18 mai 2016

Aeternia, tome 2 : L'envers du monde

Auteur : Gabriel Katz
Edition : Scrineo
Parution : 27 août 2015
Genre : Fantasy

Résumé : C’est l’heure du duel décisif entre les deux camps qui s’entredéchirent pour la cité mère de Kyrenia. Deux champions vont s’affronter sur le sable de l’arène, un combat qui peut faire basculer le destin d’un peuple entier. Mais quelques heures à peine avant le coup de gong, le culte du Prophète a perdu son champion. Qui affrontera le Corbeau, redoutable gladiateur du Temple ?

Déchirée par les luttes de pouvoir, la plus grande cité du monde est au bord de la guerre civile. Le culte millénaire de la Grand déesse, menacé par celui d’Ochin qui se répand comme un raz-de-marée, n’a plus qu’un recours : la violence. Entre complots, combats et trahisons, chacun lutte pour sauver sa place et parfois sa vie…
Aeternia fait partie de ces romans qui m'ont tirée d'une longue panne de lecture en janvier dernier, avec Phobos et ma relecture du tome 1 de Harry Potter. Cette duologie dont voici le dernier tome m'a redonné de l'espoir en matière d'écriture de l'imaginaire, et surtout de la fantasy, en France, qui est un genre que j'affectionne particulièrement mais pour lequel on est souvent obligé de s'exporter, souvent aux USA, pour en trouver de qualité. Ici, Gabriel Katz nous livre une formidable histoire, qui est un coup de cœur du début à la fin.
 Cette chronique a pour sujet le deuxième tome d'une duologie, elle pourrait sans doute contenir des spoilers à mon insu. Je vous conseille soit de lire le tome 1, soit de lire ma chronique, soit de continuer votre lecture ici si les spoilers vous importent peu.

   Ce deuxième tome m'a scotchée. Je l'ai lu d'une traite, dans le cadre du Weekend à 1000, ce qui m'a permis d'engloutir 487 pages en un rien de temps et de finir mon challenge dans les temps, soit dit en passant. Il reprend exactement au même endroit où les derniers évènements du premier tome se sont déroulés, mais du point de vue de Desmeon, cette fois-ci. On en apprend un peu plus sur ce guerrier dans ce tome-ci, car il fait office de personnage principal comme Leth Marek dans le tome 1.  Cela me fait d'autant plus plaisir que j'adorais déjà ce personnage dans le premier tome : il ne manque pas d'esprit ni d'humour, il est intelligent et c'est un guerrier émérite, rarement vaincu. Sa personnalité va d'ailleurs évoluer par rapport au tome 1 ici, compte tenu de tout ce qu'il va apprendre et découvrir qui vont l'amener à ne plus se fier qu'à lui-même.

   Ce tome est placé sous le signe du chaos. La guerre entre les deux cultes fait rage plus que jamais dans la ville de Kyrénia, et on ne compte plus le nombre de complots révélés au fil des pages, ni de trahisons accomplies, encore moins d'hommes égorgés. Je persiste dans ma comparaison avec la saga A Song of Ice and Fire de George R.R. Martin : dans le tome 1, tous les personnages sont réunis et semblent vivre encore dans la paix, mais quand on monte dans les hautes sphères du royaume, on se rend compte du panier à crabe dans lequel les personnages sont jetés ; puis, il arrive quelque chose d'affreux à un personnage important de l'intrigue, et le monde explose en mille morceaux, tous les personnages se retrouvent seuls dans leur coin à tenter de survivre ou de prendre le pouvoir, parfois les deux. Cela décrit assez bien ce que l'on ressent dans ce deuxième tome : toutes nos convictions sont brisées.
   Dans un deuxième temps, toutes les certitudes que l'on pensait avoir à propos des personnages et des cultes de la Déesse et d'Ochin sont complètement chamboulées par ces révélations que fait l'auteur, tandis que notre perception de beaucoup de personnages est changée par ce que l'on apprend sur eux. J'ai été choquée d'apprendre certaines choses sur des personnages que j'aimais beaucoup dans le tome 1, et que j'ai appris à détester dans ce tome 2. C'est ce qu'il y a de bien avec cette histoire, c'est que les personnages ne sont pas des caricatures, ils ne sont pas gentils, mais ils ne sont pas méchants non plus pour la plupart, ils cherchent juste à survivre et/ou à défendre les valeurs en lesquelles ils croient ainsi que leurs convictions. Gabriel Katz remet en cause tout ce qu'il tenait pour vrai dans le premier tome, bousculant à la fois ses personnages et son lecteur.

   Et alors, il faut absolument que je vous dise deux mots sur la fin, mais vraiment deux, car je n'ai pas envie de vous gâcher la surprise : c'est complètement fou et insensé ! Gabriel Katz nous retourne complètement le cerveau, j'ai été totalement bernée, absorbée comme j'étais dans ma lecture, j'en suis restée bouche bée. Cette duologie fut un cocktail Molotov d'émotions en tous genres, j'ai été transportée par la plume de Gabriel Katz et complètement happée par cette histoire incroyable et exceptionnelle. J'ai hâte d'acquérir et de me jeter à corps perdu dans la lecture du Puits des Mémoires, l'autre saga littéraire de Gabriel Katz, car je suis avide de sa plume.

 
https://buffyslibrary.blogspot.fr/search/label/Coup%20de%20c%C5%93ur

mardi 17 mai 2016

La Quête d'Ewilan, tome 1 : D'un monde à l'autre

Auteur : Pierre Bottero
Edition : Rageot
Parution : 2003
Genre : Fantasy, Aventure

Résumé : Quand Camille vit le poids lourd qui fonçait droit sur elle, elle se figea au milieu de la chaussée. Son irrépressible curiosité l'empêcha de fermer les yeux et elle n'eut pas le temps de crier... Non, elle se retrouva couchée à plat ventre dans une forêt inconnue plantée d'arbres immenses. Te voici donc, Ewilan. Nous t'avons longtemps cherchée, mes frères et moi, afin d'achever ce qui avait été commencé, mais tu étais introuvable...
   Il faut que je vous dise quelque chose. C'est un secret inavouable, un récit honteux, quelque chose d'impardonnable. Je ne peux le garder plus longtemps pour moi, il faut que ça sorte...
 
   Je n'ai jamais lu La Quête d'Ewilan de Pierre Bottero.
   Voilà, donc, je vous laisse quelques lignes pour vous en remettre, je vous retrouve juste après ce gif qui doit exprimer votre ressenti suite à cette révélation :

Oui, voilà. Comme elle dit la madame.

... C'est bon, vous avez retrouvé une contenance ? Bon. Maintenant, j'explique le pourquoi du comment.
   La Quête d'Ewilan est une saga littéraire de Pierre Bottero qui est sortie en 2003. A cette époque, j'étais une petite collégienne timide et studieuse qui se réfugiait surtout dans les livres. C'est donc au CDI de ce collège que je suis tombée sur cette saga. Sauf que, hé, à l'époque, tout ce qui m'intéressait, c'était Harry Potter, donc je n'ai jamais ouvert ces romans. Je connaissais juste leur existence, c'était tout.
   Le collège, c'était aussi le moment où, encore, je lisais les tomes des sagas sans me soucier de l'ordre de lecture. Je lisais un tome 1, puis 3, puis 2, etc... De cette façon, j'ai fini par m'intéresser à l'univers de Pierre Bottero, mais en commençant par Les Mondes d'Ewilan et Ellana. Du coup vous pensez bien que je n'ai pas tout compris à l'univers de Gwendalavir, et je m'étais promis de tout relire, en commençant cette fois par le début. C'est aujourd'hui chose faite, grâce au Weekend à 1000 qui m'a permis de sortir le premier tome de ma PAL.

   Bien, ce fut la plus longue introduction que j'ai faite, passons maintenant au contenu de ce tome 1 !

   C'est un très bon premier tome. Il fait beaucoup d'exposition de l'histoire, mais c'est exactement ce que l'on demande à un tome 1, poser les bases d'un univers complexe d'une manière simple, avant de complexifier les choses dans les futurs tomes. J'ai essayé de me mettre dans la peau de quelqu'un qui ne sait rien de cet univers, et j'ai trouvé que cette exposition était parfaitement claire. En revanche, j'ai tout de même un petit bémol : je trouve la deuxième partie du roman un peu déséquilibrée par rapport à la première partie. Elle est beaucoup plus rapide, dans la mesure où j'ai trouvé que les évènements s'enchaînaient d'une manière un peu trop célère par rapport à la première partie, qui déjà plonge le lecteur dans l'action dès la première ligne et ne lui laisse aucun répit.

  Les personnages de Pierre Bottero sont tous très bien travaillés, il n'y en a pas un qu'il ait moins développé qu'un autre, alors même qu'il ne s'agit que d'un premier tome encore une fois. Ils ont chacun une personnalité très affirmée. J'adore Salim, qui m'a fait bien rire à certains moments, et Edwin m'a fait pensé à Aragorn du Seigneur des Anneaux dans sa façon de parler et dans sa personnalité de guerrier émérite et invaincu. Je lui ai d'ailleurs souvent prêté les traits de Viggo Mortensen, l'acteur qui interprète le personnage dans les films de Peter Jackson.

   Pierre Bottero est un auteur qui a beaucoup d'originalité, et qui introduit dans son univers des éléments importants que l'on n'a pas l'habitude de retrouver dans d'autres œuvres de fantasy, comme l'art du Dessin, élément central qui est utilisé d'une façon totalement géniale dans cette saga.

   La Quête d'Ewilan est un univers vraiment magique, dans tous les sens du terme : il emporte son lecteur dans un univers de magie et l'ensorcelle également avec la plume magnifique de Pierre Bottero. Je suis absolument fan de son travail, et je continuerai avec joie de lire cette trilogie et relire ensuite les deux autres trilogies qui complètent cette saga.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une prochaine chronique !

dimanche 15 mai 2016

Actu du blog | A quoi s'attendre ?

   Salut à tous !

   Voici un petit article pour présenter un peu le fonctionnement du blog, ainsi que ce que vous pourrez y lire. J'updaterai l'article de temps en temps si je rajoute ou supprime une rubrique.

 J'espère que l'article vous plaira autant qu'il plaît à Glory.

   Premièrement, vous retrouverez bien sûr des Chroniques Livres, et ce, à chaque fois que je terminerai une lecture ou que j'aurai envie de chroniquer un livre que j'ai lu il y a longtemps ou tout simplement avant la création du blog. Bref, il y aura une Chronique Livre à chaque fois que j'aurai envie d'écrire pour le blog.

   A côté de cela, il y a une rubrique Chroniques Séries que j'ai ouvert récemment, car les séries sont une autre de mes passions dont j'ai envie de parler sur ce blog. Ce sera aussi une rubrique un peu irrégulière, car je n'ai l'intention de parler que de séries déjà terminées (comme Buffy, la première série que j'ai chroniqué ici) ou annulées (comme Ringer, la deuxième série que j'ai chroniqué), en aucun cas de séries en cours, car je n'ai envie de spoiler personne, et j'ai aussi envie de pouvoir parler du sujet dans son intégralité.
   Edit : Après réflexion, je pense également faire des Chroniques Séries Spéciales Saisons (CSSS) qui me permettront de parler d'une saison en particulier dans une série, afin de me focaliser de manière plus précise sur un élément d'une série et en parler plus en profondeur, ou vous parler d'une saison qui m'a marquée dans une série, et ainsi vous parler des saisons que j'ai vu au cours de l'année quand elles se terminent.

   Il y a aussi une rubrique Adaptations que j'ouvrirai incessamment sous peu, afin de parler des films et séries adaptés de romans. Je donnerai alors mon avis sur le film/la série en tant qu'adaptation d'abord, puis en tant que film/série. Chaque chronique Adaptations sera construite sur ce modèle.

   Voilà pour ce qui est du contenu culturel que vous verrez sur le blog. Passons maintenant au contenu "Jeux"/Vie livresque :

   Chaque fin de mois, entre le 25 et le 30/31, il y aura un article de la catégorie que j'appelle Moment de vie livresque : ce sera un moment de partage, dans lequel je rapporterai mes achats du mois, je ferai un bilan de mes lectures, et je vous raconterai l'avancement de mon roman. Chaque article de cette rubrique sera construit sur ce modèle.

   Vous retrouverez enfin sur le blog, ce que j'appelle des Tags et des Challenges : ceux-ci apparaîtront ponctuellement sur le blog, sachant que je ne participe qu'à peu de challenges (le challenge Cold Winter en hiver (obviously) et le Weekend à 1000 chaque trimestre, entre autres). En revanche, j'aime beaucoup les tags, et j'essaierai d'en faire au moins un par mois.

   Voici pour le contenu de la chaîne, j'espère que j'ai été claire et que vous aimez ce que je propose, et n'hésitez pas à me faire part de vos remarques et commentaires sous l'article, je me fais comme toujours une joie de vous répondre !

   Je vous souhaite comme d'habitude d'excellentes lectures, et à bientôt pour un prochain article ! 

mercredi 11 mai 2016

Le collier rouge

Auteur : Jean-Christophe Rufin
Édition : Folio
Parution : 27 février 2014
Genre : Historique, Policier

   Résumé : Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d'une caserne déserte.
Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit.
Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère.
Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes.

Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame...

   J'ai acheté ce roman sur un coup de tête, sans même lire le résumé. Je ne sais pas si c'est pareil pour vous, mais chez moi, à Bordeaux, il y a une grande librairie dans laquelle il y a des romans à ne plus savoir où donner de la tête, c'est grisant, mais ça peut aussi être terrifiant. C'est pourquoi il y a aussi des tables sur lesquelles les libraires exposent leurs coups de cœur. J'adore venir fouiller sur ces tables pour dénicher des petites perles qui pourraient rejoindre les rangs de ma PAL. C'est sur une de ces tables que je suis tombée par hasard sur Le collier rouge. Il m'en faut peu pour qu'un livre m'accroche simplement avec sa couverture. Je ne pouvais pas résister à cette photo sur laquelle on voit un labrador décoré de la Légion d'Honneur.

   Le collier rouge est un roman assez particulier, il est à la lisière du roman policier et du roman historique. L'intrigue se passe dans un petit village de campagne, en plein été 1919. Elle met en scène le juge militaire Lantier, venu de la ville pour s'occuper du cas de Jacques Morlac, ancien combattant et héros de la Grande Guerre, emprisonné et accusé d'avoir commis un crime très grave contre la Nation. Et toute la journée, dans ce petit village, devant la prison, il y a son chien qui, jour et nuit, aboie sans discontinuer.
   La particularité de cette intrigue, celle qui fait qu'elle a un côté "enquête policière", c'est que le lecteur est mis à l'écart presque tout au long du récit. Le lecteur est toujours, de tous les acteurs du roman, celui qui en sait le moins. Il va en apprendre un peu plus sur l'histoire et le pourquoi du comment du crime que Morlac a finalement commis à chaque nouvelle entrevue entre Lantier et Morlac, ainsi qu'entre Lantier et Valentine, la fiancée de Morlac et la mère de son fils.
   Toute l'histoire gravite autour du chien de Morlac, c'est lui qui semble détenir la clé du récit, lui qui a suivi son maître jusqu'au front. C'est une belle histoire sur la question de la loyauté chez l'animal par rapport à celle que l'on retrouve chez l'homme, du rapport qu'entretient l'homme avec l'animal, et cette question, qui revient à chaque fois qu'une nouvelle guerre se déclare : Qu'est-ce qui, finalement, distingue l'homme de l'animal, lui qui refuse de se considérer comme tel ?
   C'est un court récit, très simple, très beau, inspiré d'une histoire vraie, qui questionne l'importance d'un simple collier rouge, de cette histoire anodine au sein d'un grand pan de l'Histoire, en explorant les différentes facettes de l'être humain, ainsi que son rapport avec l'animal.


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lundi 9 mai 2016

Un jour glacé en enfer

Auteur : Anne B. Ragde
Edition : 10:18
Parution : 2 octobre 2014
Genre : Littérature nordique

Résumé : Peut-être n'est-ce rien d'autre que lui, ce meneur de chiens rustre et glaçant, qu'elle est venue chercher dans ce chalet perdu au milieu du Grand Nord. Cet homme aux mains violentes et au désir brut, presque bestial, qui la fait trembler sous sa fièvre en fendant son corps de plaisir. Mais à force de passion et de soumission, le rapport de force s'intensifie entre les deux amants. Jusqu'au jour où l'un d'eux doit sauver sa peau...

   J'avais envie pour cette lecture de sortir de ma zone de confort, et j'ai été servie pour le coup. Je n'ai pas pour habitude de me diriger vers des auteurs nordiques, bien que ça m'arrive de temps en temps. J'avais d'ailleurs déjà chroniqué un roman du finlandais Arto Paasilinna sur le blog, La douce empoisonneuse. Mais la couverture de ce roman me tentait bien (y a de la neige, et j'aime la neige) alors je l'ai pris.
   Le roman ne promet pas une belle histoire au lecteur. Il raconte quelque chose de dur, intense, et parfois même dérangeant.

   Le plus dérangeant, à mon sens, c'est l'absence d'identité des personnages. Ils ne sont désignés que par des "Il" et "elle", "l'homme" et "la femme", ce qui empêche le lecteur de s'attacher à eux, de les connaître, de s'identifier. On ne connaît ni leur prénom, ni ne savons à quoi ils ressemblent.
    J'avais une petite idée de ce à quoi pourrait ressembler la femme, en l'identifiant comme la femme sur la couverture du roman : une femme blonde, très blanche, le type nordique stéréotypé, fine mais assez forte pour endurer la dureté de la vie dans une ferme glacée avec des chiens de traîneau et un homme bourru et dominant. Elle a une volonté de se démarquer, de montrer qu'elle est forte, qu'elle n'est pas "comme toutes les autres bonnes femmes" qu'il trouve sur le bord de la route. Elle est très débrouillarde, elle montre qu'elle peut survivre et se débrouiller toute seule dans cette immensité glacée, seule avec une vingtaine de chiens.
   En revanche, je n'arrivais pas à mettre un visage sur l'homme, ce qui est tout aussi bien, sachant à quel point j'ai détesté ce personnage. Il n'a que quelques mots dans son vocabulaire : "chiens" "traîneau" "courses", il ne connaît que ça, et il n'y a que cela qui l'intéresse. C'est un homme rustre, qui vit beaucoup trop seul avec ses chiens, sans avoir beaucoup de contact avec l'extérieur, à part certains autres éleveurs de chiens de traîneau et les filles qu'il trouve sur la route et ramène chez lui pour l'aider et rester un moment, avant de repartir. Il n'a aucune considération pour quiconque d'autre que lui-même : il élève des chiens non parce qu'il aime ces animaux mais parce qu'ils lui servent, et qu'ils le servent. Il se permet de "prendre" la jeune femme partout et quand il le désire, sans se préoccuper de ce qu'elle peut ressentir. Il se moque d'ailleurs allègrement des sentiments des autres, et la dénigre lorsqu'elle laisse des larmes la submerger. Elle-même a quelques facettes de sa personnalité que je n'ai pas apprécié, surtout dans la deuxième partie du roman. Elle devient beaucoup plus dure, comme si la personnalité de l'homme déteignait sur elle. Au bout d'un moment, elle commence même à avoir les mêmes mimiques, les mêmes expressions, que lui.
   Après réflexion, je dirais même que mes personnages préférés sont les chiens, et c'est sans équivoque.

   Mais alors si je n'ai pas aimé les personnages, pourquoi ai-je fini le roman ? J'aurais pu abandonner ma lecture, après tout. Ce qui m'a fait continuer, c'est la plume d'Anne B. Ragde. C'est une plume qui colle bien à l'atmosphère du roman et à la dureté de l'histoire : elle est sèche, brutale, froide, parfois vulgaire, elle n'hésite pas à employer des mots crus, et pourtant, elle est très poétique dans les moments où le roman s'y prête. Les descriptions des paysages sont magnifiques, elle décrit les couleurs du ciel qui se reflètent et se mêlent au scintillement de la glace et la clarté de la neige. Ce qui m'a fait continuer également, c'est que, malgré la dureté et même parfois, la cruauté de cette histoire, au point que je devais parfois refermer le livre quelques instants pour me remettre, je voulais absolument voir comment le roman allait se terminer, parce que je n'en voyais pas vraiment de fin définitive : chaque chapitre n'est qu'une suite de petites actions de la vie quotidienne dans une ferme avec des chiens de traîneau, avec quelques grosses péripéties entre. La fin m'a paru n'être qu'une boucle qui se bouclait et qui recommençait, comme si l'histoire se répétait, et ne m'a pas vraiment convaincue.

   Finalement, ce roman me laisse un sentiment bizarre. Je ne peux pas dire que j'ai aimé l'histoire, mais je me suis beaucoup impliquée dedans quand même. J'ai complètement été happée par cet univers tout en ressentant un certain dégoût des personnages. Si vous n'êtes pas trop adeptes des histoires trop dures, de personnages tels que ceux de ce roman, je ne vous conseillerais pas ce roman de cette auteure. J'ai tout de même envie de lire d'autres de ses romans, car j'ai aimé sa plume aussi brûlante du froid de la neige du grand Nord.

   Je vous souhaite d'excellentes lectures, et à bientôt dans une prochaine chronique !

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